FATALITÉ .LOGIQUE UES ÉVÉNEMENTS
le de causes et d'effets qui avait fixé sa dernière étape à inebleau. Sa fortune était à bout. Quand Ney, Lefebvre, inald, et les autres chefs militaires qui voyaient les choses )is de près et de haut, déclaraient qu'une marche sur était impossible et qu'il ne restait plus de possible que ^tion, et que Napoléon acceptait cet arrêt, il est puéril u ► et téméraire de croire qu'il y eût autre chose à faire. 3 les derniers combats qu'il avait livrés de l'autre côté du Napoléon n'avait fait que reculer devant des masses trop ieures pour qu'il pût les briser ; les avantages partiels ivait obtenus ne les avaient pas empêchées d'avancer; il edt harcelées sans pouvoir les arrêter; avant que Paris se adu, il avait renoncé à s'appuyer sur cette ville et sur les irces qu'elle contenait, en prenant le parti de se jeter sur rrières des coalisés pour les inquiéter, parce qu'il croyait isible d'îdler se heurter contre les multitudes armées qui ient accablé de leur poids. Ce n'était ni la prise etl'occu- I de Paris, ni les événements politiques qui en avaient été te, qui pouvaient avoir amélioré la situation militaire de «reur. Ce qu'il n'avait pas cru pouvoir tenter avant, à plus raison ne pouvait-il pas raisonnablement le tenter après. doute, il dépendait encore de lui d'ensanglanter le déent, mais non de le changer.
Mjue minute, en déterminant la chute d'une pierre de cet B ébranlé, rendait plus inévitable l'écroulement de l'enle. Les mêmes causes qui agissaient à Fontainebleau sui* vre,Ney, Oudinot, Macdonald, avaient agi à Essonne sur ; de Raguse et les généraux qui commandaient sous lui. l'après-midi du 2 avril, le colonel Montessuis, un des anaides de camp de Marmont dans la campagne d'Egypte, i à son quartier général porteur de l'acte de déchéance incé par le Sénat , que le gouvernement provisoire faiiOtifier au duc de Raguse, et d'une lettre du général de
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Beurnonvillc, à qui le gouvernement provisoire avait dévolu b direction des affaires militaires. Le général de Beumonville adjurait le maréchal « de ne pas faire verser inutilement le sapg (le ses soldats pour la causé particulière d'un homme dont h cause de la France était désormais séparée. y> Il faisait appel à h fois à son expérience militaire, qui lui démontrait Timpossiltlité de recommencer avec avantage la lutte, et à ses sentimeall de Français, qui devaient parler plus haut que son dévouemcnl à Napoléon. Plusieurs lettres de personnages marquants, eniR autres *LM. Dessoles et Pasqiiier, étaient jointes à celle du général Beumonville; elles étaient écrites dans le même sens*. Le duc de Raguse délibérait, suspendu entre ses devoirs de soldat et ses devoirs de citoyen, car il se trouvait en face d'une de ces situations complexes qui ne présentent plus à la conscience des questions simples et ^faciles à résoudre. Il héâtôt encore lorsque, dans la journée du 3 avril, il reçut du prinee (le Schwarzenberg, dont le quartier général était au chftteiB (Itî Petit-Bourg , à deux lieues seulement d'Essonne , une communication ainsi conçue :
« Monsieur le niart^chal, j'ai l'honneur de faire passer à Votre Eseel* Jence , par une personne sûre , tous les papiers et documents nécessÛM pour mettre Votre Excellence au courant des événements qui se lOil passés depuis que vous avez quitté la capitale , ainsi qu'une înTÎtilili des niembrcs du gouvernement provisoire à vous ranger sous les dnpeaux (le la bonne cause française. Je vous engage, au nom de J0lie patrie et de riiumauité, à écouter des propositions qui devront mettrez terme a relTusiou du sang précieux des braves que vous commandes* •
Les moments étaient courts, car d'une minute à Fautre le duc de Riiguse pouvait recevoir de Fontainebleau Tordre de se porter en avant. Pondant quelques heures, il était l'arbitre de la situation, car, s'il se ralliidt avec son corps d'armée au gou-