‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 139 sur 213 · PÉRILS DE LA SITUATION · texte numérisé non relu

PÉRILS DE LA SITUATION

tre romnipotence napoléonienne un constitutionnalisme int, jaloux, et empressé à se produire. Elle avait à mar- • dans les voies d'un régime tout nouveau en France, sans r cherché à connaître, par des élections, les dispositions idles, les opinions dominantes, les intérêts de cette nation sQe était appelée à gouverner. Par une singulière anomaUe, introduisait le gouvernement représentatif dans la mate à centralisation la plus formidable qui eût existé, sans m put prévoir l'effet que produirait ce mélange de la rté politique avec l'omnipotence administrative poussée [u*à ses dernières limites. Cette difficile expérience allait tentée sans que le gouvernement royal possédât, dans représentation vraie et actuelle des intérêts et des idées mys, une lumière pour l'éclairer à la fois sur les choses à j et les fautes à éviter, une force pour lutter en même ps contre les embûches et les attaques de ses adversaires is entraînements et les imprudences de ses amis. Situation ae de périls! Les écueils étaient à chaque pas, et les tes n'avaient pas plus que les passagers l'expérience de la lœuvre et la connaissance des parages où naviguait le seau de l'État. Sans doute la faveur pubUque accompait le gouvernement royal au départ, et l'immense assentiit qui avait accueilli la Restauration à son avènement la Bit. Mais ce n'était là qu'un appui moral, et la réalité, tou- B au-dessous de l'idéal, sans parler des fautes inévitables ï une position si difficile, pouvait l'affaibUr. Les deux -s forces organisées, l'armée et l'administration, dataient Smpire. L'armée surtout, qui avait conservé l'organisation ïiale, en partie même les numéros des régiments et les sous \ivaces de leurs légendes historiques et de tant de proiiiilitaires accomplis avec Napoléon, appartenait plus ^pereur qu'à la France. En outre, d'un bout du royaume ^tre, il y avait comme une suite d'étapes militaires, for-

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