CRÉDIT ÉVENTUEL : RAPPORT DC M. D|2 HARTIGNAC
demande ne puisse nuire à votre prospérité Ilnancière; nous ne cherchons point à le dissimuler aux yeux de la France. Nous lui dirons seaicment que le sacrifice qu'on attend d'elle est nécessaire comme la senlc garantie qui reste à la légitimité contre la révolte, à l'ordre contre l'anarchie, à la liberté contre la licence. »
Puis, après avoir fait un retour sur tous les efforts (eûtes pour empêcher et entraver cette guerre devenue nécessaire, M. deMartignac ajouta :
« Cependant on ne se contente pas de déplorer les véritables maux de la guerre, on se plaît à grossir les dangers, on compte ses ennemis, on les multiplie, on prévoit des revers , on présage des défaites. Ces pressentiments de la timidité, ces inquiétudes de la faiblesse, ont quellue chose de nouveau qui ne s'acclimatera pas en France. »
Comme l'orateur était à la fois interrompu par les bravos delà droite et les murmures de la gauche, il reprit ainsi en se tournant vers les bancs de cette dernière :
« Messieurs , si c'est un droit qui appartient aux citoyens d'éclairer le monarque sur les avantages de la paix, ce serait une action odieuse ît condamnable que de chercher à égarer l'opinion du peuple sur le langer et sur le véritable objet d'une guerre que le vœu du peuple a liéclarL^e imminente. »
Ces paroles qui n'avaient en elles-mêmes rien que de sage et le patriotique , puisqu'elles demandaient uniquement aux partisans de la paix de ne pas aggraver les difficultés de la guerre en en exagérant les dangers et en supposant au goui^ernemcnt dçs intentions qu'il n'avait pas, provoquèrent un mmensc tumulte. C'est que la gauche était bien décidée à sortir iu terrain où l'on cherchait à la renfermer. MM. Demarçay, ^uvelin , Keratry , le général Foy , tous les membres de la j^uche, debout et menaçants, interpellaient le rapporteur et Protestaient à la fois. On voulait interdire la liberté de la dis- ^S8ion, s'écriaient-ils. 11 serait désormais impossible d'expri-
Bitt. de U RctUur. — T. VI. W
SE9SI0H DE 1823. — GDEBHE d'eSPAOHE.
merdes vœtix pour la paix. Ce rapport était un libelle. Il fallait rappeler à l'ordre cet accusateur! C'était une inramie!
Les apostrophes les plus violentes se succédaient, et l'éuer- ^'ique iiitervcnlion du président put seule maintebir jusqu'au bout la parole au rapporteur. A peine celui-ci était-il descendu de la tribune, que les députés commeûcèrentà se faire inscrin;; Il y eut 43 inscriptions pour parler en faveUr des coticlusiotis du rapport, et un pareil nombre pour paHer contre.
M. Hoyer-Cûllard occupa le premier la tribune." Il pronoDfa ime de ces belles hai'angues où la gravité de la forme voilait la vivacité de l'opposition sans la tempérer, et oft l'orateiir plaçait solis 1* protection de ses anciens sentiments pour 1» maison de Bourbon à laquelle il renouvelait l'expression de s» £déU[£, la violence de ses attaques contre la politique dugou- Ternement royal. Son discours se composait au fond de deui idées : la réhabilitation de la guerre révolutionnaire, quiselua lui avait été purement défensive , depuis 1789 jusqu'à lafiu, sauf tes dernières années de l'empire, assertion plus que contestable puur le directoire, et même pour les premiëresaniiées de l'empiro où l'on fit une guerre de propagande, de subversion politique et d'ambition ; la tlélrissure de la guerre de 1823, déclarée, selon lui, sans motifvaJable à l'indépendance de l'Espagne pour détruire le principe de T indépendance nationale de ce côté-ci des Pyrénées, bumilier la Fraûce » attaquant une cause qui avait été longtemps la sienne, et rapporter chez nous le pouvoir absolu nécessaire à l'accoiB' plissement des desseins du parti qui poussait à celle guen*.
Ceux qui ont présents à l'esprit les détails donnés sur I* politique Suivie par le gouvernement royal vis-à-vîs de l'B^ pagne pendant l'année 1 822 , les efforts tentés pour présef »tf la paix, les instructions envoyées à M. de Lagarde, Hl** tracées à nos plénipotentiaires à Vérone, et qtd n'ont pM oublié la révolte militaire qui avjùt été l'origine de la révoIutioD
CIIEDIT EÏEKTLIiL : DISCOlillS DE M, Ii01RH-C0LUBD. 4U3
espagnole, les nctes de violence par lesquels elle s'élnil imposée, les scèues de déeordi'e et d'anarchie qui l'avaienl dé(ihonorée , le sentiment de répulsion qu'elle avait excité dans une grande partie ^e la population, ne verront dans le discuurs de M. Royer-CoUard que ce qu'on y trouve réellement : de pures assertions , les aphorisme» arbitraires d'un dinleciicien puissant qui, souverainemeut dédaigneux des rails, les suppose tels qu'il a besoin qu'ils soient, et s'enferme dans le cercle de ses aftlrmations avec ses ndversairefi, sans leur permettre de contester ses appréciations les plus coiitpstables, pour leur serrer autour du col le nœud de son syllogisme doctrinal. Mais au milieu des passions qui fermeutaient et des préventions de l'esprit de parti, la vuix, l'accent, l'éloquence de M. lloyer-HoUard , l'éclat de sou style, uii Venait se révéler sa pensée, cet appel à ses vieux sentiments royalistes, produisirent une vive impression. Voici la (in de son discours :
■ Di' tans lrsii<.>ïi>irs ([iir j'ai (iii remplir envers la mniiarcliic liigilime, aucun dovoli- iif m'a paru plus sacri; , plus pressant. Puls-je niu Itire quand d'uTciigli'S nnisells la précipitent? Comme clic a <Hé le ftnu, la {witscc , l'espéraïKi' , je puurrais [iresquc dire l'action de toute ma vie, clic est aiijuunl'hui le premier de mes iutt'i'èls, si on peut donticr ce nom d'intcri^t aux afTuctions les plus dcsintt^rcsscL'ii, les plus inaliéitalilcs. Et quel autre flcnlimciit pouvait m'amener ft cette trilmite? Poiaquc j'ai vu la Bcatauratiou s'accomplir , qu'ai-je ù souhaiter si ce B'ert qu'elle s'affermisse et s'enracine chaque jour davantage dans les iatûréts publics, si ce n'est qu'elle aime la France pour en être aiinceî»
C'est ainsi que cette grave et poigaante philippique se termidalt par un touchant Nunc dimittis qui taisait illusion au public et à l'uraleur lui-même.
