‹ Histoire de la restauration (volume 3)Chapitre 63 sur 122 · sliKCE DE 1823. — GUERRE D'ESPAGHE · texte numérisé non relu

sliKCE DE 1823. — GUERRE D'ESPAGHE

¥er, sans être inacceptaLii' pour l'Europe, bI qui cepeadai^^î|| posât le gouvernemeul royal de manière à ue pas livrer ^^ rAugleterre le patronage exclusif des inslilulions de libert*^^

politique. Or l'Europe avait par deux fois, en 1^14 et en 181 J ,

accueilli l'idée des libertés octroyées par le pouvoir royaJ L'opposilitiii libérale de la chambre, qui défeudait uue chnil^^ octroyée, ne pouvait, de sou cdié, accuser logiquement 1^^

gouvernement royal d'entrer eu Espagne à la suite des gou

Teniements absolusçour rétablir l'absolutisaie de Kei\iinaDii- -> du moment qu'il mettait en avant l'idée de conseiller au rc^ i d'Espagne uue conduite analogue à celle du roi Louis ÎVIII^ ■ On ûtâit ainsi à l'opposition, du moins on le croyait, sonpcii^— cipal argument, sans Fournir une objection à la Salnle-AM-liance. Telles furent les considérations qui firent adopter 1 e paragi-apbe; de soncôlé, le roi Louis XVIII, qui s'était pouvcb^I glorifié de son acte cunstilutioimel, se trouvait saliâfait de pouvoir donner à sou neveu le conseil d'imiter sa sagesoe ' -

Dés que la guerre fut résolue, le Roi en son conseil décida que M. le duc d'Angoidéme eu aurait la conduite comnae généralissime. L'idée d'envoyer un Bourbon à la tête d'une armée française au secours d'un Bourbon caplif d'une révolutiou devait frapper vivemeut l'iniaginatiou des peuples. EiX outre, on renouait ainsi les liens entre la maison royale et l'armée. Dès le ISjimvier, M. de Villèle, par l'ordre duRoivt du consentement de Monsiecjh, commença h conférer avec M. le duc d'Angoulôme sur les détails de la campagne d'Espagne =. Le premier chef militaire auquel on songea pour

I. C'cbL ilaaa les noies polilique* de M. <Ib Vjllils que oou* Iroutoni en tlplkatiùaa.

i. n M. de Vititle donne forut^lleoient celle date »ur son caraeX, ■eultulDraUpour ronlredire l'opinian dérelopii^e («r H. Darerglur de du» le lepliiiiie volume ilc VlHiloire du yonrernemeiil pailcmmla uoiilre H. de Chileaut.iisnd IrlDiupliant d« U. de Villèlv dnns l« coiuoiltt rmaTanl enTa<rer l« 18 Jinvlnr à H. de Lagirde l'ordre d« quUter Madrid arw

I SÉANCE ROTALE. Gn.lSD EFFET DC DlSCOmS DC TRONE. 363

iBoaduire l'eiiti-eprise sotis les ordres du prince, (ut le loyal imaréchal Macdoudld; maiii le mauvais état de sa santé l'eml'^êcha d'accepter le comm&ndeuKDl qui lui était offert. Les ■' cboii devenaient dès lors difûciles. La politique conseillait en efTet d'eiclure les marécliaui qiri avaient figuré dans les campagnes inipérialeâ eu Espace; il fallait, en outre, pour que les choses marchasseut, prendre des hommes agréables >u «lue d'Angouléme, auquel il étaitpolitique de laisser l'hon- «exirde l'expédition. Le duc de Bellune, il ne fut pas difficile ^e s'en apercevoir par son attitude au conseil, aurait ai'dem- 'Bieiil désiré coudwin? U campagne comme major-général, lotat en gardant le portefeuille ; mais il y avait contre lui deux ^<»tifs d'exclusion ; il avait coioniandé en chef le siège de ■*'^'<iix sous l'empire, et le duc d'Angoulême, déjà mal disposé 1*«>wrluî, demandait qu'il ne fût pas employé dans son armée. *«^s difficultés firent remettre les choix militaires après l'ou- '■^^tun* de la session.

