‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 179 sur 213 · Mémoires de La Fayette, tome V, page · texte numérisé non relu

Mémoires de La Fayette, tome V, page

2. M. de CIluteaubriand dit, dans la Monarchie êtlon la Charte, en parlant de cette t'^poque : « Quoiid on allait se plaindre d'un mauvais choix ou proposer un royalUlc, on Répondait : Nous irions partout chercher un bonapartiste habile s'il voulait ùlre employa. ■

de tout ce qui se détachait du gouvernement royal. C'étaîl k parti bonapartiste proprement dit, qui mettait ses prindpilei espérances dans Farmée , et le parti révolutionnaire, qoi, se séparant du parti constitutionnel, dont le désir eût été de consolider le nouvel ordre de choses , tout en Tébranlant, commençait à chercher une nouvelle combinaison de nanavl donner Tasccndant à ses idées et à ses hommes, sans entrew d'une manière précise quelle serait cette combinaison. Toulk monde avait le sentiment de Finstabilité d'un pouvoir qui,a lieu de s'affermir, décUnait en s*avançant, et Tidée qu'il ne pouvait durer accroissait le nombre de ses adversaires ardoli à pousser à sa chute pour en profiter.

Comme il ai*rive quand la situation générale d'un payspod un caractère de gravité marqué, les incidents les moins conâdérables acquéraient de l'importance. La ville de Paris donoi une fête et un banquet au Roi, le 29 août. La composition de h liste des convives appelés à s'asseoir à ce banquet devint une aifaire d'État. Au lieu de choisir à la notoriété municipak oa urbaine de leurs maris plusieurs des femmes qui devaient avoir cet honneur, on eut la fâcheuse idée de composer une Ssie de dames titrées, qui , au nombre de trente-quatre, devaiotf s'asseoir à la table du Koi avec les princes de sa fimiille. Les femmes des membres du conseil municipal se trouvèrent ainâ exclues du banquet , à leur grand déplaisir et à celui de kff fiunille. Uans le programme de la fête publié par M. deChabnl, on lisait ce qui suit : ((Suivant les anciens usages, le corps maûcipal Jouira de la prérogative de servir le Roi à THôtel de ville. »

Assurément il n'v avait là aucune idée blessante « car «s fonctions étaient remplies, dans l'occasion, parles plus grands personnages de la monarchie; miiis les mœurs changent aifc le temps, et ce cérémonial n'était plus dans les mœurs ^ Ea

1 . Le Roi fut servi par M. de Chkbrol , préfet de la Seine, aidité da

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