Le hasard des inscriptions amena M, de la Dourdonnaye h la tribune après M. Iloyer-llollard. Le chef de la contreoppoeiUon de droite nccusail aussi le ministère, mais en lui AdftssRDt des reproches diamétralement opposés. 11 se deman-
404 SESSION DE 1P23. — GiiiRUE d'espaghk.
(liiil s'il refuserait au goiiïL'jnemcDt les subsides que ceUiici rêclamnit pour faire une gueiTO juste cl nécessaire, ou s'il accorderait aux ministres les moyens de poursuivre leur ruoesle système et d'imposer à un .roi captif et à une uallon asservie une charte, garantie odieuse des iutérôls nés de h révolte. Pouvait-il accorder des subsides pour commencera guerre à des miutstrcs qui s'y étaient constamment opposé-S au président du conseil surtout, ce politique à double face qui n'avait rien omis pour prévenir une rupture ou poiu- coinpromettrela campagne eu la retardant, qui avait laissé écrss(!f les Espagnols fidèles, et désarmé les puissances continentaiei doDt le concours eût dérangé ses plaus? Peut-être n'allendail-il que la fin de la session pour accepter quelques modifications h. la coiislitution des cortès. Ou l'aviùtvu, en dernier lieu, rompre les engagements coutniclés il Vérone el déserter la Sainte-Alliance au moment où la France allait mai'cber à ' sa télé. On était donc prêt à pactiser avec la révuUe et l'on ue voulait point écraser la révolution. Cependant M. de la Bour— dounaye, après avoir montré une grande hésitation, finit pa*" déclarer qu'il voterait le crédit demandé pour ne pas refuse*" au Roi les moyens de sauver les vrais principes de la civîli^ — sation, en faisant h guerre aux révolutioanaires, dilt-on cour» «^ la chance de voir le ministère traiter avec eux. Telle fut la thèse de M. de la Bourdonnaye, qui accusait L*'
ministère d'obstination pacifique au moment où M, Hoyei
Collard venait de lui reprocher une ardeur belliqueuse, et qu» * le dénonçait comme le déserteur de la Sainte-Alliance, dor» •■ M. Royer-Collard l'accusait d'être l'instrument docile, de sort^ que M. de Villèle aurait été à la fois le complice de la révc» — lution et le séide du pouvoir absolu, qu'il aurait conçu E^ pensée d'imposer la charte française aux Espagnols, et A^ rapporter de l'autre cûté des Pyrénées la tyrannie, et qne, pa tisan de la guerre à outrance, selon le premier de ses ani
CHÉDir ÉÏENTl'EL : M. DTÎ LA liniiHnoSNAÏE. 40.1
geotîtes, il ne l'aurait. vonUi, selon k socoiid, à aucun prix. ArrusaliuQS coniradicloîres quife'entre-détmisaienteo s'entrerhoquanl, et prouvaient qu'il pouvait y avoir quelque chose d'jussi injuste que l'optimisme libéral de M. Royer-Collard, c'était le pessimisme royaliste de M. de la Bourdonnayç.
La chambre refusa de voter l'impression de ces deux dîs- «im'smalTeiUaDts,.et la suite du débat amena successivement i la tribune M. de Liiborde, orateur spirituel ', mais trop in- (lillgeiit pour ses propres épigrammes, et M. Delessert, qui éïoqua le souvenir de la confiance avec laquelle l'Empire avait commencé i'expédilion d'Espagne terminée par un désastre. Celait toujours le mirage du passé qu'on évoquait pour fffrayerle présent.
iW que la discussion fil un nouveau pas, il fallut que le géûêral Foy prit la parole. Il répéta plusieurs des choses qui Sïsient été dites sur l'origine de cette guerre sortie selon lui, nOD de la volonté de la nation, non de la volonté du gouverneinent, mais d'un centre de direction mystique, qu'au detiorson appelait laSainte-AlIiance, au dedans la Congrégation, llinsista sur les diriicultés militaires de l'entreprise comme un ïénéral expérimenté, qui avait fait les guerres impériales dans lïl'éDïnsuIe, mais aussi comme un politique passionnéquiconlùQdait les situations et les époques. La partie de son discours OÙ il fut réellement supérieur, mais qui produisit le moins ^'effet,parcequ'on se souvenait de sa prédiciionsurlesAbruKes ^mentie d'une manière si éclatante par les événements , fut *«lleyuil démontra combien, après avoir surmonté les diffi- ■^ullts d'une campagne , nous serions encore loin de notre '"", et quels problèmes il nous resterait k résoudi'e'.