Le 28 janvier 1823, le Roi ouvnt la session au Louvre dans

teum la légillon rranf.ilee. SpIoii \c jiifemei^l eiprim^ par riionorBlile liUIort*Ml, e'étdt l'opinion de H. de MiDtDioronv'i repréisnlâc pur N. clti Clislrau- "rtiDd qui prévalail, A|>rèi une i^lade attcDllte dei blu el dei docuDieals, il ^'*4lH inpomiblB de lan rin^ir d tti atl«. ie eroti l'avulr élalili d'une maDière ineilnfabiv dans le litre prMdcnl, ■! U. de Vlllâlfi ne ihvroha point i Ttaln '"'ilUlila la gurrre avpc la révo lu lloD espagnole, Il pritïl qu'elle ledeviraiIrHll, " " t'jprtpï". Le (JiMrend ne porU|iaBenlre lui et U. JeMonlmorencj lur ^ (tiieiilon de piU el de guerre, il porln *ur la quesllon de iitoir al la France ^^Ul cunjolnlemenlatee l'Europe, il riisue du cnngrts de Vérone , en accep- ^1 1« rnponiaLllllil pereonnelle d'une démardio coUeellTe , ou si la France '*•*?«» mattrcBue de tes d^oinrclie», juge ùv er qu'elle dirsil dans sa noie, "" niomenl où elle la remellrail. du Jour oii elle rappel lorall eoii ambauadeur, ** d«i cireoiu lances qui mailleraient ce rappel, t^und U. de ClutPaobrl.ind *** ^lr4 dan* le conseil, ce fut code lljine de eoudulle qui prt'Talul. J'en trouve l^'Xlie dans ces deux noies Empruntes au cariiel ;

* n JauTier. noua reccToui la réponie i la noie olDcielle. EUe est de oa- ^^ 1 nous Taire décider le rappel de oolie amliussidcur el la ^errc. . * ISJauvIer. aprts un conseil cilraordlnslre , des ddpGthes sont nïdig'W ~**^ ce sens. Elles sonl souoilses au Hoi par M. du Ulialeaubrland elpar uiol, * ^ Mir mfane nous les expédions i Hadrkl. ■ (DocMtntnu mtdUi.)

364 SESSION DE m23. — GCERHË D'ESPAGNE. ^H

la salle des gardes de Henri IV. MM. de Villéle, président dii coiistil, de l'eyronaet, carde des sceaux, de Chateaubriand, miaisti-e des affaires étrangères, le duc de Bellune, mitiislre de la guen-e, M. de Corbière, ministre de l'iritérieiir, le marquis de Clermont-Tonnerre, minisire de la maiine, le marquis de Lauristou, ministre de la maison du RuJ, étaient aâsi^ devant le baldaquin de velours qui abritait le trAne. L'artluence élai^. énorme; dans la tribune de la diplomatie tou£ les ambassa. — deur; étaient présents, sauf un seul, sir Charles Sluar*.^ dont l'absence avait quelque chose de signilicatiT. Lorsque \« Roi en[ra, des cris de vive le Roi ! s'élevèrent de toutes part». Louis XVlll, assis sur sou trAue, se découvrit, salua l'assemblée, se recouvrit et prononça sou discours. Ou attendait avec luw impatience voisine de l'anxiété les paragraphes consacrés à b question d'Espagne ; c'était la l'intéi-èt de la journée. Le secret avait élé bien gardé et Ton conservait encore des doutes sur le sens dans lequel parlerait le Roi. L'effet fui prodigieux, quand avec cet accent qu'il savait donner ans paroles importâmes Louis XVlll prononçâtes phrases suivantes :

I J'ai tuut tcnli' pour garantir la sècurilô àe mes pi^uples et pK'MrTcr l'Eâpa^iie cIlR-mèinL- «les derniiTs malliciirs.

