‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 121 sur 213 · DISCUSSION DE LA CHARTE : RELIGION DE L*ETAT · texte numérisé non relu

DISCUSSION DE LA CHARTE : RELIGION DE L*ETAT

landa qu'on commençât par proclamer le principe esseni liberté des cultes, en ajoutant que ce principe une fois 1 serait temps de chercher si Ton pouvait accorder quelque de plus à la religion catholique.

de Montesquiou aurait dû prendre la parole précisément qu'il était membre du clergé, d'abord pour rassurer les iunions dissidentes , et en même temps^pour établir que ute devait commencer par affirmer la religion traditionet nationale de la France , et ne point faire passer avant affirmation solennelle les garanties subsidiaires données >mmunions dissidentes par l'article qui constatait le droit ique des cultes existants et leur liberté incontestée. Il t le silence. Il était embarrassé de son rôle. Prêtre éloigné s longtemps du ministère et ayant pour les fonctions élastiques une aversion si prononcée , que M. de YitroUes urut sa disgrâce pour avoir fait briller à ses yeux le chade cardinal *, il se trouvait affaibli par sa robe qui aurait fortifier. Son silence jeta de Thésitation parmi les comlires du Roi. Enfin >f . Beugnot prit la pai'ole et démontra peine que tous les inconvénients que Ton appréhendait , cuvaient prévenus par l'article 6. Dès lors , pourquoi nier vérité attestée par toute notre histoire, et récemment inue par le concordat, c'est que la France est catholique, tlique par sa tradition, catholique dans l'immense majorité îs habitants, dans son gouvernement? Le catholicisme it pas seulement une religion indi\îduelle , c'était la relinationale.

s paroles avaient fait de l'impression, et peut-être si l'on allé aux voix dans ce moment, le vote eût-il été favorable te opinion. Mais l'art de diriger les assemblées, de choisir >ment du vote, ce qu'on a depuis appelé la tactique parle-

N. (le Vitrolles affirme lui-même ce fait dans ses Mémoires^ Bis^ de la RetUur. 1. 26

40S CB&ITE IC iWt.

ineDltùre, élait dans son enfance. Le chancdier:

tout Ml ignorait les premiers ÀmentA. 0 d'

(Uscuibion qui était épuisée ; elle se perdit duu

lions particulières. Puis, dans un moment de àieuK, )Li

nier demauda la parole et dit qu'après avoir écouté ncc i

lion la discussion , il en étut encore à se demaader ce

Tullait (rnli-iidre par ces motâ : la religion de Vt-M.

il n'y moivait aucun sens; et, par suite, fl attathnit antt]

de prix à la place qu'occuperait cette décIaratioD, si vHtr deid

i-u obtenir une; mais U demandait que l'on s'occupAt Acl^

lîcle qui fuudait la liberté et l'égalité des cultes.

M. Ikni^utit idiait répoodre quand le chanceliLT lîl un îfm négatif qui semblait convenu avec M. de Moiite^]ui<Hi. b iii^me tcm[)s, il mit aux voit l'article 6 sur lu littccté I» cultes, qui Tut voté à l'unanimité. Il passait déjà â l'artidil. loi-s([ue M. Ili'iifi^uot fit l'emarquer que le chancelier, prvionl sans (liiulc le. v<i'ii de l'assemblée, avait, sans, la C'ia^aftsi iiccûrdé la priurilé à l'ailirli' C sur l'article 5. Haî^ rei\v ijas- (ion de priiirité n'entraînait pas le rejet de l'artide. et il nstâ il le Illettré ;ui\ voix. Le chancelier demanda à H. itanùttil \unlui1 piembvla pitrole; celui-ciréponditnégli£i<inmeiit< lie iiietliiit plus d'intéièt it l'ailicle proposé. H. Uuissj-^J ^las réclama 1(^ rtjet du larticlc, mais avec mdiiiâ d' Mt piitiiiiére victoire l'avait évidemment satisfit. M. i ijui rcmaiiiuiiil des syiiiptùmes de lassitude dans U n-i lie Miiilut p;is proUiii^ta- la discus>ion; l'article 5. deviiiu licle (i. fut Mité iiKilfîi'é une minorité de quatre voU qiù tdstii st^iile ciiHtrt- sou adtiptïon.

Le soir nièiiie de rcltc discusiiiiou, le roi Lolli^ XVIU, t;u connaissait les détails, disait à M. Beugnot gré de la manière dont vous avez défendu l'artirl.' n'UJ*| n'lij;it>n. Je sais que le débat était entre catholiqni-i et lanls, et que les philosophes ne s'en sont pas r r-lés, qii

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