' V, itcLabonlo ilil, potro aulrsi nlioscs, n'"' 1^ i;oiitGrnejti«nl qui lenlcrait ''■* iurcille Fiilrvprisi.' , ni^Tilornll iiluiill d'Eue mil c^n inlcrilIcUon itu'cn *'w«llfln.
'- • Lf fanerai t'o)'. dit 11, ilc Vlllèlo dans ses ii(ili.>a pullllqiics, eumliliilL
40G SESSION iiE \H2',i. — GiERRE h'espagse.
Le centre gaudic, rexlrciue druile et la gauche avaieot attaqué le gouvernement par la \ui& de MM. Hoyer-CoUard, la Bourdonnaye et du général Foy ; les principales objections qu'on pouvait faire contre la politique du gouveruemeut étaient connues; M. de Villèle comprit que le moment de répondre était arrivé. Il le fit avec modération, précision et fermeté,
a Oui, dit-il , le goiiverneintMit ne fait la guerre que ftarcc qu'il est devenu impossible de rester en paix avi»r honneur elst'curité; oui, le président du consiMl n'a rien négligé pour assurer la durée de la paii, pour éviter la ruptunï des relations politiques. Ce n'est qu'<î regret que nous voulons la guerre; mais la guerre est indispensable; rétatdc gui*rn? est préférable à une i>aix qui n'est pas une paix ; l'état de guerre est le seul parti qui nous reste, le seul cpie nous ait laissé le gouvernement espagnol. Kt quelh^ justifieation plus éclatante pouvions-nous attendre que de vuir tous les orateurs de l'oppusition cviti^r avec tant de soin la questiun principale , la seule question qui soit digne d'uccup<»r vos esprits et qui puissi» être pour vous l'objet d'une stTieust» délibération. Certes, ce n'est ni le temps, ni lu talent, ni rinstruction qui leur a manqué. Qu(*l autre s<Mitiment que celui de l'impuissance à lutter contre la vérité les a fait reculer devant la véritable question, telle quille gouvernement l'a posé*; aux yeux de la France, pour se jeter dans de véritables divagations, dans des lieux communs cent fois rt'produits et toujours victorieust^ment réfutés? Cette question, Messieurs, la voici : L'état actuel de l'Espagne est-il compatible avec l'honneur dt; la couronne de France, avec l'honneur et la sùrett'^ de notre pa)S?i»
Pendant que M. de Villèle reportait ainsi le débat sur son véritable terrain, en substituant une question de bon sens pratique, aux spéculations théoriques sur les principes d'intervention et de non-intervention, sur Torigine et le but de la guerre, l'immense majorité de la chambre ne cessa de donner des marques d'assentiment. Cet attachement qu^ M. de la Bourdonnaye reprochait au président du conseil d'a-
d^jà prévoir les embarras, ^ longueur et le peu d'cffels de roccupallon 1^^' neusc à laquelle noua serions rondaninéit. »
CRÉDIT ÉVENTl'EL : RÉl'ONSR DI-: M. DE VILLELE. 407
montré pour la paix, faisait la force de celui-ci devant le êi, quand il déclarait la guerre inévitable et nécessaire. Ce ait donc pas une guerre de parti qu'on allait faire, c'était
guerre qui importait à la sécurité et à Thonueur du gou- )ement, et par conséquent au pays même ; quelle est, ou t, la situation d'un pays régi par un gouvernement sans irité et qui ne sait pas sauvegarder son honneur? M. de e\e avait répondu, dès le début, à Tinsinuation du général
, qui avait montré les ministres ne subissant la guerre
pour garder leurs places :
Ah! messieurs, s'était-il écrié , si, dans ()çs circonstances ^ussi es, un lûrhe sontiment <lc personnalité avait pu s'insinuer dans
cœur , si le devoir n'était pas Umi pour niui , mon vœu secret, véritable ambition eût été de me réfugier dans la vie privée, lais-
à d'autres tous les chagrins inséparables du pquvoir, toutes les cultt'S du présent et de l'avenir. »
lestait le reproche de M. de la Bourdonnaye, cjui avait usé M. de Yillèle de vouloir imposer la charte française ^ pagne. Le président du conseil le repoussa hautement, s sans dissimuler son désir de voir l'Espagne décider do cerl avec le Roi quelles étaient les institutions qui lui cpnaient.
.a raison politique avait parlé par la bouche de M. de Vîllèle. Bignon, le ministre des affaires étrangères du gouvernent des Cent-Jours, en rentrant dans Tarène des lieux com* D8 injurieux et des banalités déclamatoires*, y fit monter )quence politique avec M. de Chateaubriand.
