SAXE ET POLOGNE : TRAITÉ SECRET DU 6 JANVIER
famille, et le dernier et le plus persévérant allié de la France; signé par M. de Talleyrand, que la connaissance approfondie qu'il avait des affaires européennes aurait dû rendre plus attentif aux inconvénients du traité , ou tout au moins plus exigeant en le signant. Sans doute, il est beau de sauvegarder la civilisation de TOccident contre une agression possible venant du Nord, mais il faudrait d'abord que cette agression fût probable, et l'immense développement du territoire de la Russie, le peu d'étendue de ses ressources financières, la rendent plus propre à la défensive qu'à l'offensive. Il ne faut pas se payer de grands mots quand on a affaire à des gens qui vont au fond des choses. Le traité du 6 jamîer, outre les dangers immédiats qu'il entraînait en nous aliénant la Russie dans des circonstances où, comme l'événement le prouva, nous pouvions avoir sitôt besoin de son appui, avait donc des inconvénicîub^ intrinsèques et fondamentaux.
Ce traité connu ou soupçomié exerça une grande influence sur les délibérations du congrès. Si le texte m(}me de cet instrument diplomatique restait caché à la Russie et à la Prusse, l'entente des trois puissances unies était visible, elle se retrouvait dans toutes les questions, et le ton confiant et décidé de l'Autriche aurait suffi pour révéler qu'elle se sentait appuyée. Peu à peu la résistance de la Russie et les prétentions de la Prusse fléchirent. Après un nouveau projet présente par la Prusse le 12 janvier 1815, après un contre-pmjet autrichien qui suivit bientôt, vint une réponse conciliante du prince de Hardemberg, insérée au protocole du 8 février 1815*,
1 . 1^ prince de Hardemberg airoptail le contre-projet autrichien, à la réserve de quelques points ipii lui paraissaient indii!pensabl<'s à lu rcconslruction de la l>russe<- Il consentait ù ce que le roi de Saxe fût rétabli dans une partie de ses £tats, puis()u'on ne pouvait étaldir ce prince ni en Italie, ni en Westplialie, ui suriarive i;aucliedu Khin, comme lu Prusse l'avait su(*cei4si\emenlpro|>osé. Voiciles modi- Ik'^Uous qu'ildemandait. 11 Taisait observer, quant à la Saxe, qu'on allouait, il est vrai, àta Prusse ta moitié de ce pays en surface, mais la partie la moins fertile du
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qui lit apercevoir l'espoir (rime, solution; la Russie consentail à se relâcher de ses prétentions sur la Pologne ; elle renonça à s'avancer jusqu'à TOder, et se contenta de la partie orientale du grand-duché de Varsovie, à laquelle elle s'engagea à donner une constitution. C'était la portion, à beaucoup près, lapins considérahle de ce duché; et, dans ce démembrement, la partie principale conserva le nom qu'avait porté le tout. Alexandie semblait décîidé à réunir à ce tronçon tout ce qu'il avait acqué de la Pologne dans les partages antérieurs, et les instances de l'Autriche et de la Prusse, qui craignaient que cette Pologne constitutionnelle n'attirât, comme un aimant invincible, les membres disjoints de la Pologne qu'elles avaient reçus en partage , ne réussirent qu'à demi à dissuader le Czar de son projet, bien que ses plus fidèles senileure hii représentassent qu'il courait de graves périls de la part de ses sujets, s'il détachait de son empire les plus belles conquêtes de Catherine. La portion occidentale du grand-duché de Varsovie, comprenant Dantzick , Thorn , Culm , Posen , un quart à peu près de h grande Pologne, fut rendue à la Prusse. Cette dernière puis-
royaume. Il nk'lamail Leipsick dont la possession était néceuaireàla Proue le rapport de l'opinion, sous celui de la dt^rense militaire et soiu celai da mcn-e. Uconsenluil à des stipulations protectrices du commerce de celle ville l'étranger. Il demandait que la part de la Saxe faîlc à la Pnuae fût porMeâ 855,303 habitants. Le roi de Pruss^cne se diargeail despa^'s qu'on lui oflMlar la rive gauche du Rhin (|ue pour le bien général, l/cmpereur de Rnteie ïïpÊi déclaré no pas vouloir sn di^partir des limites adoptées dan^ le Juché de Vafwilr. excepté à Té^'ard de la villc^de Thorn et de son ravon qu'il offrait à la PmMe, I ne |)ouvait être question d'une rétrocession du district de Tamopol pourepéRT une extension des lindtes prussiennes du côté de la Warlha, Le plénipoltvUikv de la (irande-Hretagne, avant proposé de porter le lot de la PruHe lur la riw gauche à 1,1 00, 000 habilants, et de réduire ractiuUilion & laquelle la PNM avait accédé à 200,000, la Prusse acceptait ces deux modlflca lions. Elledc^M» dait la moitié du pavs de Fulde comme lui étant nécessaire pour ses arrangoMili avec les maisons de liesse et de Hanovre. I^ Prusse reAisalt les possesfioot Al princes médiateurs de Westphalie oiTcrtes par le contre-projet sutrichleB-cliM voulait pas opprimer ses co-Ktats , et ne voulait entrer avec eux quedamlei tions qui seraient établies par le pacte lédéral.