‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 42 sur 213 · I . Kémoiret de LavaUtte · texte numérisé non relu

I . Kémoiret de LavaUtte

440 CHUTE DE L*BMPIRB.

eu capitulation , et ne songeait pas , en outre , que NapcdéoB arrivât-il dans la nuit, arriverait seul, et ne pourrait cowFiîr Paris de sa personne contre cent quatre-vingt mille eoalîséi. Les voix unanimes qui demandaient à Marmont de poumdr au salut de Paris s'élevèrent plus haut que la voix solitaire qi voulait qu'on sacrifiât Paris à Fespoir incerUiiu de voir arrifv TEmperour dans la nuit, et de le voir arriver sans aucM moyen militaire de préserver la capitale de sa ruine. Le ém de Raguse accepta la responsabilité d'un acte que tout le monde regardait comme nécessaire ; car , les hauteurs ooeiH pées par rcnnemi et la convention militaire pour Tévacualki des troupes une fois signée, la question n'était plus de savoir si les étrangers entreraient à Paris, désormais sans défiHMBi mais s'ils y entreraient avec ou sans capitulation. Deux aides de camp de son corps d'iu'mée , les colonels Fabvier et Denjl Damrémont , fment chargés de signer les conditions eu SOB nom. Les ofliciers russes présents dans ce moment à YhM de Marmont, furent immédiatement avertis de cette résolutkM, et le mouvement d'évacuation commenta. Les troupes di duc de Trévise prirent l'avant-garde , les troupes du duc et Kaguse, prenant l'iUTière-garde , bivaquèrent aux Champi- Élysées, avec l'ordre de se mettre en route* le lendemain à seyl heures du matin.

Il était dix heures du soir. La cavalerie, formant Tavanlgarde du corps d'année du duc de Trévise, arrivait à Fromeoteau, vei-s les fontaines de Juvisy, lorsque la carriole d'oskr où l'Empereur courait de toute la vitesse des chevaux entn par le côté opposé. Napoléon rencontrait les débris 'du nao* fnige de sa fortune. Ce fut un grand étonnement pour lui que (le se trouver tout à coup au milieu de troupes françaises. B sauta à tern», demanda d'où elles venaient, où elles allaient, (jui l(*s commandait. On lui répondit que c'était le général Belliard. En nu instant Relliard fut devant l'Emgereur, et h

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