Pour Juslifier ce jugement, il sufllra d'exposer quelques-unes des idées [. Bignon. Selon lui, la guerre faite par Louis XVUI h la rérolulion e#pae avait beaucoup d'analogie avec celle que Plillippe 11 déclara à Ciiarles IX Henri 111. H indiqua comme le molir principal de l'entreprise les passions . cnpidiié de quelques genUIshomoies qui espéraient rctruuver 9 Madrid I privilèges abolis par la nîvolution de 1780. Le véritable but était de erser la tribune (|p Hqdrid et d'abaUre, dan4 Madrifl. U tribune do U
U *i'..i; Llh- *. Ir .!i. ir- .liii:...i.;L lî ' -.î. .I*'^! .. l.P«':--ll"
il iu»r::-*w«îi i L-iiLini-. *' i If l 'îi^.'ai ^M-T-- -il -^n»» aiirui-u. iMiT-ui i -'ail niiU'-r- u-^ iiîaip-:- •^iraiif-r-rr. r*'iîir
(Il .•! -ili-riiîMi UiWr ;l rKanij;*- li— U-iUlf— ;; -.or o-
■ H.imnr llll:-*.-r liiiil tr:r - :'I:t -'îàU-ni lllv tt-:r iluiP-rr U* )!
uiini-: itiiirirr II- vrni I. T.rMïr ui njiif'i m u- -■luiiifaif^ii D^r Uiî.-rniii.^ ')iiti:.inirT. • -MU m •'v.îiHiit-îu ni m rii-'-nirT Ur \\, ir. .ajiii"iiiii«-a:*»:. -' it- nr-^ iiir.i-r nu i'Mit-îii «t iiimi:: i r.i fnii"n:i"^ :iii jnut:? liu— ïtr*?r aiiinui-'iu-iii nir ;i- :ii:iij: il /'hup.it Viariir:»: .1 iiimr 'iiit*îiiiii n**r ic-'/nis uiirr rii;- • : '.' iHiî; •.:i.i:iii'.nr:T.
r. i::i".iiî i*îi»rî"iii: iJî :'iiT ■};uf ninini:**. v"!!*-: ijiifîlrrf ju^ac ,l' t ■,i"*:iiiir;"î* vir'Jii'rt itî M. îf* 'iliiitivuinrauiî. Tiii Bniinur i it ririiHiii-. ,••. ." u 'ÛL iprt'f VL 3î:iaoa :
« ',* •rni'^rrii r amri itrr injfvTitinh i»"r^innfilt"r. ', •* iin-:*'»i- t»" iiiiiTi «luinp-iriort ir (m'-Mit rrur'.'r .tiinini: filai-:* r:. ^i- i u "t-îi «r'îM.mJrr i h*, iir-f;:: .iiMfiii-'rr, jmi)i"mi'"«i. i.ii\i* ii* -uî* ;in-:* un.-îir— -
■Li.r: .r : i.i/!'f:rt 'mnji-r "r. i' ii "iltllllt-nr" .lia ïll—»-;' ■ Iinii?^ri"iv i» ' i-'i'f. '!|iiiliir'Jnlr irV'JljlIl.uU. IJI:1.t i— *-.-îlT-inllI^. >iiMî- i' mi^ •iiii> « —
fti-i: iii »«ii'*i-ri'Miil»* ;)îi.' iin*rm imi • i.iiin . m i '»'irr-. ii- liii.-siir- *tf.i': m .'.iiiaii. .111 • n'";ii)iiir h- 'iir-îiiii* ■. ;•• ii "i "ii-'is ai T-uiiiUii .iiii"ii I ,);ii' "iiii":' .1 :'!':i' Irrr '(.M-'inr:.- jr ■-. «iti-— i 't'Xlr T'imiir. <, ■*— ■ililiî-'îii.ri.; «Mllt .Il rillir"il?r«'- ■•? Ii -iM-r: pniU" Jr Jil> Il •i;u"'T -ÙLlIi-:!!! tl tf É;Jr Mii'f ,!• :r-! .'lili:''!*:!! r»llî, -iitP'T"Mr> 'ItT ■'^. ^ •XlUnîlimi : l" i«*
"Irn! 'l'infi'pviMitidii . ;)lll^'«(lll• ■:'*st |;i iiii^** li- tniir* \v< riisoiiiieiiHfntSf; i" il- 'Ir'iiî ili- |);irti'!' <i«:t .n.H{.inir.iiin:^<(iii pi-nv. ijt -rit' mirs i î'EspiMnit!: i" II- -II- jit. <ii". .iili.jju:-4 ".t 'ir.yt mnsu'tinns u: Vi'piiii'. rt >fulin. «lufi-
fjt •li*<ijiir- iliî M. <!»- i]liat<:aiii)riimci embri^Siiit; dooi? IJ
Hi"ïiirf! iiiiMi.»'. l'.iirlii ''tvrnaif. il! rHpp'irhi' piniT'i usinni irr» il«u^ ••«iinmiin''. 4»iiM M* 4f' i"riirrji i>i ;iiii|fiiin ^■•pr'MliiilJ*, ('•nnnii: :\iv,iil dii M. ilc Villêle. *'f^^i^ le iiir |ijw<4'p ;i-» Pyr-nri'-i 'Iimî -lon.i lu i^Miip di; lu inennc^ d« In ï?ainJ«-AJiianf«» «fin. Il iiiMiH n 'itiriMiipri-iuiH pu» i ■i*:n i»rJi*M^. pa.m4«niit Ik Rhin.