A L'aveuglement avec lequd ont êle repoussées les repréaenWiirt*» Taites ù Mailrid laisse peu d'espoir de conserver la paix.

II J'ai nrdonni: lo rappel de mon miiiialre; cent mille Français, coiD' maiidùs par un prince de ma famille, par celui que mon cipur m fiB^ à nommer mon flis, sont prêts à marcher en invoquant le Dieu A* saint Louis, pour conserver le tn^ne d'Espague h un petit-fils*** Henri IV, priLserver ce beau royaume de sa ruine et le réconcilier a*^^ l'Europe.

u j'ai dû nietlre sons vos jeun l'état de nos affaires du dehors. Cil^^ à moi de délibérer, je l'ai Tiit avec maturité ; j'ai consulté la digni de ma couronne, l'honneur et le dignité de la France.

0 Nous sumuies Français, niessieui's, nous serons toujours d'ni-eii^^ pour déremire de lois iutérûts. «

Une immense acclamation salua les dernières paroles d -^

DEBATS SITH L ADBESSE T SCBITINS DE LA PHÉSIUENCE. 'JbÔ

Elles allaient i la fierté fitiiiçuise : dans ce premier mo-

EnlTenthousiasme qu'excitent toujours eu France une grande olution rourapeusement prise, une grande pensée noblej»-»;nl exprimée, l'enipurta sur tout. Mais, quand la discussion du projet d adresse s'ouvrit dans les deux chambres, les diî-sideiM-es d'opinion, l'esprit d'opposition et l'esprit de parti, les rivdlités d'ambitions, exercèrent leurs reprises.

Les scrutins même qui euienl lieu pour la présentation des t&ndidats à la présidence, et la nomination des vice-présidents, indiquèrent les dispositions de la chambre. M. Ravez avait obtenu le plus grand nombre de voix, et il fut choisi par le Roi comme l'année précédente ; mais 6.1 voix de ta droite hii avaient fait défaut et s'étaient portées sur M. de la Bourdonauye qu'elles lui avaient opposé comme concurrfnt. T'était la cuulre-opposition de droite qui s'aflirmait dans la chambre, îl comptait ses voix contre le ministère, contre M. de Villéle surtout, devenu, plus que jamais, le point de mire des attaques ^ l'eitréme droite, depuis la retraite forcée de M. de Mi-ntmorpncy '.M, Laine, l'ancien représentant du centre droit, no f^ait que 26 voix.

On pouvait prévoir dès lors qu'il y aurait deux oppositions : 'fille de la gauche qui accuserait le gouvernement de vouloir '"fil" à Madrid étouffer la liberté espagnole, afin de revenir achever en France les institutions représentatives, vieux thème '^ Ceux qui se nommaient eux-mêmes les indépendants; celle "^ l'extrême droite qui accuserait le ministère, et surtout &on "*«t M. de Villèlc, de ne pas avoir voulu assez promplement

, -• H. RBvei oliMol. ttu prrmler leur de lerulin, IU(i voii : M, <l« Bonilil, L"ï; U. de MiPlignBc, lïl ; M. île Keriiorluj . lîO; M. de CausonK, 110; Z- 4« U Oaurdonnaje obllnl 63 ioi\ et M. de Lilol 4S. MU, de Donald, d« ~*'tlgii»c, de KcrgDrlaj fl de tjme»ni furtnl noniiuéa »kB-iir(iBidriil(, Le ^■titire dei volanti élall de l\b, Arauae de l'abËleiillon générale dv la gauche

le* opéralloiit du «cruKn

3BG SESSION DK 182a. — GtSBUE d'espagnk.

