NÉGOCIATIONS SBCRÈTES : TRAITÉ CONTRE MURAT
int à étiiblir que, depuis qu'il avait signé la paix avec TAue et r Angleterre, Murât n'avait pas rompu tous ses rapports
le gouvernement de Napoléon, et avait joué vis-à-vis Europe un double jeu. Des copies certifiées de ces lettres it remises au duc de Wellington et à lord Castlereagh,
prince de Castelcicala , ambassadeur du roi des Deux- 88 en Angleterre , reçut en dépôt les originaux , et fut çé de les porter à Londres. Quelques copies de ces docuts, restées dans les mains de M. de Blacas, devaient ameihistard un incident diplomatique assez grave. Le 12 mars, çleterre, convaincue de la perfidie de Murât, n'hésitait , et les puissances réunies à Tienne , après une commuion des mômes documents faite par le duc de Wellington, crivirent à la chute du roi Joachim *. Il faut ajouter que uit des menées du beau-frère de Napoléon en Italie venait inueUement éveiUer la sollicitude et les appréhensions des sances. On parlait de rapports noués avec les sociétés ites et de correspondances avec Tile d'Elbe, et le grandde Toscane avait formellement demande, au nom de la lé de ses États, la déchéance de ce voisin dangereux, ique dans l'arrangement négocié avec l'Angleterre et l'Aule, cette dernière puissance se fût réservé le soin d'exér en ItaUe Tarret porté contre le beau-frère de Napoléon *,
Le prince de CaMtelcicala éorivail plus lard au comte de Blacas : • Quand t est venu proiioser à l'Europe, le 25 mars, de se réunir à elle, il ne saralt e qui g'élait passé à Paris le 1 2 mars. • Il ajoute dans une autre lettre : rd Castlereagh ui'a dit que le duc de Wellington lui avait écrit que sur la lunication des pièces certiûées par vous, qu'il avait faite aux puissances, étaient restées convaincues de la perfldie de Murât. » {Papien politiques , de Blacas.)
Dans des réllexions sur la note verbale relative à la convention secrète pro- ! entre l'Aulrithe , rAnpIcterre et la France pour renverser Murât , M. de j disait : • La France ne peut être privée d'un mode d'agression dans une ice ofTen8i\c, (|uVn oMtnant la cerlilude que la présence de ses troupes ea
deviendra :»upprnue, et que l'Aulriclie entreprendra cette guerre avec des
le cabinet des Tuileries, sous préteite d*appuyer TAutridiefli cas qu'elle eût besoin de secours, échelonnait une armée dm la direction des Alpes pendant le mois de février 1815.
Ainsi dans les premiers mois de Tannée 1815, Murât étak sacrifié , et il ne restait plus qu'à exécuter rarrét. Quoiqa*oi eût enregistré les pouvoirs de ses envoyés au début (lu euegrès, aucun d'eux n'avait été admis dans les conféreDon. Suspect à l'Autriche par ses menées en Italie, peu à peu ab» donné par l' Angleten^e qui , on vient de le voir, a^ail seoi^ ment demandé des preuves de la duplicité de sa poUtîqiei résultat naturel de sa position ambiguë, condamné fK Alexandre qui, entraînant la Prusse dans son mouTemol, mettait une soi1e d'orgueil à ce que, de tous les lieutenantiëe Napoléon, un seul restât sur le trùne, Bemadotte, qui, dèfllSll, avait fait au Czar sa soumission, et s'était confié à la fortae de la Russie, il succombait sous les attaques dirigées me une persévérante habileté contre lui par le cabinet des T»leries. La rumeur historique, souvent aussi trompeuse fH la rumeur populaire, et non moins injuste dans ses critiqMi que dans ses louanges, a attribué Thonneur de la nég^ dation napolitaine, comme de la négociation saxonne, à - M. de Tallcyrand, en ajoutant que, dans la première conBM dans la seconde, il ne s'attiicha pas moins à gagner kl riches récompenses promises par les i*ois dépossédés qa*! suivre les instructions de Louis XYHI. La mauvaise renoDmée de M. de Talleyrand ne l'a pas mis au-dessus de Cfltte rumeur, trop accréditée pour qu'on puisse la taire ; étendant il est juste de faire observer que la négociation napoEr taine ne fut pas conduite à Vienne mais à Paris, et qu' ne fut pas conduite par M. de Talleyrand, auquel les
TorcRs asdi'z considérables pour assurer le succès. ■ {DoemimwmU iuéditt niqu(^8 par M. le duc de Diacas.)
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