CRKniT KvtNTrcL : M. Di: ni vTEArniUANn. A0\)
ition dans sou ensomble r{ oii!rait dans ses détails. Apivi^ imineux discours, ia qiu-stiuii fut complêtemeut éclairée. uant au droit d'intervention, Torateur rappela que les pusles qui l'avaient rattaché au droit naturel, comme Bacon, endort et Grotius , pensaient , comme tous les anciens, I est permis de prendre les armes, au nom de la société laine, contre un peuple qui viole les principes sur lesquels ee Tordre général, de même que, dans un état partiîr, on punit le perturbateur du repos public. Ceux qui lient la question dans le droit civil soutenaient au con- *e qu'un gouvernement n*a pas le droit d'intervenir dans iflfaires d'un autre gouvernement ; mais ils admettaient iD gouvernement a le droit de se sauvegarder par les armes tre un péril qui le menace au delà de ses frontières. Ainsi premiers placent le droit d'intervenir dans le devoir, les res dans les intérêts.
L ce double point de vue du droit naturel et du droit civil, le Chateaubriand justifia ainsi l'intervention du gouverlenl français au delà des Pyrénées :
On nio le (Irnitd'intiTvention; je crains qiio meslionnralih^sadviTs aiont mal choisi l«'ur autnriti*. L'AnjrlotiTr**, disiMit-ils, donne un (i exemple on pratiiiuant le respect de rindéiHMhlanre dt^ nations, mon Dieu, lisez donc la fameuse déclaratitm «le novembre 1703, vi verrez si la (irande-Bretagne, lors4{uc s«*s intérêts essentiels ont été »romis, n'a ps dén.»îré aux principes que l'on invoque en son nom ird'hui. L'Angleterre disait qu'elle agirait de concert avec si's i, et l'on n<»us ferait un crime d'avoir di*s alliés ! L'Angleterre proiit secours aux royalistes français, et l'on trouverait mauvais que protégeassions les royalistes espagnols! L'Angleterre soutenait le avait le droit d'intervenir pour se sauver elle et l'Espagne des c qui dés(daient la France , et nous , nous ne pourrions nous pn'»- ;r de la contagion espagnole ! Qui ignore que les révolutionnaire» )agnc sont en correspondance avec lesnotn^s? Ne nous menacepas de faire descendre le dra|MMu tricolore du haut des P> remues? onnaissons-nous pas les desseins, les complots, les noms des cons échappés à la justice qui prétendent venir à nous sous cet uni-
i,u; f.*- lerraii.. ' ammi*?nîati«»L d*- M. d*- ChaUsaubriiBë
rtiii: JmiucîitR . C'-nmn^ L ' i : ♦•m: iui-nièmf depuis, on inte»- Yi»*ij: .jL - -IL i'iiii*»rrieir jiftf.. r^ioL k* iiiiérêlf desaDpm. Lt Fraii'^* mniiuî'.-uiauf iif iiouvai: resler perpétueQeiDeot rarm^ ai; bra? -Ji. îaî■^ of it rf^tiiutioii espapnole. maîtresse de - ainrr cnii à*^ lyr^iri^rr.: ♦^lit aurah aiosi risqué la fidélité de sini! anri-f . rsTuts^*^ mzi praiiaut-f rf^olutionnairef.. et dimiDué >E puhr^aiif'f T»i»iJ*Jau*. ra? si irr f-httsief dt^meuraient danf «cft t*Tir.- !"iiliiaij'"r uDfii-'-fiiaçiiiilr sit reltinnait contre laFraoce, r; : û'i'vr^ àt tnu: it ?*vinit àt L^»ui^ \IV était détruite. Elleae Tioifvûi: îi- raiïi»riviit*! D^ JT-swamt- dt?^ conè* et de la constitu*Jt»L d^ éHâ. fiaijf hf:-eint!r UU* rt'volutioii ; leF coBite tsjKiiniiii'-r avak'ii: r:':ifcit r.iuit^ief tiuverturet qui louraTaiest e:^ luiit** iii»u! à.niiif'T h jvurf iBï^ftutidUr ud caractère pins niitdtTt. i, laliai: d jdc îiitiL nut hi FraDce intervint.
«."•rit d: HiODftr irjL IL , par if raraptère mâme d'évidenw ji fih :».iriij: ri. r\\* . vr. ruii^Tuirv: ia frîiucbc. W. Ac Cha- V aii:'"iî:iic :vT«ri: r.^tv lui: iijr^-.'lit invct :
i Ji vmu> iiuriî II- ■ AiiiTit'i-rvTi nu- iiit> ucfvt'isain^ iioiifr «piMiiWBt L l^»ll^ iii<iiut'iii> tiuîi* n»uTv lii^îMiiî^ iiii)iri*visis. t^nrits^ rt imprioics. li iu:r. "iTf lusit : hiu^ml ' Aii£:it'ti>rrt puiiiik s^ (irrhiratittij . Marie-AoiMiîiîîttî 1»; i.iiiiir X'V I i«iiii:'n: iiiih»; i. is: vra. qui- Ferdinand n'es* riit'iiTt nut iin>:>iiiu:-! iiuih- >tii |uuai>. niiiinu Limt> \TI IViait dtf» It Ki"i . ;:vuir. i! ail:*: ui. Trniiiit . t'.: . fit itt. ù iKctiafaiicl. Je ntvem iioin'i t-iii<iuniit*i it> Lsit:u:iMiK uiuh- h m \ oux ftaf ic»> etitinjcr pln^ 4"^ iiit"? jiini|»airj.ii!»^ Li; rf^nUiiidi fSjMunmu ii VH^ lit* ]iaf pris U n^'^ i«itu* niiiiit'it " I.s. fraii:*t r-Miiiiiit*iniain tintantu une Cuuwintiâ&f pKiivniii» "LsiiîLiriit lit iirdiiiiiniiMthi )ui> ib shmiim ? Ilircz-vouf qutv i:\a]i('ixii; It TiMinifi): iit : iiiif.r^t*iiiit>i: oi: ntiiri lu |U)sitiuD Avï^^' lium. Ilm^ i»'»vili;'usï ' Uai> ! Aiifris^liîrri saiiva^-t-iUit Liiuié VM pb ^ it!raiii m m (i:';ja'-.'î ' i *iiiii!r\t'miiii: qii: iiri'vuînî li- mal n'isHiUep»* iiiii> iitiit niit n!li: fiiii It \riifrf*'i is: (ii;i:k trii|> (laiK> k* mande <|U^ ^
