SITUATION DU MINISTÈRE A LA FIN DB LA SESSION
représentatif. Sa majorité habituelle se composait de ^nt plusieurs pouvaient lui manquer au moment où besoin. En outre, on commençait à remarquer que >LM. Royer-Collard et Camille Jordan, dont le duc de Richelieu et M. Laine se relâchaient i estaient en bons termes avec MM. Decazes et V c qui faisait pressentir aux esprits perspicaces que, u y avait pas encore de scission déclarée dans le ministère, cette scission ne tarderait pas à se manifester. Évidemment il y avait deux tendances contraires : l'une représentée par le duc de Richelieu et M. Laine qui inclinaient vers la droite, l'autre représentée par MM. Decazes, Pasquier et Gourion Saint-Cyr, qui inclinaient vers le centre gauche et la gauche.
Il n'y avait cependant, dans l'attitude de ce parti, rien qui fût de nature à rassurer le gouvernement. Les députés de cette nuance avaient célébré la fin de la session par un banquet que leur avait donné à la taverne de rArc-en-CiellBL nuance la plus rive de l'opposition parisienne. MM. Casimir Périer, Voyer-d' Argenson , Chauvelin, Dupont (de l'Eure), Martin de Gray, Bignon, assistèrent à ce banquet, auquel l'absence de MM. Delessert et Roy, qui ne répondirent pas à Tinritation, acheva de donner son véritable caractère.