‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 137 sur 213 · litn* «le» «lii4'« j )irt*\t't tHail \iuger · texte numérisé non relu

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CHAMBRE DES PAIRS; CHAMBRE DES DEPUTES. i45

B gouvernement semblait organisé. La Chambre des pairs éunissait au palais du Luxembourg, cet ancien palais du it, devenu la dotation de l'assemblée qui prenait sa place, dotations sénatoriales disparaissaient avec le Sénat, et se valent réunies au domaine de la couronne par une ordonîe royale; on les remplaça par des pensions viagères 6,000 francs.

B comte Barthélémy, vice-président du Sénat, fut nommé -président de la Chambre des pairs. C'était un homme K, modéré, d'un esprit distingué, sensé, honnête, dont inlécédents et les opinions étaient monarchiques. Il avait premier secrétaire de légation à Londres avant 1789, à >que de l'ambassade de M. de la Luzerne. Ambassadeur îuisse sous le Directoire , il avait laissé voir des disposi- 8 favorables à une Restauration. Enlin, membre du Direc- 3 , il avait été déporté à Sinnamari , comme suspect de ilisme, à la suite du 18 fructidor. M. de Sémonville, un de esprits fins et déliés, un de ces caractères faciles et insaiîbles qui surnagent au milieu de tous les changements, [ui appartenait par son origine à l'ancien régime, par ses )intances au nouveau. comme à l'ancien, fut nommé grand rendaire. C'était une de ces puissances des salons qui ont lours des aboutissants avec la foilune. Cette nomination tt l'inconvénient de mettre de fait dans les mains d'un ime peu sûr la haute direction de la Chambre des pairs, appartenait de droit au chancelier, M. Dambray, homme loyauté , de dévouement à toute épreuve , d'intégrité et de acité judiciaire, mais complètement étranger aux manège? la politique.

e Palais-Bourbon, bien national restitué à son légitime )riétairc, le prince de Condé, avait été loué pour la Chambre députés. Cette Chambre recevait un nouveau et grand rôle i Charte. Quoique venant après la Chambre des pairs dans

la hiérarchie houorilique, elle marchait de front avec elle poi les prérogatives poUtiques. Elle avait la même part qu*elbj la confection des lois ; de plus qu'elle , le vote préalable i l'impôt et kl pubUcitc des séances qui rappelaient, dansa temps donné, à jouer le premier rôle, surtout dans un praii la Chambre haute n'avait pas les mêmes racines sociales Hh même ascendant héréditaire qui ont soutenu laChambnAi pairs de TAngleterre en face des Communes. Le Roi, qoÊnik Uste des candidats lui fut présentée, choisit pour présidri M. Laine, à qui sa conduite courageuse devant Booapilr avait donné une grande popularité.

Le premier acte des deux Chambres devait être de répoiÉi pai* une adresse, à la communication qui leur avait étéfik Elles se réunirent aussitôt après la séance i*oyale, etuooi^ rent des commissions pour cet objet. Dans la ChamliRil pairs, il n'y eut point de discussion. Son adresse exprimAfti termes généraux une vive reconnaissance pour a les iodl^ tions fortes et généreuses » que Louis XYill venait de lÎBii*, et pour le bienfait de la paix qu'il appoi*tait à la France :< remaïquîi seulement que les mots à'octroi et de amaéf] avaient été évités dans cette adresse.

Il y eut à la Chambre des députés une assez forte !«■► tance à vaincru dans la discussion des bureaux. M. DurhAi: tléputé de la Moselle, ne dissimula point sou inteutioB f* pi'inier à la tribune son vif regret que le Roi eùi ocùfli une Charte en vertu de son autorité, au lieu d*acceplff' d'adopter une Constitution libérale. Selon lui, on du , eu exécution de la déclaration du 2 mai , présenM! l'examen des dfux grands coips de TÉtat le travail tuire des commissaires nonnnés par le Roi. u Cette concédée, di>ait-il, telle solennelle et solennellement ^J noncée qu'elle puisse paraître, demeure toujours réw**] par sa nature, et ne saurait tenir lieu d'un pacte social Bi^

