En juillet
VIFS PEBA1>> SUR LA QUESTIOH ESPACNOLB. 137
boii droit et de la cause royale. Ils s'étaient miiB*: iiidigDêb lorsque quelques joui's plus tard, après la défaite de la garde espaguole, If Moniteur avait donné un réi:it succinct et impartial de la lutte en désignant les soldats révoltés sous le nom de rebelles et de factieux. On ne saurait croire combien ces partis pris tles deuï côtés, en faveur de deux opinions excessives dans leurs moyens et dans leur but, contribuèrent à augmenter les ombrages en France et à rendre infrancliissable la disUuice qui séparait les deux camps politiques. Le^îi royalistes, qui voyaient les hommes de gauche sympathiser ouvertement avec les révolutionnaires espagnols dont la conduite menaçait Iv IrAae, étaient profondément convaincus que les libéraux fraoçaJs avaient di's vues analogues coatro le ti6ne de Louig XVUl, ce qui était vrai pour plusieurs, mais ce qui n'était pas vrai pour tous. Les hommes de gauche k leur tour, eo voyant les royalistes français approuver, sans réserve, une iosurrectioii faite aux cris de Vive le Roi absolu ! célébrer d'avance sou triomphe hypothétique, et déplorer ensuite sa défaite réelle, en concluai''nt qu'il ne manquait aux royalistes français que la force nécessaire pom- renverser la charte et déférer le pouvoir absolu à Louis XVIU, ce qui n'était vrai que d'une infime minorité parmi eus. De là d'insurmontables [irévenUons et d'invincibles antipathies. De cet applaudissetaenl donné k l'insurrection de la garde â Aladrid, un en tint bientôt k conclure dans la gauche qu'il y avilit eu des entom-agements et mémo un concours de ce c6té-ci des l'yréuées. Celle supposition, qui donna une graude animation au discoin^ du général Foy, u'ét.'ut pas complètement dénuée de fondement, comme on le verra bientôt ; seulement la gauche exagérait singulièrement les choses en attribuant au gouvernement tout entier ce qui n'était que le fait d'un ministre désavoué par ses collègues et arrêté court dans cette voie dés qu'où sut qu'il s'y était laissé entraîner. Le général Foy, aux
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yeux de qui les révolutioDnaires espagnols, bien qu'ils se montrassent si peu sages et si peu capables de modération et du tempérament, a étaient une nation célèbre demandant aux nations de la laisser accomplir à elle seule l'œuvre de sa Fégè* nération politique , » — régénération que TEspagne poursuit encore après trente-six ans de douloureuses et sanglantes expériences, — reprochait donc encore une fois au gouverne^ ment de la Restauration de ne pas s'éti*e placé à la tête des peuples constitutionnels. Comme si les révolutionnaires de Naplcs et de Piémont en 1821, les révolutionnaires espagnols de 1822, avaient rien de commun avec les peuples constitutionnels ! L'orateur, après ces reproches, continuait en ces termes :
« Assi'z souvent Topposition a tonné dans cette enceinte contre rasscrvissrment (ic la France à l'infïncnce étrangère; mais une accusation plus grave pèse en ce moment sur les conseillers de la couronne. Leurs prédécesseurs nous traînaient à la jruerre de la Sainte-Alliance, C4?ux-ci viennent de s'en constituer l'avant -garde. (Vifs a}tp]audi$sements à gauche. Murmures à droile.) Les niurnuires de ce côté prouvent que j'ai été compris. Oui, c'est sur l'Espagne que je veux porter votre attention. Ne croyez pas (Cependant que je vous entretienne de la journée du 7 juillet. Je ne rappellerai pas non plus la criminelle jactance de nos journaux ministériels. Je ne réveillerai pas la rumeur publique sur les convois de fonds et les caisses de fusils envovés vers les Pyrénées, ni sur les bailleurs de ces fonds et les fournisseurs de ces fusils. (Afurmures à droite* ) Je n'essayerai pas de lever le voile qui couvre des intrigues perverses. Il y a dans les récits officiels et dans les résultats patents beaucoup plus qu'il ne faut pour rendre le ministère français responsable du sang qui a coulé dans le nord de l'Espagne et à Madrid. {Bravos prolongés à gauche. Murmures violents à droile.) Oui, messieurs, je n'hésite pas à le dire, nos ministres répandront de ce sang Tcrsé! Ils en répondront, parce que, sous le prétexte ridicule et mensonger d'un cordon sanitaire, ils ont assemblé une véritable armée, une armée destinée à amener le renversement de l'ordre constitutionnel en Bifagne. »
L'orateur a£finna..ensuile que la garde royale^. en. sBrâ¥olr«