‹ Histoire de la restauration (volume 3)Chapitre 7 sur 122 · CONSPIRATIONS : LES SERGENTS DE LA ROCHELLE · texte numérisé non relu

CONSPIRATIONS : LES SERGENTS DE LA ROCHELLE

Raoulx. La Vente suprême comptait sur le concours du 45* pour aider à Paris le mouvement projeté ; mais le général comte de France, commandant la première division, ayant reçu des rapports défavorables au 45*, le fit sortir de Paris, le 22 janvier 1822, et le dirigea sur la Rochelle. Bories emportait des cartes découpées et des signes de reconnaissance au moyen desquels il pouvait correspondre, par toute la France, avec les ventes des différents ordres, et même avec les associations secrètes qui ne faisaient point partie de la eharbonnerie proprement dite ; il avait été en outre présenté au généra LaFayette, chef du carbonarisme français ^ Le 22 janvier 1822, le 45* qiûtta Paris pour se rendre à la Rochelle, après avoir fait étape à Étampes, Angerville, Artenay, Orléans , Blois, Tours et dans un grand nombre de villes. Sur la route, Bories ne cessa point de faire une propagande active ; à Angerville, il fit des efforts pour affilier à la vente le jeune sergent-major Choulet. Il lui répétait que a les militaires n^avaient pas d'avancement, qu'il était impossible de rester sous un joug pareil. » Choulet repoussa ses instances, en lui disant qu*il était militaire et qu'il voulait rester militaire sans s'occuper de politique. 11 ajouta ces mots caractéristiques : n J'avoue que les journaux m'allument le sang; faites comme moi, ne les lisez pas. »

A Orléans, il y eut une rixe entre quelques soldats du régiment et les Suisses en garnison dans cette ville ^ ; ces rixes étaient fréquentes depuis que, par les journaux et par les brochures, on avait échauffé les esprits contre les Suisses, auxquels l'opinion révolutionnaire ne pouvait pardonner leur fidélité passée aux Bourbons, dans la sanglante journée du 10 août, indice et gage de leur fidélité dans l'avenir. Le lendemain

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