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GRADES ET DÉCORATIONS

IX qui sollicitaient leur intervention, qu'à portée dé juger qu'il était possible d'accorder et ce qu'il était nécessaire de bser. Les militaires de l'Empire auraient dû voir, sinon 38 chagrin, au moins sans colère, des grades donnés à n qui avaient combattu dans les armées vendéennes et iMléennes. Ils ne pouvaient refuser de les reconnatti^e pour vaillants soldats, et la monarchie* pour laquelle ils avaient nbattu étant acclamée parla France, les épaulettes étaient à r place sur les bras qui avaient tenu et pouvaient encore îp bravement l'épée. Mais, pour un grand nombre, les prêtions et les protections suppléèrent aux services. !k>mme il arrive fréquemment, un incident futile rendit, 1814, tous les hommes de cour très-avides de ces gi'ades. n'avait repris à la cour, ni l'usage de la poudre, ni l'habit >îllé. Chacun , à l'envi , voulut avoir un grade pour avoir droit de porter un uniforme, et le ministre de la guerre, igé de plaire à la cour, se trouva sans défense et sans force itre ces sollicitations ' . Il fallait naturellement proportion- ^ le grade à la qualité et à l'âge de l'impétrant, cai* on ne avait donner l'épaulette de sous-lieutenant à des personnes considérables et déjà avancés dans la vie. On vit donc ^ colonels qui n'avaient jamais commandé à deux honmies, QQéme des généraux qui n'avaient pas vu le feu. La plupart ^itinrent d'abord ces grades qu'à titre honoraire, et, sui- Càt l'expression usitée, pour tenir rang; mais quand ils eu- ^t le grade, ils voulurent la solde, et plusieurs l'obtinrent ^ le successeur du général Dupont. C'était un abus qui fut ^cment senti par les âmes militaires. Obligé de plaire à une isse de solliciteurs protégés d'en haut, le ministre avait inlontairement nui à la royauté.

II y eut dans la marine quelque chose d'analogue. Sur la

1 . Les Mémoires inédits de M. de VitroUes et les Mémoires récemment paét de M. le duc de Ragose s'accordent sur ce fkit.

462 SESSION DE 1814. — CONGRES DB TlUnn.

proposition du baron Mcdouet, une ordonnance fut Tendiie,k 25 mai 1814, pour laisser au gouvernement la faculté tfaimettre dans la marine royale « les oflici^^ qui, après wm quitté le service de France, auraient continué de naviguera service d'une autre puissance maritime ; ceux qui ont sunta au désastre de Quiberon ; ceux enfin qui, depuis leur itsMi en France, ont été repoussés. » L'ordonnance ajoutait §■ ces deux dernières classes d'officiers pourraient obtenir ■ grade immédiatement supérieur à celui qu*ils avaient k Ttfh que où ils avaient quitté le service de France. Cétait 8*eip^ scr, pour les deux dernières catégories, à d'assez graves ilconvénients, car on rappelait ainsi au senice actif des homBH qui avaient perdu l'habitude de la mer.

Ces mêmes servitudes que subissent les gouveraenHH nouveaux ou les gouvernements anciens, qui, & leur reloa; ont à payer les dettes du passé, amenèrent les ministreil multiplier les décorations. Il y avait d'innombrables demanfa et, pour rendre le gouvernement agréable, on évitait de tiplier les refus. 11 avait paru politique, en outre, de liser la croix de Saint-Louis dans l'armée, en attachant II insignes de Tordre militaire de la monarchie sur la poillBl! de ceux qui avaient conquis leurs grades à Marengo, à HolMfr linden, à Auerstœdt, à Austerlitz. On avait pensé, en temps, que c*était une manière de rapprocher toutes les res de la France, que d'attacher l'étoile de la Légion neur, où Timage de Henri IV avait l'emplacé celle de Na] sur la poitrine de ceux qui avaient combattu pour la chie.

Cependant, il e^^t juste de le dire, le nombi*e, déjà trop (le demandes accueillies par le gouvernement devient si on le compare au déluge de placets, de suppliques, de «^ licitations de tout genre que chaque jour apportait. Le Roi, princes, les ministres <'n étaient accablés. Il y en avait ai

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