I . M. Duveririor de Ilaurnnii:^ fuit la in^uie remarque
LE CRÉDIT EXTRAORDINAIRE A LA CHAMBRE DES l'AIRI. 449
Observations d'une éternelle vérité ! Discussion de tribune qui rappelait le grand débat de Bossuet contre Jurieu* ! M. de Montalembert ^ ramena l'attention, qui s'égarait dans ces hautes sphères, à un côté pratique et vraiment politique de la question en signalant un nouveau point de vue :
a n est devenu clair pour moi, dit-ii, que le parti dominant dans les cortès, aveuî^lé par sa haine contre la France, cherchait à détruire dans la Péninsule notre alliance politique qui , depuis le traité d'Utrecht, est devenue le patrimoine de la couw)nne de France. Dès ce moment mon opinion a été fixée. »
Cet intérêt national qu'avait la France à ne point laisser substituer l'influence de l'Angleterre à la sienne de l'autre côté des Pyrénées était, avec l'impossibilité gouvernementale alléguée par M. de Villèle de supporter à nos portes le voisinage et la contagion de l'anarchie révolutionnaire de l'Espagne, deux motifs décisifs au point de vue de la raison politique^tM.Molé, dans le discours très-hostile au ministère
1 . « Le principe de rébellion, disait Bossuet, qui est caché dans le cœur
*^ peuples, ne peut 6tre déraciné qu'en ôtant jusque dans le fond, du moins
sux particuliers, en quelque nombre qu'ils soient, toute opinion qu*il poisse
leur rester de la force, ni autre cliose que les prières et la patience contre la
P"'**ance publique. » Cette plirasc incidente, « du moins aux particulicrt, »
^^ ^'Sne de remarque. Elle indique que Bussuet pensait qu'un contrôle régu-
'cr devait être placé dans les grands corps de l*Élat, et il achevait d'indiquer
^ P^^'ii^ée par cette autre plirase: • Les monarchies les plus cib:foluos ne laissent
I ^*^voir des bornes inébranlables dans certaines lois fondamentales contre
^quelles tout ce qui se fait est nul de soi. »
• ï^ère de l'illustre orateur de ce nom.
. • XjC célèbre pamphlétaire Cobbet écrivit, à celte époque, à M. de Château -
,, ^"^«^l, une lettre dans laquelle if reconnaissait celle double vérité. Il rappelait
f ^^ manière piqnantequelord Liverpool, si contraire maintenant à l'expédition
, .y^^^ïse en Espagne, avait, en 1815, prononcé cette phrase dans le parlement
^^^asion d'une participation à la coalition qui avait renversé Bonaparte :
^^18 avons le droit de vouloir que la France n'ait pas un gouvernement qui
. ^^*ïe le repos des autres nations. » Dans la suite de sa lettre, M. Cobl)et
^ ^^ it : • Comme une mesure de convenance, comme une mesure de politique,
*^^ guerre contre l'Espagne, ou plutôt contre la révolution espagnole, ou, en
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