‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 22 sur 213 · I. ManuicHt de 1814, page 76. (PièeesJoittûcatiTM · texte numérisé non relu

I. ManuicHt de 1814, page 76. (PièeesJoittûcatiTM

de la campagne : « Ils sont trop ! » Le général Drouot Ta reproduit et confirmé lorsque, interpellé par Napoléon, qui lui disait : « Il me faudrait cent hommes comme vous, » il lui répondit : a Non , sire , il vous en faudrait cent mille * . » Les armées coalisées avancent d'abord lentement, ensuite plus rapidement sur Paris. Elles éprouvent des échecs partiels, reculent quelquefois , mais se rallient bientôt , en trouvant derrière elles des renforts qui leur arrivent , et elles recommencent leur mouvement sur la capitale. Napoléon cherche à «uppléer, par la rapidité et la prestesse de ses mouvements , à l'insufiisance de ses forces. Il frappe à coups redoublés, blesse ses adversaires, mais ne les abat pas. Sans compter les corps particuliers, il a affaire à deux grandes armées : l'armée du maréchal Blticher et celle du prince de Schwarzenberg. Il va de Tune à l'autre ; mais la nécessité impérieuse de courir à celle qu'il a quittée et qui continue de marcher pendant qu'il combat ailleurs, la faiblesse numérique du corps d'expédition avec lequel il agit, l'empêchent de pousser aucun succès à fond ^. Il recommence sans cesse la même manœuvre. C'est un va-etvient perpétuel de l'armée de Blticher à celle de Schwarzenberg. Au commencement de la campagne , il a trouvé ces deux armées réunies dans la plaine qui s'étend entre Bar-sur-Aube et Brienne, et il a éprouvé une première fois, le 31 janvier, l'impossibilité de briser les masses de la coalition. L'avantage leur est resté à la Rothière. Il a fallu que Napoléon effectuât sa retraite sur Troyes, qu'il a été bientôt obligé d'évacuer pour reculer sur Nogent. C'est dans ce moment qu'il fait écrire au duc de Vicence , son plénipotentiaire au congrès de Châtillon

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