la guerre, de n'être pas résolu à la faire avec assez dnaërgie:

pour la cooduire à un heuruux et proc!hain dénoùment-

II y eut dans la Uitle que le ministère engagea contre la gauche un grave incident qui, envenimé par les discours des orateurs de ce côté, travesti par la mauvaise foi de deux journaux, devint une arme contre le gouvernement, un argument contre M. de Villéle, une de ces choses qu'on répète toujouts parce qu'on les a dites une fois. Pour comprendre comment la calomnie dont nous voulons parler ici a été possible, coiii.~ ment elle s'est accréditée dans l'histoire, il fautse rappelerqu'^à cette époque les négociations du'cougrès de Vérone étaiciat peu connues, et que la discussion de l'adresse avait lieu ^at comité secret, de sorte qu'il éUiit interdit aux jouniaux d'en donner un compte rendu, qui ne se trouvait pas même dans le Moniteur. Ur, dans cette ï^éance secrète du 8 février 1823. la dis<;ussion fut extrêmement vive et se prolongea jusqu'à aepi heures du soir : onxe orateurs, MM; de la Dourdonuaye, Florian de Kergorlay, de Lalot, Villèle, Duvergier de HauraDoe* Sébastiani, Cabanon, Laîné, Leseigneur, Chauvelin, Foy* furent successivement entendus. Du côté de la gauche, on insista surtout sur les avantages du maintien de lu paix, dans l'intéràt des tinauces, de l'industrie, du commerce, desait»- On attaqua l'intervention en Espagne, comme attentatoire aii^ droits des nations, comme contraire aux vues d'une s»g^ et prudente politique, aux intérêts matériels de la France a* h la nature des institutions dont elle jouissait. Le géDèr^ F(^ surtout insista sur cette idée que les alliés naturels de lA France étaient les nations constitutionnelles et les convia * une ligue contre la ligue des gouvernements absolus donll^* œuvres, ajouta-t-il, venaient d'appaniltre à Naples et dans 1® Piémont. Alors M. de Villèle, résumant la discussioo défi 0C«" leurs de l'opposition, fut naturellement amené à relever !'mc»*'séquence de leur argumentation. Quoi! ils avaient inïi»<ïV*

[IBBATS SLR L'ADRESSE : GlIAVE ISCIDEKT. 367

d'abord, contre la politique du gouveniement, Ins garnutics que Vêtal de pais donnait auxinlérêts finaDciers, commerciaux, industriels du pays, et puis, après avoir préconisé la paix, ils avaient fini par proposer de jeter leur pays dans la guerre, et dans la plus calamiteiise des guerres, celle d'un contre tous, ou du moins celle de la France Taiblenif nt soutenue par des peuples en proie à l'anarchie contre toutes les grandes pirissanccs de l'Europe. — « Comment ces orateurs n'ont-ils pas TU, ajouta le président du conseil, qiie, dans leur système. Bons perdrions, comme dans celui du discours de la couronne, tous les avantages de la paix et nous serions amenés à courir tontes les chances de la guerre, avec ce seul changement, îu*au lieu de la faire du cflté des Pyrénées, nous la ferions sur les bords du Bhîn. »

l'argument était péremptoire.Ceire qui invoquaient, comme Ip général Foy, la guerre des peuples eonlre les rois, n'avaient Pîls le droit de parler des bienfaits de la paix.

Voici maintenant ce que l'esprit, de parti fit de cette argunientation si naturelle et si sensée. Le général Foy trans* fwma l'argument de M, de Villèle en aveu ; il prétendit que 1^ paroles du président du conseil équivalaient à celte décla- 'stion: « Nous sommes placés dans l'alternalive d'aller attaquer la révolution espagnole aux Pyrénées ou d'aller la défendre sur nos frontières du Nord. » L'orateur de gauche, ''distant sur cette idée, ajouta aussitôt :

" Vuili uni; p-ande «t imposatUc nivélaliun, une révélation réconde «" iticcrtituiks et en calamités, La guerre actuelle est placée hors de ""is, liûia de notre portée ; l'impulsion est venue du dehors; cette •^lèiv n'egt pas Française; elle esl l'écho de la colère des Prussiens et '^s r^osaques. Nous ne sommes pas les seuls à allumer l'incendie ; qui •■^t Boos dire si nous serons jamais les maîtres de l'éteindre î »