^ADRESSES BES DEUX CHAMBRES. Hl

œnt débattu et concerté avec les trois branches du pouvoir êgislatif . »

Il fallut appeler M. Durbach dans le sein de la commission, composée des mêmes membres qui avaient présenté le célèbre rapport sur les communications diplomatiques à la fin de Wl3, c'est-k-dire de MM. Laine, Maine de Biran, Flauger-^ mes, Raynouard, Gallois. Ils eurent de la peine à obtenir de i, Durbach le sacrifice de son discours. Il ne suffit pas d'in- /Oquer cet esprit de conciliation dont le Roi avait donné Wemple , on dut lui fournir quelques explications sur le mot Poctroi, et entrer en discussion avec lui sur la portée de la ii^elaration de Saint-Ouen. Dans cette déclaration, Louis XVIII *a:^t pas rintention, dit M. de Montesquiou, de s'engager à HUûettre à toutes les corrections du Sénat et du Corps légisïtàf la Constitution promise, mais seulement à la placer sous Wrsyeux. M. Durbach céda à cet entraînement qui poussait f^K tous les esprits, du moins dans la Chambre , à ne pas *^ubler l'accord général; mais il se repentit bientôt de cette IlSérence, et son discours publié par la voie de la presse pro- •ifiit une vive impression. Les obstacles que devait rencontrer avenir commençaient ainsi à se montrer.

Cependant T adresse de la Chambre des députés fut, coimne

He de la Chambre des pairs, pleine de témoignages de con-

Kice, de joie et d'assentiment.

*■ La Charte constitutionnelle, disait la Chambre, promet à la France ^jouissance de la liberté politique qui, en élevant la nation, donne plus ^t au tr^uc lui-mèuie, et les bienfaits de cette liberté civile qui, en ^Qt chérir l'autorité royale, rend l'obéissance à la fois plus douce et • sûre. La durée de ces bienfaits^ parait devoir être inaltérable , lors- *'& arrivent au moment d'une paix que le ciel accorde enfin a la ^Ce. L'armée qui a combattu pour la patrie et pour l'honneur, et le 'pie qu'elle a défendu , reconnaissent à Teuvi que celte paix , signée les premiers mois du retour de Votre Majesté dans la capitale , due à l'auguste maison de Bourbon autour de qui la grande famille

•:n.kiiTE DC 1914.

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Lr'.r.r ripL-r?: . 1. '.'Ji^iWLr d-iS ï^Qtiiuents de la Chambe,fî iVr-:.!-" ± Il f.ÎT ■». Ç'rriir'dnoe du courant qui FentnkA •iepui-ï i-- «irruirr- j -iiri de l'Empire, vers le rôle des (0t muùrï i Ari^i '.-rrrr, ^i f'.ii ioTid désir de concilier ce «c^ rii^:rit iv-.: un d'rvoii'^m-rQt jiueère à Isl royauté, qui rapperti d p lix «irt b îibrrté politique i la France, se trouvait dqàNi* trHdiî.»r iii d'.h'jrs par U vi^jk-uce de la polémique q^h Chart»^ rru-rcit.iit entre les partis. Ce gage de la récondBiÉi du prir:;»; et du prt^sent devenait une ponune de discoA Cett»: irinrractiun destinée à contenter tout le monde ne faisait, pt>iir ;iiii-i dire, personne.

Lf^ p.'irti?:ins drs ««Histitutions librement débattues, M. lh^| Uii<\\ en tète, Tattaquaient vivement comme insuffisante àlH le fond, vicieuse et peu sure parla forme dans laqueb' a\ait i!\i'. discutée et donnée.

Klle ifétait pas moins vivement attaquée, dans les advrrs«*s, par ceux (|ui trouvaient toute nouvelle coi inutile. (Icux-làuiènies qui, sans être partisans des coust fi pnor/\ eoiiipreiiaicut qu\iprès une si longue absence et< ^M'aiids ehaugt'iuiMits, le Roi ne pouvait point ne pas a li's priuripes esseiilifls (|ui avaient sur>'écu au naul l'êvolutiuiis, critiquaient nun-seulenient la manière dort rlui>es a>ait*ul êfé laitt-s, mais le fund m^nie des choses.

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