CllÉniT ÉVENTIEL I M. DE 011 ATEAIBRIANO. 411
pruci'S «le Charles l"^ et rrlui do Luui> \M : riuoiv un a^^a^5iIiat, cl Ton établira par l'autoriti* des prôcvdeiitâ une es|k*ce de druit de crime et une espèce de jurisprudence à l'cgard des peuples contre les ruis. »
La gauche frémissait sous cette parole inexorable qui éyo-r quait le passé pour servir de leçon au présent. Mais M. de Chateaubriand continuait à développer ses idées dans Tordre qu'il s'était tracé, et il s'eipHmait ainsi, au sujet des transactions de Vérone :
« Vous parlez de l'indépendanco d«'s Etats : je m'étonne que l'un confonde l'indépendance avec l'isolement. Tne nation cessr-t-i»lle d'être libre parce qu'elle a des traités? Ces traités sont-ils donc humiliants pour la France? Non, ils établissent la grande position qu'elle occupe en Europe. S'est-il même agi de donner passage à des troupes étrangères sur le territoire de la France? Jamais. Je suis tranquille aujourd'hui sur le sort de ma patrie ; ce n'est pas au moment où la France a retrouvé les armées qui ont si glorieusement défendu son indépendance que je tremble pour sa liberté. La France n'abandonne point un système pacifique par choix, mais par nécessité. Si elle est forcée de recourir aux armes, c'est pour sa propre sûreté, et non, quoi qu'on en dise, pour rétablir l'inquisition et le despotisme. Elle ne déclare point la guerre à des institutions , ce sont des institutions ({ui lui font la guerre. C'est sa vieille ennemie, sous le manteau espagnol, qui la provoque ; c'est une révolution qui, s'altachant aux pas des Bourbons, chercho une seconde victime. »
Pour justifier ces assertions, M. de Chateaubriand rappelait, au milieu des réclamations de la gauche, que tous les révolutionnaires de l'Europe « vociféraient la paix d'un commun accord, » apparemment parce qu'ils sentaient que cette cause était la leur, et qu'ils craignaient d'être chassés de leur dernier asile. Il repoussait l'idée qu'on attribuait au gouvertiement français d'imposer des institutions à l'Espagne; c'était aux Espagnols eux-mêmes de décider avec leur Roi ce qui convenait à l'état de leur civilisation. L'orateur terminait par ces paroles :
« Les ministres ne cesseront de désirer la paix, de l'invoquer de
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SESSION IIE 183.3. — GL'EIHIE H'ESPAOSE.
touâ luurs vœux, ilVciiutur luiile pruiiusiliuii RtJiii|»atible avw; Vh neur et la BÙrcto ilo la France. Mais il faut qiic Ferdinniii] soit librr, il Tant que la France sorte h tout prix d'une position dans luituclk i-lli? périrait hicn plus sûrement que par la ^eric. N'oublions pas que si Ix guerre avec l'Espagne a , i^omme toutes les guerres, ses ineonfénienls et ses ptirils, elle aura pour nous un immense avantage : dtc nous aura ercé une armée, elle nous aura Tait remonter h notre rang militaire parmi les nations ; elle aui'a décidé notre (^maiicipatiofi el notre iiidépenduncc. Il manquait peut-Ëtre encore quelque diusc à 11 réconeiliation compR-te des Français, elle s'achèvera sons la Uinte. Les compagnons d'armes sont bienldt amis et tous les souveiiire slperdent dans une commune gloire. Le Roi, ce monarque si s^ge, si paternel , si pacifique , a jugé que la dignité et la sAreté do U Vt»ihx lui faisaient une loi do recourir aux armes, après avoir épuisé ti-scun- 1, seils; il a remis la garde du drapeau blanc avec une gi-néreusc va- Il fiance ù des capitaines «lui ont fait triomplier d'autres cuuli^urs. El bien ! ils lui apprendront le chemin de la victoire, il n'a jamais ooUiJ cHui de l'honneur, n I
Plusieurs fuis pendant ce beau discours, M. de Châteaubrioud avait élii interrompu par des marques Irès-vives d'assentiment. Au moment oîi il cessa de parler, une immense acclamation s'éleva dans toute la droite , sans acceptions di: nuances. De tous côtés les députés descendaient de leurs bancs pour serrer la main de l'orateur; quelques-uns se jet;iient avec effusion dans ses bras, comme pour tcmoijîii« que ces nobles sentiments de confiance dans la loyauté des anciens chefs militaires de l'Empire, cetk- sollicitude pour la grandeur et la gloire nationale, ce patriotique appel à la réconciliation de tous les hommes de cœur au proBt de la patrie commtmc, sous le drapeau qui était redevenu celui de lu France, trouvaient de l'écho dans leur âme.
