BIENS NON VENDUS : PROPOSITION MACDONALD
nte annuelle de 12 millions fût inscrite au budget à partir I 1816, pour être appliquée aux émigrés dont les biens aient été vendus, et aux légionnaires dont les dotations excédaient pas 2,000 francs. Le maréchal trouva, dans la ance du 3 décembre, pour formuler sa proposition , des pales aussi nobles que celles de M. Laîné à Tautre Chambre ; Hait le même sentiment , le même langage de patriotisme , ! haute raison politique et de réconciliation. Admis dans la séance du 18 décembre 1814 à motiver et préciser sa proposition du 3 décembre, le duc de Tarente mmença par étabUr Timpossibilité matérielle de revenir r les ventes révolutionnairement opérées. Il constata qu'il ait été conclu directement avec Tautorité 1,055,889 ventes '. domaines nationaux. En supposant à chaque acquéur originaire une famille de trois personnes , on obtenait 167,667 individus intéressés aux premières ventes. Si Ton limait les proportions communes des mutations et des irtages au nombre de trois encore, on obtenait 9,503,001 dividus intéressés à la stabilité des ventes. Donc, le Roi ait fait ce que la patrie pouvait attendre de son cœur et de politique, en étendant son sceptre sur 1 irrévocabilité des «tes nationales. Puis, le maréchal continua ainsi : « Auard*hui , les émigrés reparaissent parmi nous protégés par vieillesse et le malheur; ce sont des espèces de croisés qui it suivi Torillamme en terre étrangère et nous racontent ces ngues adversités et ces tempêtes qui les ont poussés dans le )rt où ils avaient perdu l'espoir d'aborder. Qui de nous pourit se défendre de leur donner la main en signe d'alliance emelle?Nos cœurs ont été émus. Si les leurs sont restés us froids, faut-il s'en étonner? Le retour du Roi dépositaire 5 l'olivier de la paix dépassait toutes nos espérances ; une ule des leurs est réalisée. A la vérité , le premier de leurs eux est exaucé, les tours de saint Louis ont revu ses au-
Hitt. de la ReiUor. I. 33
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iTiEZrfé hruT^i-rn. Mils :^i't dr changements opérés dans cette FriiyiT ri j:-i-.cii;>'i^rrir4r!yaede destructions consommées! V-if It r^Tt-rr prié^Tre-î evmouîs en un seul jour, après am T-.c peiiiiz-. :.i:L: dr liuiii la consolation de Fexil! Descendov iiii Lé liUTïî i-:ur ju^er no? semblables; plaçons-mMB liLî Li >^é:û-L 'î^-^ j^ décris. Ajoutons au sentiment qu'ele L.uj ii^ilrrrii". crr,e derté. compagne de Tinfortune, et ■ ■ ir u Ôt i-iT-iiTTr dei phinte? Milgaiies sur Taccueil des bm :ui li.Uï ?.:.: rtiidus, reconnaissons des Français au cabe ■iu d-esîii'.ereîS^ci'rîit de la plupart d'entre eux et à la noble» •ieieur iviîudi-.
>« l!Lj:-:-rt^r-t-ii à la tranquillité publique qu^ils la changeai? .Vloi^ il : au: changer leurs rapports. Autrement nos rampag^» ^erL-ut cernées d'agitations secrètes, indéterminées par qui trii sont la cause. Le retour d*une seule famille exilée t-il dans une eL>ntiée l'objet de la curiosité et des entretiai .loiiit.'ïti.iue?? il deviendra, le jour suivant, le motif des aflktiun^ de queliiues-uns, le lendemain celui des alarmes de^ -ieurs autres. Les rtcits, les propos, les suppositions fol^ rout de boucht* en bouche. Une fois les intérêts de la pt»priêté ou c.u\ de Testinie publique mis en jeu , on païkn aux passions ; elles entreront en effenescenee , soii qu*M vieillard ait jeté un regaid douloureux sur son ancien donuai^ soit qu'il ait essayé d'en détourner les yeux. Je soutiens (|bI| ce fait aura, s'il n'a déjà, les conséquences les plus désastreu» pour la tranquillité publique. Or, comme ce fait, TexisteHl des ancien^ propriétaires en présence des acquéreurs, ne pert ni ne doit cesser d'être, j'en ai tiré cette couséquence fallait >ous faire connaître l'abîme, et nous lancer, pourk fianchir, armés de toutes les forces et de toute la gêné de la nation. »
Après avoir ainsi fait apparaître à la tribune la sit \raie, l'antapouisnir fatal des intérêts anciens et des intéitt