DISCUSSION DE LA CHARTE : RENOUVELLEMENT
sera si rapide ne puissent prendre une véritable connaissance des affaires. En outre, avec une Chambre qui n'aura jamais un caractère définitif, puisque chaque année elle sera modifiée, le mînistèrene pourra jamais être sûr d'avoirune majorité, parconséquent il n'aura pas de politique arrêtée. Restaitrinconvénient de ramener tous les ans cette fièvi'e électorale qui fait de l'époque des élections un instant de crise. Au heu de rapprocher dans la vie de la nation ces heures difficiles, il faudrait les éloigner, et c'est pour cela que des élections générales revenant tous les sept ans vaudraient mieux que des élections revenant tous les cinq ans.
M. Lalné pensa au contraire qu'en divisant le danger de la crise par des élections partielles et annuelles, on le diminuerait. Au lieu d'une agitation générale et violente, on n'aurait qu'une agitation périodique, il est vrai, mais locale et douce. En outre, chaque réélection deviendrait un avertissement pour le gouvernement ; il connaîtrait ainsi les mouvements qui se feraient dans l'opinion, avec laquelle il doit marcher. S'il résistait à un premier appel, il ne résisterait pas au second, ou du moins au troisième. Ces impulsions successives étaient bien préférables à la commotion d'une élection générale, qui, au lieu d'avertir, renverserait. A ces considérations d'un intérêt permanent venait s'ajouter une considération d'un intérêt transitoire, mais important : u La France n'était-elle pas intéressée à consener la Chambre existante et à perpétuer l'excellent esprit qui l'anime, dans les cinq séries qui seront successivement appelées pour la remplacer? Cette chambre n'a pas cessé de cultiver, dans des temps difficiles, l'amour de la patrie et les nobles sentiments qu'il inspire ; sa voix n'a pas manqué h la France dès qu'elle a rencontré une issue pour se faire entendre, et, par ce qu'elle a souffert et osé dans d'autres temps, «'lie a mérite de montrer tout ce dont elle est capable sous l'empire des lois et de la liberté. »
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l; 7-1 -- -1-rili.i "'.•çiai*>D de la coounisâîoD. j-i i j. iri:lr< 3S -rt 40. qui exigeaient .r :: :: i-r^^ilL-- i li iV-i^ibn? iin cen? de lOOOfinuiei^ •.vL":i: :: :.- :•:: :-r^. r:»urle droit d'électorat un CM fv^'iir: «ir 3«.»*> :rjtL'>. i>< lit-iix articles àurent attaquèspff M. F'iil'jvîi : Jimîi^. di:-ii. dans les diverses eumilih ti>n- '^u: ?r son: -uc-.éd»^ depuis 1789, on ne conçut Filii d'un C'^u- :u-ri •levé. A-t-««u bien réfléchi au nombre «Il r»;?p^i;»r d'il .•miiiv? qu'j- Tun va éloigner de la Chambre Al d»:piit»''^. qui »-^t «>'prudant K/ plus noble sujet d^émulilHi qn'nii pui^:^e nffiii aux Fianoais ? Vous venez de dâibto .<riir 1111»' ('ti.iiiibiv d»? pair^ destinée à recevoir les notahBA d»- l.i FiMiic».* eu ?enioes, en naissance, en fortune; â HV *'\'\ftrz eijci.tiv r-Hit»» dtM'iiit'ix^ eondition pour la ChamiHV Al drpiitr.., um. allez fonder un gouvernement aristocnrlip dont .-«• l!'on\»Tont rxrlus une foule d*hommes de Uen ^ depui> trrntr ans, ont donné tout leur temps à la chMl publique, sans |)oursnivre d'antre salaire que le sentiment A bien qu'ils ont fait it la i^Tonnaissance de leurs concîtoyeDS.» M. Faidcon tmnina «ri invoquant son propre exemple. MenAf de rAssmdilrr roii>tituante, il n'avait pas cessé depuis b0 dt* donufT son trin|r^ à >on pays tant qu'il avait pu le faire ifH