I. Récit lie H. <le Uonlmorenc^; ilim l'écrit d^Jï cilj
3. • 1.R RdI , rorilinuc M. (le Motilmorcnry, élnlt auei ïnibarmisé p<iur le choix du pom Ulillnulir r|ul dovall èlra nltïrliâ au Ulre , à cause ilc lou> lea
M* qui fltienl cli'Jà dam ma famille. Dèi ie lendïmaln , diuianrlie , i la Téerptton «pria la mvue , Sa Haleatj ra'i-i|i|iela loul liaul du (lire do duc , en me demandant <iiid nom 11 dcTail j ajouler. Aprè« c|iirlqiiPB eipliculiniia dans Ifoqucllea H. de VillMe mil beaucoup d'uliUgeaiics , le Hai contPULIL A ce nue Je firdeM« avM l<> nom ili»tlm^l1t de Hatilicu celui do Monlmorenry iiui[u«l je leiwla, La joie ùe met ami* iliM au comble. Je rc^UB le« cnuipliniunti et fobUna l'apiirobilion de la rumilli: royale. Il ; a dans la tie liumalue des mo- Oienl* qui l'éraulFnt Irop vile... n (Seconde parlie de l'Ecrii sur le cougrli île Ttrone, — Lt mail de dicembre ù Parti. — Ma relraile.)
344 COXCBÈS DE VfiimSE.
puissances avaient résolu d'envoyer i MiidriJ, ce qui amenait le débat sur la convenance qu'il pouvait y avoir pour la France h prendre pai't à cette démarche. Aussitôt qiie cette question ut posée , le litige qu'il était facile de prévoir depuis l'ouverture même des négociations s'éleva entre M. de Moiitmf^ rency et M. de Villèle. Voici comment le premier des deuj raconte ce qui se passa dans te conseil :
u Les opinions furent pliis partagi^es sur les trois notes pour Madrid que les allÎL's cum mu iiiqu aient à notre l'abinet. I)ii les jugea plus sérêrement que moi. M. de Villèlfi fut surtout frappé de ce que ces direrses Aéptehes , peu propres à persuader le gouvernement espaenel, devaient amener presque immédiatement la secandi! mesure, te rappel des ambassadeurs. 11 persistait plus que jamais dans son opiniun que crtti^ ruplui-e des rapports diplomatiques entraînait immêdiatcmeDi la guerre. !i redoutait Tivemeiit cette conséquence. Il erojait piissilile de l'éviter encore, et surtout dangereiii de la provoquer, le combattis oe que cette première opinion pouvait avoir de trop absolu. Je pouvais m'appuycr des opinions énoncées à Vérone, surtout de eclle de H. de f.Tiateanhriand, o qu'un langas^ ferme tenu, et. s'il n'étail pas l'conté, la' menace du rappel des ambassadeurs, n'avait rien de commun avec la guerre. " On pouvait concevoir, en effet, pour plus ou moins de temps, cette sorte de séquestration morale et politique d'un pays révolutionnaire , si'questration qui dispenserait de tout égard pour un gouvernement factieux et permettrait de soutenir sans scmpule* W défenseurs de U bonne cause. J'avais donné une première et rafwle lecture de mon projet de note pour la t'rance , en expliquant qu'il devait être revu, corrigé et surtout dépendant du parti pris ii l'égard des autres notes et du fait de la démarche commune bien plus importante que toutes les paroles. On fit dès lors quelques observations sur te fond des choses et sur la rédaction. Je les notai. Tinsistai en mime temps, ce qui du reste était l'avis unanime des ministres , sur la nécessité de ne négliecr aucun préparatif de guerre'. Ce fut, je crois, H. de Villêle qui proposa de faire au nom du Roi une démarche pour retai-dei' le départ des notes et obtenir que les alliés s'en remissent i Sa Majesté du choix du moment opportun pour les expédier à Uadrid. Je n'avais pas d'espuîr de l'obli-nir. Je connaissais les argumente doot on s'ctsit armé d'avance contre cette idée. Je ne crus pas cepeadaat
1. On m en effet lur 1« carnet de H. de VlUèle de celle «poqiw : ■ A partir du mois dD JécembrE (ont le monde crul la guerre in Jittible et i'; prf pm, •
LETTEE DE M. BE MOKIHOREKCV A M. TiE METTERNICU. 315
d«Toir rejpler le lifnéûce d'an moins «jnelqui^s semaines de retard au- ^aol oa RCiablait attacher de l'importance , ni me reruser k une tentative qui avait en sa Tavcur, il faut l'avuuer, des circonstances rt'tenles. La régence dTrgel, pivsidtîe par le marquis de Mataftorida , tenait d'êpnuvr an échec déplM-ahle ; Talncue, elle aTait été iihhgée de diereher un reTuge sur notre territoire. Les révolutionnaires étaient exaltés de ce succès. Celait dans ce momëiit qu'allaient arriver les notes destinées à les cflrayer. Il y avait piiu d'à-propus dans la rencontre de ces deux événements. J'insistai dans ma dépêche sur cette drconstance pour pmsuader aiu puissances qu'elles devaient laisaer la directioD de la mesure à celui des alliés le plus voisin du Ihéilre des évtinements'. »
Dans cette loyale expositioa du duc Mathieu de Muntmoreoc)', (ju voit se di'S.*iQer de la manière la plus claire la sîttiattoD. M. de Yillèle maioteotût l'opinion qu'il avait toujours éaiisË : que la France devait rester maltresse de choisir le mode et le moincot de son action à l'égard de l'Espagne, par cela seul que sa position de voisine et de prineipale intéressée ferait poser sur elle la responsabilité ; or la responsabilité suppose la liberté d'action. Le duc Mathieu de Montmorency, s'apercevant que la di^marche comminatoire allait coïncider de la manière la plus inopportune avec le succès el l'eiuTrement des riivolutionnaires espagnols , comprenait quTI pourrait y avoir intérêt à la retarder. Il se rapprochait ainsi tacitement de l'opinion du président du conseil, el il allait demander, avec sa bonne Foi ordinaire, au prince de Metternich ce que M. de Villèle n'avait cessé de lui demander à lui-même pendant qu'il était à Vienne, puis h Vérone, c'est-à-dire de réserver complètement dans cette afTaire l'initiative de la France. Il s'était arrêté à la pensée de s'adresser au premier ministre de l'Autriche, parce qu'il ne doutait pas que la conviction de celui-ci, une lois formée, n'entraînât
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