SITUATION A LA FIN DR DÉGBMBRE
M. de La Fayette, les premiers mots de plusieurs bonnes phrases K » Ils l'envisageaient donc comme un principe dont il restait à tirer les conséquences, et ils prolitaient des attaques d*une partie des royalistes contre plusieurs dispositions de la Charte pour douter, affecter de douter, et faire douter de son maintien. Le ministère, malgré ses efforts, n'avait pas réussi à les contenter. Comme il obéissait à des tendances hétérogènes jusqu'à devenir souvent contradictoires, il y avait telles de ses démarches, de ses paroles , de ses ordonnances , de ses lois , qui leur avaient fourni des griefs dont ils s'étaient servis pour émouvoir les esprits. Ils étaient en outre bien plus exclusifs encore que les royalistes quand il s'agissait des emplois publics. Si ceux-ci les revendiquaient comme seuls dévoués, ceux-là les réclamaient comme seuls capables. Il semblait qu'on leur eût dérobé tout emploi qu'on ne leur donnait pas. Or si la grande part avait été réser\ée aux hommes du régime impérial ^, il y avait eu au profit d'un certain nombre de royalistes des exceptions motivées par une faveur particulière , comme il y en a sous tous les régimes, et qui avaient irrité profondément le parti contraire. Dans ce camp , on attaquait donc tout à la fois et le ministère pour ce qu'il faisait, et les anciens royalistes pour ce qu'on les accusait de vouloir faire. On opposait aux souvenirs des crimes de la Révolution, qu'on réhabilitait hardiment, le souvenir des abus de l'ancien régime, dont on leur reprochait de conspirer le retour.
Cette faiblesse du gouvernement, s'accroissant chaque jour par les luttes auxquelles il ne pouvait mettre un terme, profitait à deux partis hostiles qui commençaient à se recruter