RETOUR DE NAPOLÉON SUR PARIS
es rapports des prisonniers, de quelques soldats des coi"ps ifarmont et de Trévise échappés à l'ennemi , ceux des ians, les proclamations des souverains alliés, dont plusieurs nplaires étaient dans leurs mains, coïncidaient pour lui 1er la position réelle des armées ennemies. Napoléon ait devant lui qu'un rideau de cavalerie destiné à lui faire ion. Les deux grandes armées européennes, après avoir îtué leur jonction dans les plaines de Châlons-sur-Marne, lient mises en marche sur Paris. Le 23 mai's, une proclaîon avait annoncé la résolution des souverains coalisés; exemplaire de cette proclamation était sous les yeux de oléon. Le doute n'était plus possible. C'était dans la soirée n mars que ces détails étaient recueiUis; l'ennemi avait c dérobé quatre marches à l'Empereur.
. cette nouvelle, il s'enferma dans son cabinet et passa la : du 27 au 28 mai*s, perte de temps irréparable, combattu *e des résolutions contraires. Abandonnera-t-il Paris à son ? Continuera-t-il à suivre sou mouvement vers les places es des frontières, afin de raUier les garnisons, d'en grossir armée, et de revenir prendre en queue l'ennemi, en lui nanties chemins du retour? C'est, ce semble, le déveloplent logique du plan qu'il a adopté le jour où il a renoncé ^uter à l'ennemi la route de la capitale. 11 a dû, parmi les itualités de ce plan, cidculer la reddition de Paris. 11 lit, en effet, que les coi^ps laissés à Reims et sur la Ugne de sne ne pourraient arrêter Blûcher, et, en se retirant luine, il ne pouviiit se dissimuler qu'il ouvrait la route à warzenberg. Évidemment, la raison poUtique prévalut ici la raison militaire. La perte de Paris, pour une famille intestée, n'eût été, après tout, que la perte d'une grande 5. Ferdinand avait perdu Madrid ; François, Vienne ; Fréic-Guillaume, BerUn; Alexandre, Moscou, sans que leur aination intérieure fût ébranlée : la perte de Paris, pour Na-
poléon, pouvait «Mre la perte de la couronne. Les dispositions du pays, celles même de Tarmée, lui faisaient une loi de conser\'er la capitale, f/était moins Paris qu'il îdlait défendre, que TEmpire qu'il allait maintenir à Paris. Mais, puisqu'il en était ainsi, le plan militaire qui éloignait l'Empereur de Paris n'était point applicable dans sa situation politique. C'était une faute que de commenccT un mouvement qu'on ne pourrait continuer. La perte de cette ville devenant une compromission certaine pour sa fortiuie; il fallait to!it subordonner à la défense de la position dé(îibive, et ne point s'éloigner de Paris, puisqu'on dc^vait y être ramené par la nécessité, sans être sûr d'arriver h temps.
Le 28 mars, au matin, Napoléon donna des ordres pour que l'armét^ se mît en route siu' Paris par la rive gauche de la Seine, en débouchant sur la route de Troyes. Le mouvement d(» c(aicentration des armées ennemies, marchant par la rive droite, lui laissait ce chemin ouvert. « Quelque avance que Fenn^uni mi sur lui, dit l'historiographe autorisé de ces d<Tuières Journées, il espérait arriver à temps pour rallier ses forces sous le canon de Montmartre et discuter en personne les dernières conditions de la paix'. » Le 28 mars, danslV près-midi, l'armée était à Douh^vant. Là, Napoléon trouva UD courrier de M. de Lavalette, qui lui apportait une dépêche chiffrée dont la teneur était alarmante : les hommes opposés au gouvern(»ment impérial, y était-il dit, levaient la tête; les partisans des Bourbons conunençaient à s'agiter; il n'y avait pas un moment i\ penln», et le n'tour de Napoléon pouvait seul prév(»nir la reddition de Paris. L'armée continua sa marche, et, le 29 mju-s, Napoléon, parti de grand matin de Doulevant, giigna par la traverse le pont de Doulencourt. Là, il rencontra une troupe d'estafettes, retenues longtemps à Nogent et à Mon-