DISCUSSION DU BUDGET
[es toutes les recettes spéciales des communes et des dé- ^ments , ainsi que tous les centimes dont la centralisation triale elle-même avait laissé la disposition aux conseils raux et remploi dans les localités. Ce fut ce qu'on appela éunions au Trésor par confusion. En même temps , les $ts reçurent Tordre de poursuivre avec la dernière rigueur, lébiteurs de l'arriéré pour les indemnités de réformes de eription. La centralisation et la suppression des libertés les se trouvaient ainsi poussées aussi loin que sous TEm- » et la fiscalité de ses dernières années égalée. En exagérant ( Tapplication un principe juste, la fidélité aux engage- (ts, on faisait naître le mécontentement dans les départeitequi avaient cru respirer plus librementsous la monarchie. e budget fut longuement discuté dans la Chambre penr la dernière quinzaine du mois d'août. L'opposition mant de bases solides pour contester les évaluations minis- Ifes, comme le ministère, d'après ses propres aveux, avait que de bases solides pour les établir. On en était réduit deux côtés aux hypothèses, par suite du désordre finaudes dernières années, et en présence de l'incertitude des ttes. Néanmoins, le projet du baron Louis fut fortement |ué sur quatre points : l'exagération de l'arriéré ; le sort :al des nouvelles et des anciennes créances; la surcharge osée aux départements par les 60 centimes additionnels Tondus avec le principal de la contribution directe, sans m laissât aux comnmnes la disposition d'aucune ressource le ; enfin la vente des trois cent mille hectares de boisi notable dommage apporté à la fortune forestière de la ace, ce grave danger pour la sûreté d'une partie de nos girtements, que le défrichement de tant de forêts exposait à inondations périodiques '.
Un des membres de la Chambre, M. Dufort , fit un tableau eftnyêni et
494 SESSION DE 1814. — CONGMÈS DE TIBIIIIE.
Le baron Louis fut obligé de monter plusieurs fbii& àhtnbune pour défendre le budget. Q a£Brma, pour les imtiiMi iidditionnels , qu'on n*en payerait pas plus en 18iS quepvb passé. Cela l'amena à révéler les excès jusqu*auxquds ak contribution était arrivée sous TEmpire : en 1812, rAideAi avait payé jusqu'à 81 centimes additionnels, elle Cher jafA 69. La moyenne payée en ce moment par les d^iarteiMi était de 47 centimes. Le ministère en demandait 60. Dd^ guait que ces ressources étaient nécessaires pour bire h» neur aux engagements de la France, pour rétablir son ciédlë éloigner à jamais les réquisitions et les mesures désastraM employées par le dernier gouvernement. « La France, diiilii était eu faillite, il faUait la réhabiliter en la montrant fldihà ses engagements. »
Il excusait la vente de trois cent mille hectares de boii,^ alléguant la loi de la nécessité. Il promettait du reste qim réglerait cette vente de la manière la moins dommageahka forêts et la plus utile aux finances. Il évaluait le sol forestkrè la France à quatre millions d'hectares, dont deux wSSêB appartenaient aux communes, et étaient inaliénables, qMB cent mille à TÉtat. C'était donc le cinquième des foiAià l'État dont il s*agissait d'autoriser Taliénation. Il justifiait R^ térét de 8 pour 100 attaché aux bons du Trésor, créés fÊÊ payer les créanciers qu'on ne pouvait désintéresser inuDid'
prophétique îles iiicon\éuientâ dus défricheiueDU. « Les Pyrénéei, dH-B, rouvertes de vieux arbres ; on y ùi, vers le milieu du dernier tiède, d« lationit Immenses et inconsidérées. I^s neiges amonoeléee mr leon d lruu^aionl. avant celle époque, abritées par les arbres et né t'éeoolaiarf < une fonte graduelle qui alimentait les rivières. Maintenant, dèi que kt rayons du printemps les pénètrent et qu*clles sont frappées par lee nord, elles Tondent avec une rapidité extraordinaire et cément det iiieiitri terribles; la Garonne surtout, pendant troii mole, meneeelet plaines qui la bordent d'une dévastation ain*euso,et, privée d'eau elle ne présente plus les mt^mes ressources h la nevigaUGn. • (I M) août IKI I.)