C'était un triomphe. La séance demeura longtemps suspendue, et quand M. Lahbey de Pompiére, que son lourde parole appelait à la tribime, prononça un discours, il fuipc" écouté. Dès ce jour-là, M. Manuel voulait s'emparer de '^ parole, et ce ne fut que sur le refus obstiné de M. Labbej de
CRÉDIT ÉÏENTltL : M. MAHi Kl.. Il;)
l'ompiéie qu'il se désista de ccUû prétonlion. Ce ii'éliiit que partie remise.
M. de Chateaiibrianil s'était adressé aux grandts idées et aux grands sentiments qui peuvent élever les iutelligeaces et émouvoir les cœurs; M. Manuel fit monter avec lui à la tribune la haine. Un contemporain, eu général peu favorable il la droite ', en a fait la remarque : « Plusieurs opposants de ta gauche avaient déjà, parlé sans que la discussion se ftU animée jusqu'à la violence; » mais M. Manuel n'entrait dans le débat que pour l'envenimer. Il prenait la parole parce que a de tous les dêpntés de son opinion , nul ne semblait plus capable de produire un effet qui contre-balancernit le succès du ministre auquel il allait répondre "- » Cet effet , il ne pouvait le produire qu'en ravivant le levniu drs discordes civiles que M. de Chateaubriand avait cherché h calmer. J'ai déjà eu l'occasion de le dire, nul ne surpassait M. Manuel , ne l'égalait même dans l'art de porter avec un visage impassible et d'une main assurée des coups mortels; c'était à sa manière un duelliste de ti'ibune qui visait toujours la royauté au cœur. Aucun orateur n'était plus odieux & la majorité royahste qu'il semblait prendre plaisir h défler et à irriter. Elle se souvenait de ses attaques systématiques, ii^urieuses contre les Ûourbons*; derrière l'adversaire politique elle sentait l'ennemi, et les investigations de la justice lui avaient fait entrevoir le conspirateur. Sa présence seule à la tribune parut un défi à la droite. C'était bien lii un de ces révolutionnaires dont avait parlé M, de Chateaubriand, et qui ne voulaient pas que la révolution îùl chassée de son dernier asile. Il y a dans les grandes majorités un sentiment de leur omnipotence qui dégénère facilement en intolérance, et M. Manuel faisant
1. BaraiitP. Vif iiBliili«r ilt U. llayr-Cullanl. I. I, p. 189.
î. NEtni omTagn cl même volrnire, |i. i'.iO.
Z, Il BïBil (lu que in rratiro n'aull vu l<'iir r^lour qu'avec r'^pugiini
fan*", au:. iiî-r-*»'L»^ '-^■. -iin»«>iiuaiT>r' ri Tîi^^reit"* d* r-tit ■.•lumiii'- tf-'"»-,'iJii- *«'Vdiiri- r- pi'irtai aaii- jt noshioti di liiTviiu«r au îipii* ?i ifonorr^it l^iqS* rniis« dpvam k lauTVBi liflâec:. f Jiir unin- i -Dnmiar ^ir i»- ii?xtérili-#ft iHiriiK niui- *• i«^ •'tai srant *• '"naiMHK d* I uitfui îffiuvHi -^ p-'iinr-* «îL o-jiau n-^BiT im- niaiijritt déhaittr- ^à t '•«nniaissar *'* h <3u-v-:ilifln
îfft? jt^U'iMii 6* ' a-i!iimeniRti»jL n-? aTai-niT^ dt k. SBUcbf au ' i'vuK'U pr**"[|.: 1 H 'Usi !• i!t iin*5nf!m«ii: d ulitfi Lûv lî xrif?-^ ai ir»»ii a* ii ••t}niT;-T''>tjuitnn :
' ft ■ -^l'M '••■•••nii-»ii!iai^ r? iia!i!r*î«ir. --rrut-^-î, ! tsorii à: ■■uiir'-7'"i' ;;ii'"i ' -^-i n^-iiî-" -.— ^^^^ .iiuwir- au uarriti'n: <*L aTtf I— m-'ii ■ ••mil' tp- u— A - Eiir-. lU ii:miiî- ••! am^' \iitt»^«»ute r-*uiiir t' i...ir»..i- .11— !!. ■*•'.;- ■^••ui-:î: fîii- *•*- aniï-d' L liir.Tt' i^nfSXi ifr».**îTn^ i-.'r— ■iii— . iiTr— air bimn'fr' :vi: *«tu- ii« !*i!!1iqk7 fK.
