‹ Histoire de la restauration (volume 4)Chapitre 72 sur 213 · NUIT DU 42 AU 13 AVKIL A FONTAINEBLEAU · texte numérisé non relu

NUIT DU 42 AU 13 AVKIL A FONTAINEBLEAU

^DS que, de momenten moment, Tinvestissement militaire de Fontainebleau devenait plus étroit, et qu'il n'était plus en sa puissance d'en sortir; et il est facile de concevoir l'intérêt qu'il attachait à prendre devant l'opinion la position d'un homme précipité du trône par les armées étrangères , au lieu d'en descendi*e par un acte d'abdication qui le faisait concourir à sa propre déchéance. Mais cette réflexion lui venait 'trop tard, après les deux signatures qu'il avait données. D'ailleurs tous ses anciens serviteurs avaient besoin, pour autoriier leur conduite envers l'Empereur, de l'acte qu'il aurait voulu retirer afin de se ménager des chances dans l'avenir. En outre, l'importance qu'il mettait à ne pas donner ce gage contre lui-même rendait les puissances coalisées plus décidées à l'exiger. EUes pensaient que cette parole d'abdication solenneUement prononcée par Napoléon élèverait entre lui et la France une barrière morale que son honneur ne franchirait pas , et deviendrait ainsi pour la paix européenne la plus forte des garanties. Enfin il entrait dans les vues du Sénat et du gouvernement provisoire, qui auraient voulu rappeler Louis XVIII par un acte de leur pure volonté , au lieu de le laisser revenir en vertu du droit traditionnel de la France, de prendre pour point de départ du rappel des Bourbons l'abdication de Napoléon Bonaparte. Les Bourbons seuls croyaient n'avoir point d'intérêt à l'abdication ; elle n'ajoutait rien à leur droit, auquel le vœu de la France allait ajouter le fait. Aussi leui*s amis étiiient-ils les seuls qui attachaient peu d'importance à ce que Napoléon abdiquât.

C'est eu vain qu'il se débattait contre des intérêts plus forts que le sien, et contre des volontés maintenant plus puissantes que la sienne. Cependant, le jour où le duc de Yicence arriva à Fontainebleau , il ne put rien obtenir. D'où venait cette résistance opiniâtre de 'Napoléon, à qui les moyens de combattre comme de fuir échappaient? Sur quel dénoùment

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« A Tépoqueile la retraite de Moscou, Napoléon s'était procuré, en cas «racrideiit, le moyen de ne pas tomber vivant dans les mains de rennemi. Il s'était fuit remettre par SOD chirurgien Yvan un >aeliet d'opium qu'il avait porté àsoncou

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