Acte d'accasaUon. — Voir le Moniteur du 18 août
Hiit. de U RmUot. — T. VI. 8
il y eut une seconde rixe dons laquelle Borie& reçut deux courpures de baïonnette au front, et fut arrêté el conduit au poste des Suisses ^ Il avait réuni quelques minutes auparavant les principaux afliliés de la vente militaire, au nombre de dixr huil,^ à V Auberge de la Fleur-de-Ljfs^ et leur avait anmmcé que Cl le moment approchait où ils aéraient appelés à agir, » et qu'ilfr recevraient bientôt Tordre de marcher sur Saumur peur concourir à renverser le gouvernement. D'après les instructions qu'il emportait, Bories croyait, en eflet, que le 45* n'arriverait pas à sa destination, et que, sur la route, il serait appelé à prêter main-forte à un mouvement général et décisif qui aiu'ait lieu dans les provinces de TOuest. Le chef de la vente militaire du 45* fut envoyé par son colonel à la garde du camp, ce qui le mettait sous la main et sous le regard de l'autorité, au moment où il attendait le signal de l'action et où il aurait eu besoin de toute la liberté de ses mouvements.
Quand le premier bataillon, qui avait quitté Orléans, lit étape à Biois, Bories, ne pouvant agir lui-même, donna ses instructions à l'un des affiliés, Lefèvre, ancien sousofficier de l'empire,, redevenu simple soldat du 45% et lui prescrivit de se rendre à sa place au rendez-vous où l'on devait trouver un émissaire de la Haute Vente de Paris. Tout se passa selon les rites mystérieux de la charbonnerie, des* tinés à la fois à préserver le secret et à frapper les imaginations. Lefèvre, s'échappant après l'appel du soir , à Saiat- Maure, sur la route de Chinon, trouva, à l'endroit indiqué.
1. « Bories, en état complet dlrreste, rencontre le sergent Koffmtn, de mon régiment, el lui dit : a Tu n'e» qu'une canaille comme lot autres. • Ki>irmAp cherchait à le caloier. Ils arrivèrent près du pont où se trouve un corps de garde occupé habituellement par un sergent et huit hommet. Le poste éteit commandé, ce jour-là, par le sergent Vetrens, chevalier de la Légion d'honneur et porteur de trois chevrons. Bories le poussa deux ou troi« fois. Alors le sergent le lit arrêter. » (Déposition du Ilcotenant-eoloiiel de Malllardoi. Audience du 1*' ieptombrv 1823.)