‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 24 sur 213 · CMéiUn^laVie (TUautcnvt · texte numérisé non relu

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« ritalie, l'Allemagne et la Suisse soit une suite immédiate de a cet arrangement. »

Le prince de Neuchâtel et le duc de Bassano supplient en vain Napoléon d'autoriser le duc de Vicence à traiter sur ces bases. « Quoi! leur dit-il, vous voulez que je signe un pareil traité, que je foule aux pieds mon serment M Des rever§ inouïs ont pu m'arracher la promesse de renoncer aux conquêtes que j'ai faites; mais que j'abandonne aussi celles qui ont été faites avant moi, que je viole le dépôt qui m'a été remis avec tant de confiance, que, pour prix de tant d'efforts, de sang et de victoires, je laisse la France plus petite que je l'ai trouvée; jamais! Le pourrais-je sans trahison et sans lâcheté? Vous êtes efirayés de la continuation de la guerre , et moi je le suis des dangers plus certains que vous ne voyez pas. Si nous renonçons à la limite du Rhin, ce n'est pas seulement la France qui recule, c'est l'Autriche et la Prusse qui s'avancent. La France a besoin de la paix; mais celle qu'on veut lui imposer entraînera plus de malheurs que la guerre la plus acharnée. Songez-y! que serai-je pour les Français, quand j'aurai signé leur humiliation? Que pouiTai-je répondre aux républicains du Sénat, quand ils viendront me demander leur frontière du Rhin? Dieu me préserve de tels affronts ! Répondez à Caulaincourt, puisque vous le voulez ; mais dites-lui que je rejette ce traité. Je préfère courir les chances les plus rigoureuses de la guerre ^! »

La première pensée de Napoléon, lorsqu'il s'était agi, le 13 janvier 1814, des anciennes Umites de la France avant 1792, avait été celle-ci : « Les Bourbons seuls peuvent donner des

1 . Le senuent que Napoléon avait prononcé à son couronnement était ainsi conçu : « Je Jure de maintenir l'intégrité du territoire de la République , et de gouverner dam le seul but de Tintén^t . du bonheur et de la gloire du peuple français. •

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