‹ Histoire de la restauration (volume 3)Chapitre 85 sur 122 · DE BAYONNE A MADRID · texte numérisé non relu

DE BAYONNE A MADRID

a\aienl porté les armes, et rejetait ainsi les étrangers hors de noire territoire.

a Avant d'en venir à cette extrémité, disait-il en terminant avec un stoïcisme dédaigneui, il faudra bien des souffrances, il faudra des misères effroyables ; il en coûtera beaucoup de sang et beaucoup de larmes; il en résultera peut-être une anarchie affreuse et desmanx incalculables, mais n'importe, ce qu'il faudra faire, on le fera. >»

Ceux qui comparent aujourd'hui les réalités historiques qui suivirent , aux sombres chimères que Timagination échauffée du duc de Broglie voyait dans un avenir qui est devenu le passé, ne s'étonneront pas que les ministres de Louis XYIII niaient pas répondu à ce roman malveillant et sinistre. On laissa rentrer dans la nuit les fantômes évoqués par M. de Broglie, et Ton provoqua le vote de la loi qui fut adoptée par 93 voix contre 33.

Ou était arrivé au 9 mai 1823, le budget était voté, la session fut déclarée close. 11 faut dire où en était la campagne d'Espagne au moment où la session finissait, ou plutôt la con* duire quelques jours plus tard, jusqu'au 25 mai. Cela achèvera dexpliquer poiurquoi les membres de l'opposition la plus avancée, n'osant plus annoncer un échec dh*ect et prochain à nos armes, prorogeaient à une échéance plus éloignée les catastrophes soiis le poids desquelles ils voulaient accabler la monarchie.

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