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La cou«pira(lon de Didier à Grenoble

132 ORDONNANCE DU 5 SEi'TEMlJKE.

ai déjà opéré dans toutes les parties de l'administration, et je IraTaiilcà en faire de nouTelles. Toujours unis d'intention et de sentiments, ma famille et moi nous ferons les mêmes sacrifices que l'année dernière, et pour le reste, je me repose sur votre attachement et sur votre zèle.

< Je continue plus activement que jamais mes négociations avec le Saint-Siège, et j'ai la confiance que bientôt leur heureuse fin rendra une paix entière à l'Église de France. Mais ce n'est pas tout encore, et tous penserez sans doute, ainsi que moi, qu'il faut, non pas rendre au culte divin cette splendeur que la piété de nos pères lui avait donnée, cela serait malheureusement impossible, mais assurer aux ministres de notre sainte religion une aisance indépendante qui les mette en état de marcher sur les traces de Celui dont il est dit qu'il fit du bien partout où il passa.

« Attachés par notre conduite comme nous le sommes de cœur aux divins préceptes de la religion, soyons-le aussi à cette Charte qui, sans toucher au dogme, assure à la foi de nos pères la prééminence qui lui est duc et qui, dans l'ordre civil, garantit à tous une sage liberté, et à chacun la paisible jouissance de ses droits, de son état, de ses biens. Je ne souffrirai jamais qu'il soit porté atteinte à cette loi fondamentale, mon ordonnance du 5 septembre le dit assez.

■ Enfin, messieurs, que les haines cessent; que les enfants d'une mC^inc patrie, j'ose ajouter du même père, soient vraiment un peuple de frères, et que de nos malheurs passés il ne nous reste qu'un souvenir douloureux, mais utile. Tel est mon but, et pour y parvenir je compte sur votre coopération et sur cette franche et cordiale confiance, seule base solide de l'union si nécessaire entre les trois branches de la législation : comptez aussi de ma part sur les mômes dispositions, et que mon peuple soit bien assuré de mon inébranlable fermeté pour réprimer les attaques de la malveillance et pour contenir les écarts d'un zèle trop ardent. ■

Cet appel à runion ii avait aucune chance d'être entendu après l'ordonnance du 5 septembre, après la guerre h outrance que le ministère venait de faire à l'ancienne majorité, dans les élections, en appelant contre elle à son aide les hommes de la première révolution et des Cent-Jours, et enfin après le dernier paragraphe du discours de la couronne. Il y eut trois thèmes différents proposés dans la conmiission pour le projet d'adresse : le premier rédigé par M. Camille Jordan, le second par M. Royer-Collard, le troisième par M. Beugnot. Ce troisième, qui était le moins dur pour la Chambre de 1815, fut

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