BIENS NON VENDUS *. DISCOURS DE II. LAINÉ
Tàt pas quelques secours ? A cette Uibune , quelqu'un a lODcé hier le sinistre augure d'une guerre possible. Si ais les ennemis nous attaquent , les émigrés comme leurs ints se réuniront avec les nôtres pour défendre le terri- 3 menacé , et cependant la plupart d'entre eux , ceux à qui ne rend rien, ne trouveront rien à défendre que le Roi et les léreurs de leurs propres domaines. Après avoir combattu, r versé leur sang pour leur Roi, pour leur patrie et les nou- IX acquéreurs de leurs biens, ils ne vous demanderont rien ) doute ; mais si vous jugez à propos, à cause de leur indice, de leur malheur, d'écouter l'humanité et alors la reconsance, pourrez-vous souffrir dans la loi une déclaration qui i interdise ces sentiments , et qui les interdise à vos succès- *s ?Non, Messieurs, je ne crains pas que l'assemblée ait épuisé rie présent, encore moins pour l'avenir, les trésors de lajus- > et, j'ose le dire, les trésors de la miséricorde nationale. » ette grande et intelligente éloquence, réconciliant tous les ints de la même patrie , refaisait l'unité nationale que l'exi des motifs de M. Ferrand et le rapport de M. Bedoch tenot à détruire, et, guidée par l'inspiration d'un noble cœur, trouvait la forme sous laquelle la mesure proposée pouvait acceptée par la Chambre de 1814. L'assemblée, électrisée ce discours, se leva tout entière, comme si la belle Ame I. Lalné fût devenue celle de tous ses auditeurs. Un seul iité, M. Flaugergue, combattit avec violence l'opinion de istre orateur, mais il ne put changer l'opinion de l'assem- . L'article proposé par la commission pour fermer l'avenir )Ute indemnité fut repoussé près u'à l'unanimité, et Laîné , qui avait conquis le vote , renonça de lui-même à pression de son discours, pour ne pas prolonger un débat leux*. La Chambre vota l'amendement qui proposait de
Un membre qui al laqua ce discours comme attentatoire au respect dû à U it arrêté par les cris : A l'ordre! poussés de toutes parti.
512 SC5SI05 DC 1814. — C05GlliS DB TIE!f!fS.
substituer le mot de rendra à celui de resiiiuer^ rectifia k projet liu gouvernement qui n'attribuait aux émigrés sur Itt biens rendus que les termes à échoir, en leur attribuant aoa les termes échus, et. le 4 novembre, vota le projet ainsi amendé à une majorité de 168 voix contre 23. La gauche extrême co» battit seule d'une manière absolue le principe de la Imelli n.jetâ au scrutin. Sur les bancs opposés, des voix s^âevjrat pour demander qu elle prit une extension qui , après b pnmulgatiou de la Charte , était devenue impossible. C'était » placer aussi dans Tabsolu au point de vue opposé , au riaq» rie soulever des alarmes qui créaient des périls. Sans dootf k vote fut favorable au gouvernement, mais la discussion mi été fâcheuse pour lui. Téméraire avec M. Ferrand, dur eCiisensible avec le baron Louis, il n*avait dû le salut de la VA qil M. Laine.
La loi sur la restitution des biens non vendus portée à h Chambre des pairs ne rencontra pas d^opposition. Elle déni pour un des chefs les plus illustres et les plus justement erih mes des armées impériales , le maréchal duc de Tarente, ^o^ casion d^une proposition qui compléta la généreuse pensée à M. Latné. Confondant dans la même mesure de répanlMi rinfortune des émigi*és spoliés par les confiscations rérohtionnaires, et celle des membres de la Légion d'hoimeur fôvés de leurs dotations par suite des désastres de rEmpire,fi depuis deux ans ne payait plus les revenus des dotations, é\ des réductions que la chute de TEmpire et les articles seciril du traité du 30 mai avaient opérées dans les revenus de hj Légion d'honneur \ le maréchal Macdonald demandait qa*v
1 . L'aiiiclc ciiiquirmo et dornittr des dlipulalions Mcrètet était ainii oflp'i « 1^ rciioiirialion i-oiilcmio tlaiis rarticlc 1 8 |>ar les puiMancet alliées est h la condition pxproMi* «pic la France renonce de son côté à toutet les lions (|ui |>ourraitfnt Ctre formées par elle à titre de dotations, de do ro^t^nu.t do la Légion d'honneur, de sénaloreriet, de pensions et chartf«*!« do eotto naturo. ■