l'orateur concluail en sommant les mijiistrcs de s'expliquer

i-r''?^ rr.anTVîn>;fir l ." jurjrveiniiiL. ôf nirr î i*:* tmnp iiriir* ^.liKir lit liinir* l io^airir ' .■- 'tr.i.'i.r. •»*— .»,t^-,v ^-^ wtriUL^t t diit >.niia DL v.îTrxiiiir-. l*iiii::iifi' îf«j jt^ ':n.4ip« Cfr a *»Hnri-t-.«Jiiuii'^- tindiniHi' i» fLs^Jcârt.câ z-ris-rs poc

d-f4r. ■"' A il «rrL^jv r-u^be. prit ud moîueu: iH»-i:i n ?ur f.r Vrrji':. ^:j drT-:I.>ppt:it un amrodroirnt dv^tiur 1 fiiff îij.-^rer diri? i*A'inr*rr ijr;e p»hnrr: sur lr< avàii:ài:e> d^ i.i •^«•û* Ti^nation o-:.i ptii. *iprvïVribicàune gutiiv quil d',-îii«noâil comme impîijd'::il»r. imp^jl tiqiir t-t sans motifs :

" S'il ^-1 \fai. «lit-il. «'•mn,'- M. l-- Pr» ^idi-nt du c»"nM'il xiiiti^ ÏHtUiut* r. «ju»-^"!]* ^*ymrf ilan* t'aîu-niati^e **u de r*iiiihattrt i^'UrU r«':«olijli<iri •■•|»a;:in.li- -^ur n^'lp- fr"nli«Tf du iiurd. t.u d^* fam» l.i ciiftH" a i'K«[»a::rp'. j*: di» .t iii«tn tuiir quVii sup^nr^nt que la triph- al.iioi^ vifiijût fniii^ di'!«r d»-* Imj^. il M-rait {in-ft-rahle l't [♦lii'i natifii.il ♦^'' n''*ist<T •ur l«"i froiiti'T*'» du n«»ril. ipic d»? nnii'i jai^^'-r îm|'">''''iin'' ^'ii«Tnr <]ijj v;i |M-iil-i*trr iintlrt" in piril nos in>titiiti(>n<tt la in'-n.sn'hi' t'\\t'.'tw:iw. (j- rir srTail pa^i [M.ur la rovnlutii'n t»spaj:n •.'!<• \\\v' n»'U* foriiliattrioii.'^, iiiair> liini |M»iir nuire indt'|H;ndance. »

Des h' lerulrmaiii, 0 frvrier, deux journaux de roppo<itK'"» U* Courrier et le (•ojivnerce^ parurent, malgré rinteiilii'H*^ légale, avec une espèce de procès-verbal ou de compte a'U*'"

DEBATS Sl'R L ADRESSE : GRAVE INCIDENT. ^60

des discoui's prononcés dans le comité secret ' . Dans ce cumpte rendu, qui ne pouvait ôtre contrfilé parce (\n"il n'y avait pas de sténographie oCficiKile, ils acceptèrent cumme une vérité démontrée l'interprétation de la gauche, et prétendirent que M. de Villèle avait présenté, comme le motif déterminant de tï uéct-ssité de la campagne, l'obligation oii l'on serait de soutenir la guerre contre la Sainte-Alliance sur le Hhiii, si l'on ne ïouliiit pas obéir â ta sommation qu'elle faisait de la porter au delà des Pyrénées contre la révolution espagnole. Ceux qui ont étudié dans ce livre les documents relatifs à ^'histoire du congrès de Vérone, et qui ont lu la correspoo- ■fiaïioe du président du conseil avec M. de Montmorency, sa- 'l^^iit que de pareilles paroles étaient non-seulement invrai- ItOublables, mais absolument impossibles dans la bouche de P- de Villèle, qui n'avait cessé d'insister pour maintenir à la *rance la liberté complète et la souveraine indépendance de |^*n action dans la question espagnole, à tel point qu'il rompit pWec M. de Montmorency plutôt que d'envoyer la note fran- &>ise simultanément avec les notes des trois puissances et de rappeler M. de Lagarde avec les autres ambassadeurs.

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