‹ Histoire de la restauration (volume 3)Chapitre 32 sur 122 · EXÉCUTION DES CONDAMNÉS · texte numérisé non relu

EXÉCUTION DES CONDAMNÉS

une somme qui lui assurât des moyens d'existence à 1 étranger. Ou réunit 70,000 francs, et on les remit aux deux étudiants en médecine. Les colonels Dentzel et Fabvier, et deux artistes d'un grand talent, Horace Vernet et Arj- Scheffer, préparèrent les moyens de faire passer en Angleterre les quatre sergents, qu'on regardait déjà comme sauvés et avec eux le directeur de la prison. Il y eut des malentendus, des indiscrétions, et le préfet de police, averti , manda devant lui le directeur de la prison, qui se défendit en affirmant qu'il avait feint d'écouter la proposition des corrupteurs pour leur tendre un piège. Le préfet de police le prit au mot, et M. Latousche fut arrêté au moment où il faisait au directeur un pranier versement de 10,000 francs. Le projet d'évasion était lyjoué; il ne restait plus que la force ouverte.

Le 19 septembre 1822, le pourvoi en cassation et le pourvoi ^n grâce avaient été rejetés. L'exécution était fixée au 21. Dans la journée du 20, les ventes s'assemblèrent et délibérèrent. Elles comptaient plus de membres à Paris que le gouvernement n'y avait de soldats ' . La résolution qu'elles prirent était de nature à faire prévoir que rien de sérieux ne serait tenté. On se sépara après être convenu que les associés se mêleraient le lendemain à la foule avec des armes cachées , et qu'ils saisiraient une occasion favorable pour tenter la délitrance des condamnés. On n'indiqua aucun point de ralliement; on ne précisa pas le lieu de l'attaque ; on s'en remit au hasard. Que pouvaient dès lors des aftiliés isolés les uns des autres, ayant le sentiment de leur isolement et, par conséquent, de leur faiblesse , en face de la force armée compacte, disciplinée, unie, prête à repousser sur tous les points une attaque prévue? Au fond, les membres de la charbonnerie n'avaient pas voulu s'avouer à eux-raémes qu'ils abandon-

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