lar"- ♦■ siiTiii - 11* 1"- aTBî — i ■ u- v-îa»*ir iimi iirt* k. iiaii. oBt Il If i'iifr^ i»'m«-aiK»l»* ii naut»i -^«Kni-**- !•• r-îW-^n i»^ iiiii«*tflnp' •"1?- »• iitiii iiu iii r^iramir; '-a-*iii'i n- u '-•nt^itiunn qn ''C" liiii.iiii '1 jii i'-!iii-'"". ' *-* '"iî—- •! .r.ai r»'inït* uik i. "scmmi.!!** ■1 -.'1 l'.a! i"«nir- iii< .n*-» . "lui: ' ''liiiiain. nu i i: ri"i n^ni?- hr-v-'-i ni»-i:: iiif -ir un - *îa!Mi ■Mumîî'^ jvr Hfs -s-jTiiit!nt -'••••ïiitTî- * «M vi i'"^'« 'fciïwini- : ' ii(iiusii4>ti p:- aur l'-sutli*?» •
niumiuTer v.:iH»'''»'tîir mzï JHiir> «t ji nitiinriu:. Itt. MBDUci "imuiua . «: inar iifcsiiiw ."*Uiri*^:'iiiK ni i. lirai; du TÙcnt [fï JerdiuaiiL vuaiu axiih' t»iu. aiiinriit.. i mniHîlf. im quisnô: "i i»-L nrvflii' •»! f:* ir*- î^N'Uit^iitîUifc- Taiiniiitmînt FenSuiuii '!! LsiKunit
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^..£' n « lu .iii . » ' • i> Il .11 .miT:ir- K naiirriniil ii hn t(^ TÎii*^ ••Il i'«un-^-n-»iifn III an»'--
CRËOrr É\E5TIEL : ÏIOLF.BCB DB h. MAIIUEL. 1|8
hfi murmures rodoiiblèrent. Ceite espèce de mise en accu- Balioti de Ferdinand vsiaeu et en réalité prisonmer dans les moios de ses ennemis paraissait aut membres les plus nuiméâ de la droite une excitation au régicide. L'agitAtiun croissait et des voix s'élevaient pour demander 1« rappel à ' l'ordre d'un orateur qui avait iusullé un allié et im parent du roi Louis XV111. Le président fit remarquer que M. Manuel avait parlé du gouveriiemeiit espagnol et noQ de l'erdiuaud lut-iuéme, et il lui maintint la parole.
M. Mauuel s'engagea dans une argumentation qui, avec ses
I opinions eouuuei» et ses prêLédeuts de tribune, les audacieuses
,1 provocations de ses paroles, devait l'entmluer sur un terrain
où le peu de patience qui restait ft la majorité ne pouvait
uer d'être hîentAL épuisé. 11 entreprit de démontrer que
OÙ les rois avaient péri sur l'écbafaud, c'était l'ioter-
étrangèrc qui les y avait conduits. Cette explication
;orique du régicide, qui côtoyait de si près l'apologie qu'à
chaque instant le pied de l'orateur glissait sur la pente, et qui
montrait à la fois l'échafaud de Charles 1" et de Louis \YI
dans le passé et celui de Ferdinand dans l'avenir, porta nu
I eomble l'exaspération de la majorité. Après avoir interrompu
l'orateur par des murmures, des clameurs, elle l'interrompit
avec tme violence inexprimable quand pour la seconde fois il
Avoqua ces sinistres images. Voici ses paroles :
Vous voulez sauvtT les jours de Ferdinand f s'ôcria-l-il. Eli bien ! hé micHtrelet donc pâs les drCiiiutances qui ont traîné k IVcliatttud qui vom inspiraient un si Tir intérêt. Ehl iiuoi, Mcssiours, aurii'i- ^uus donc oublié que c'est |>arco que les Stuarts eh ercb lurent un appui ft l'étranger qu'ils Turent reiiversi's d>- k-ur trùiie ; que le Tut parce (jue %es puissaniv.'S étrangèrtîs entri-n-nl en Franei- que l.ouis XVI (Ut déc.i-
A ces mots, l'orage qui grondait depuis que l'orateur était à la iribune éclata. Les interpellalioiis se ci-oisaient. Les
416 nHm M 1823. -
àtmaaàes et ofpAkVorérr, les protestaliuns s'^vuicat sur UN» les baoKS it b Aôle. L*oralcar c^terrhaat â dominer le tuioalle jeta cette Bom«Ue|ihnse i l'msseatiAvv, qui y vit uni.' aggrnalka des premières :
■ Ai-ie bcMÛi it «MM £rc qoe W iaagvrs de U fioiille ru,tili^ derinrait plo* gntes hmqne la Fm^r rmdntîoaaurc »-util qa'dlr atail bcâuin de se ddcndre pu- me fonne DuoTcUr, par une ëncipr iMiIe nuutelle?... ■
L'o cri gcDéral d'indienalitin â'éWa des baors de In droite. La salle était debout, frémis^atile , les yeux s'ailumaicDl de colère, les gestes, les paroles, les cris menaçaieDl foraleur qui venait de ^lire siibîr à une chambre royaliste, — c'était l'impression universelle, — la réhabilitation du régiride. De ces poitrines haletantes il se dégageait nue atmogpht're cnflnuunée, et je ne sais quelle électricité morale qui ajoutait à la passion de chacun la passion de tous. L'attitude pleine de provocation de .M. Manuel qui, accoudé sur la tribune et son lorgnon h la main, promenait un regard dédaigneux sur Ici bancs de la majorité redoublait la fureur'. On distinguait de temps à autre, au milieu d'un aifrciix tumulte, des esclanialions telles que celles-ci, quî sortaient des bouches crispéïs par la colère : — a A l'ordre ! — C'est une infamie ! — Mwsieur le président, ne permettez point de pareils blasphèmes.— C'est l'apologie du régicide! — L'exclusion! — A bas!— A has! — Chassez-le! n
Le président de la chambre, qui n'avait pas cessé d'agitersa sunuette et de réclamer le &ilence, put enlin prononcerez paroles, qui ne furent entendues que d'un petit nombre d« députés ;
iii'ual iiiipossililc do ii
■ jms faiiv mnarquo
à loral^ur qu'il
C'osl !t Vlliiiairr itii (|Ojit'
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0 H. DuiWïCw J*
ini! que j'cniprunle ce <léla