‹ Histoire de la restauration (volume 3)Chapitre 10 sur 122 · C0NSPIRATI&H8 : LES SERGENTS «S LA ROCHELLE · texte numérisé non relu

C0NSPIRATI&H8 : LES SERGENTS «S LA ROCHELLE

ie pûtolet au |K>mg. Les affiliés désignés par Goupillon furent arrètég : iî'étaieQt Lefèvre, CasUlle, Danoteeq, Bricheopon^ Asnës, Gaulliier, Demait, Hue, Baoulx et Goutrin; Bones ti Pommier étaient dégà sous les verroux. On déshabilla les j^- Tenus et Ton feuilla dans leurs paillasses ; ces recherches produifiirent la découverte de poignards emmanchés et ide lames de poignards, de poudre, de halles et de'cartesde reconnaisaanoe. Bus ee premier moment de stupeur les dépositions laboodèrent, et les aveux, qu'on devait rétracter plus tard, ne manquèrent pas; Pommier, Goubin, Raoulx et Lefëvre luimême parlèrent. Bories seul demeura impénétrable, et le capilûne Massias opposa un silence et une réserve invincibles aux qfoefllioDS. Mais les dépositions unanimes de ceux qui avaient été engagés dans le carbonarisme et les aveux de presque tous les accusés qui, s*ils lurent rétractés à Taudience, ont été renouvelés par leurs complices survivants sous le gouvernement de i 830 et dans un temps où les conspira* tions contre la Restauration comptaient comme de^ampagnes au service de la liberté , établissait d'une maaère incontestable les faits dont on vient de lire le récit.

Pendant deux mois, depuis le 22 janvier 1822 jusqu'au \ti mars de la même année, il y avait eu une conspiration en permanence dans le 45" ; les affiliés du carbonarisme militaire de ce régiment avaient été, par leurs chefs, en relation continuelle avec la Haute Vente du carbonarisme civil de Paris et les ventes. des villes où ils tensdent garnison; le but de cette conspiration était le renversement du gouvernement. A plusieurs reprises, on avait été au moment d'agir, et ce n'était que sur des contre-ordres venus de Paris que Taction avait été différée. Au moment même où l'arrestation avait été effectuée, toute la contrée était en fermentation, et la Haute Vente avait annoncé l'arrivée d'un général qui devait prendre, dans la'ChairenteJnférieusa,.k direction d'aune insurF£ctiân.à.laqufiUe^

40 MINISTÈRE ne M. DE VILlÈLE.

rattachail une prise d'armes dans loiite la Frauce. Quant aux mobiles employés pour agir sur l'esprit des sous- officiers, on trouve, à côté de ces vagues aspirations à la liberté qui agissent toujours sur les jeunes lêles, des influences moins désintéressées, que j'ai déjà indiquées en partie : l'envie de jouer un rôle ; l'importance personnelle que donnait l'affiiintion à ceux qui entraient dans la charbonnerie ; les droits de l'éga- Ulé qu'elle substituait aux devoirs, toujours pesants, de k hiérarchie; les rapports avec des personnages importants; l'espoir de sortir du rang et de parvenir haut et vite ; la satisfaction orgueilleuse de disposer des destinées de la France ; les agitations et les émotions de cette vie de conspiration, rendues plus vives par la monotonie de la vie militaire eu temps de paix et les lois inflexibles de la discipline; enfin, pour plusieurs, les banquets et les distributions d'argent. On se rappelle le mot remarquable de Bories aux trois sousofficiers qui, sur la route de Paris à la Ilocbelle, déclarent ne plus vouloir faire partie de la vente : « Rentrez dans la classe dont vous êtes sortis, b Cette parole, uniformément rappelée, lors des premiers interrogatoires, par deux dessousofficiers auiiquels elle avait été adressée, Cochet et Labouré, jette un grand jour sur k cause du succès de la charbonnerie dans les régiments; il y avait des sous-officiers qui voulaient sortir de la classe où ils étaient nés, sortir par des moyens irréguliers, sans attendre l'avancemeutréguherquelaloi, adoptée 60US le ministère du maréchal Gouvion Saint-Cyr, avait assuré à ceux qui voulaient tenir leur fortune militaire des services rendus au pays '.

I. l'ai piif«# loua les renveignemenl.-' donl je me mis servi pour Iraeer ce tableau dea conapiralloni de 1821, dans l'Itilerrogaloire dea pritenu*, lei dépoilllons des léuiolns, les broehures <lu lempa, lei Canin céUbret, \tt lilograplilrs de Csran. BorEes. Oerlun, Insérfps dana la Biographie vnivtrirlle du Hlehaud el éerlles à une ipoqueoù l'on ponrall tout dire, en IH3J : les deoi preottfrea, par un écrivain peu favorable i la Retlaurallun. M. Parlaoti la

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