‹ Histoire de la republique de VeniseChapitre 24 sur 155 · LES VENITIENS EN OKIKM · texte numérisé non relu

LES VENITIENS EN OKIKM

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(jui ne servit qu'à reiidre plus complète la victoire des Vénitiens : de leurs trentedeux galères vingt-quatre furent prises, les autres incendiées, et, à l'exception de deux mille cinq cents hommes qu'on parvint k faire prisonniers, le reste fut noyé ou tué.

La victoire de Trapani décida Michel Paléologue à entrer en arrangement avec Venise. Sans faire des concessions aussi larges que celles des empereurs latins , il permit aux sujets de la république de s'établir dans toutes les parties de ses États, avec faculté d’avoir des églises spéciales, leurs boulangeries et leurs bains, leurs poids et leurs mesures, même le droit de ne relever que de leurs propres tribunaux. Gènes refusa d'accepter auruu accommodement , et tandis que leur allié signait des traités de paix sans avoir combattu, chez elle toutes les fortunes, tous les bras étaient employés auv apprêts d’un nouvel armement. Trop faible |H>ur reprendre l’avantage , elle ne voulait pas abandonner le champ de bataille et » cherchait à se dédommager de scs défaites par des attaques partielles et réitérées : ses soldats ravagèrent l'ilc de Candie, réduisirent en cendres la ville de 1a Canée, et capturèrent un grand nombre de navires vénitiens ; mais ce n'étaient là que des succès sans importance. Les flottes des deux nations s'étant de nouveau rencontrées sur les côtes de Tvr, les Génois furent encore vaincus. Trois ou quatre campagnes non moins désastreuses ne purent dompter leur opiniâtreté, et il fallut que des circonstances indépendantes de leur volonté vinssent suspendre cette lutte terrible. Saint Louis préparait sa seconde expédition contre les Mahométans d'Afrique ; il avait intéressé à son entreprise le pape ainsi qu'un grand nombre de rois et de princes. Toute la chrétienté s'interposa donc pour déterminer les deux républiques à cesser de mettre obstacle, par leur acharnement réciproque, à la guerre contre les infidèles. Cette haute intervention n’amena d’abord qu’une suspension d’armes momentanée; mois, plus tard, par la médiation de Philippe le Hardi , successeur de saint Louis, elle fut transformée en une trêve de quelques années.

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