Cilé par le due de Raguse
2. ti Les mouvemenU de l'Empereur d*une rivière à l'autre avec une i)artie de ses forces , sa garde et ses réserves d^artillerie , portaient momentanément Tannée où il se trouvait à environ trente mille hommes. Une semblable force se trouvait toujours inAufBsante pour combattre les ennemis réunis. • {Mémoirtê du due de Raguse, tome VI, page 300.)
36 CULTE DE l'empire.
qui s'ouvre, afin « de lui donner carte blanche pour conduire les négociations à une heureuse (in, sauver la capitale et éviter une bataille où sont les dernières espérances de la nation '. » Mais cette dépêche , par sa latitude même et le vague des expressions , laisse le duc de Vicence dans le doute sur les circonstances où l'Empereur se trouve et sur l'étendue des sacrifices auxquels son plénipotentiaire doit souscrire pour obtenir un armistice, et ensuite la paix. 11 s'en plahit dans sa réponse *. 11 écrit à Berthier : « Parlez-moi clair, mon prince ; avez-vous encore une armée '? » Il hésite à souscrire aux conditions imposées ; il louvoie, comme il dit, entre deux écueils.
Ce n'est pas sans raison qu'il hésite. Le 7 février. Napoléon est à Nôgent : c'est là qu'il reçoit, le 8, le protocole de Châtillon du 7 février, ainsi conçu : a Les puissances alliées, réunissant le point de vue de la sûreté et de l'indépendance future de l'Europe avec le désir de voir la Fnmce dans un état de possession analogue au rang qu'elle a toujours occupé dans le système poUtique, et considérant la situation dans laquelle l'Europe se trouve placée à l'égard de la France, à la suite des succès obtenus par leurs armes , les plénipotentiaires des cours alliées ont ordre de demander : « que la France rentre dans les « limites qu'elle avait avant la Révolution...; qu'en consé- « quence , elle abandonne toute influence directe hors de ses c( Umitcs futures, et que la renonciation à tous les titres qui u ressortent des rapports de souveraineté et de protectorat sur
1 . Ce sont IcA termes de la lettre du duc de Bassauo , datée de Troyes le b février 1814. Le ministre s'exprime ainsi : « Au moment où Sa Majesté Ta quitter cette ville , elle me charge de vous faire connaître en propres termes que Sa Majesté >ous donns carte blanche. »
2. Cette réponse est datée du G février 18M : * On me retenait, et Ton m'aiguillonne. Ce[iendant on me laisse Ignorer les motifs de ce changement. Ignorant la vraie situation des choses , je ne penx juger ce qu'elle exige et ce qu'elle permet. Cet état d'anxiété aurait pu m'ôtre éftargné par des informations que votre lottre ne contient pas. •