COMITÉ DES CINQ. — COMITÉS SPÉCIAUX
.commission générale chargée de présenter à l'universalité du congrès des propositions sur lesquelles il aurait à statuer. Il avait demandé en outre que la conmiission générale nommât des comités spéciaux chargés de préparer ses travaux. La première partie de cette proposition, qui aurait changé le congrès en une assemblée délibérante devant laquelle les grandes Puissances auraient joué seulement le rôle de rapporteur, fut rejetée comme inacceptable, parce qu'elle subordonnait les principaux États à l'oligarchie des petits. La seconde partie fut adoptée. La réunion de tous les membres du congrès en une assemblée générale fut ajournée à un temps plus favorable qui ne vint jamais. Au lieu du congrès de tous les États de l'Europe, on vit donc le conseil des grandes puissances traiter toutes les questions, en invitant les puissances secondaires qui pouvaient y être intéressées à accéder -à ses décisions, à mesure qu'elles étaient prononcées. Seulement on occupa les plénipotentiaires de ces puissances dans les comités spéciaux, ce qui leur donna une occupation réelle et une satisfaction relative , en créant en même temps une illusion d'optique pour l'opinion du dehors qui suivait les travaux du congrès.
Ces comités furent très-nombreux. Il y eut d'abord un comité de trois plénipotentiaires pour l'enregistrement des pouvoirs; puis \int le comité des huit puissances signataires du traité de Paris pour les affaires européennes, qu'on distingua des affaires d'Allemagne. Ce comité des huit se réduisait à cinq puissances pour les grandes affaires : l'Autriche, la France, la Grande-Bretagne, la Prusse et la Russie; l'Espagne, le Portugal et la Suède n'étaient appelés que dans les affaires où ils avaient un intérêt spécial. Toujours est-il que ce comité, formé tantôt de cinq, tantôt de huit personnes, fut réellement le congrès de Vienne. Il déféra la présidence de ses déUbérations au prince de Metternich. Il y eut un comité allemand, formé d'abord de PAutriche, de la Prusse, de la Bavière, du Wurtemberg et du
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578 SESSION DE tSIi. — CONGRÈS DB VIEHNE.
Hanovre, et dans lequel eutrèreat sur la lîn tous les prin» souverains d'Allemagne; un comité des afbires de Siûasc, formé des cinq grandes puissances européennes; une cobmission de statistiquo, chargée de déterminer d'une manière précise la valeur des territoires conquis sur N^Mléon et sa alliés; une commission relative à la navigation des fleunsd des rivières ; une commission pour les affaires du roi de Sa^ daigno, sauâ parler d'un assez grand nombre de comités codslitués pour des affaires d'un intérêt moins général.
Ou comment'a par enregistrer les pouvoirs des hautes paih sances siguatJiires du truite de Paris, puis ceux des aulRi li)tats. Les plénipotentiaires de Murât comme roi de iiajia, ceux de Ferdinand comme roi de Sicile, ceux du roi de Sau, de la république de flcnes, de la Suisse, de Venise, fnrrt admis ii cet enregistrement , comme pour marquer que la questions restaient entières jusqu'à la décision du coDgRl. Le cardinal Gousidvi, plénipotentiaire du pape, dut nirtart son admission dans le congrès, d'où l'Autrichei qui vouki conserver les Légations, a\ait inléiCt à l'exclure, à l'appiù posi-véraut du prince régent d'Angleterre, qui n'avait pas odA que le prétexte dos pei'sécutions contre le pape Pie Vil toA ét« le rt;fus de CL-lui-ci de déclarer la guerre à l'Angletem, attendu , disait le saint Pontife , que l'Angleterre étail UM puissance thrélienne.
Le but spécial du congrès était, on l'a vu, de faire la distiibillion des tL'iTitoin.'s conquis sur Napoléon et ses alliés, il lieu de compter par territoire, on compta par population, «t c'est ainsi qui- la commission de statistique arri^'a k fiier h butin au chifl're de trente ut un millions six cent quatre-iîigl> onze mille deux cents ûmes, à partager entre les 'Mwiqui Mais à l'occasion du partage du butin, l'intitulé lies com î'i<ins nonniiées suflit pour l'indiquer, les grandes de l'(ir^%niisaliiin uuuvelli' de l'F.urope se trouTai"iit n