PRINCIPAUX ACTES DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE
dans le Moniteur du 8 avril, on lisait ce qui suit : « Le gouvernement provisoire informé que, depuis la fin de 1 81 1 , plus de huit cents paysans espagnols, faits prisonniers au fort de Figuières, Wdt détenus dans les bagnes de Brest et de Rochefort, où des couleurs difTérentes seulement les distinguent des malfaiteurs, dont ils portent les fere et partagent les travaux ; considérant ffae ia violence commise à Tégard de ces hommes, dont le imal crime est d'avoir combattu pour la défense de leur pays, ^ «Qtrage l'humanité, les Français, et toutes les lois consacrées |ar les nations de l'Europe, ordonne leur mise en liberté immédiate ^ r> Le même numéro du Moniteur contenait ce second décret : « Le gouvernement provisoire sachant que S. E. le docdinal Mattei, doyen du sacré collège, est détenu à AJais, et plusieurs autres cardinaux en différentes villes de France, ordonne qu'ils seront mis en liberté, n Le Moniteur, dans les jours Hiivants, publiait des décrets du même genre : « Le gouvemea^nt provisoire, informé par M. de Pradt, archevêque de Maf^^Bses, qu'un grand nombre de prêtres delà Belgique sont détenus Hfepuis plusieurs années dans différentes prisons, notamment ^^iiifliis les châteaux de Doullens,de Hamet de Pierre-Chàtel, que ; Iteur détention a été motivée par des refus de prières pour NapopHion, ordonne que lesdits prêtres de Belgique seront remis en JBD[>erté*. » Le 10 avril paraissait un nouveau décret pour ré- Iparer un acte plus étrange encore. « Le gouvernement provi- 'iKlire) y lisait-on, informé que les séminaristes du diocèse de jGand, au nombre de deux cent trente-six, dont quai^ante diadèmes ou sous-diacres, ont été conduits à Vésel, au mois d'août - 4813, pour être placés dans l'artillerie, ordonne que la liberté sera rendue'. » On lisait encore dans le même numéro du
I • Voir le Moniteur du 8 avril 1 8 M . 3. Toir le Moniteur du 9 avHl 1814.
3* On m dans VHistoire de l'Empire, par M. Tlii(»rs, lome XVl : « Les nou- <^reaax évèqaes de Toumay et de Gand, que Napoléon avait nommés et que le
ii4 RETABLISSEMENT l»E LA MAISON DE
Moniteur : « L^ îri>u\emement provisoire, ioformé que les mf:mbrf:s dix chapitre do Toumayont été conduits à Gambnj, et y .-ont. détf nui;, ordonne qu'ils soient mis en liberté^ •
Ain^i k-rï actes de violence et d'arbitraire commis dans lu ténrlnv':^ kA le silence se trouvaient par la réparation rate rnis «Ti lumière. Le.s prisons qui s'étaient sUencieusementie^ \i\\Mr^ .sur les cardinaux et les prêtres soumis à raiitorilédi l'Égli:>e, indociles aux ordres absolus de Napoléon, se mvraient bruyamment pour laisser sortir une population de fB- i sonniers. Le^ l/;vit«'S arrachés au sanctuaire pour être enriHl d(* Force dans les armées napoléoniennes l'etoumaientàloB fonctions sacrées. Les Kspagnols, ces héroïques défensemsA leur indépendance nationale et de leur patrie, quittaient In hl> {(n<*s où Napoléon, dans l'enivrement de l'orgueil et de h €•• lère, li's avait fait jeter, comme si la résistance à était un crime. La chute de l'Empire devenait pour tons ère de réi)aration et d'affranchissement.
C/étairnt là 1rs actes principaux du gouvernement piWK! soirr. PoiM'le rest<\ il serait difficile de se faire une idéedeci (|u'était ce puivernrmenl de passage et d'occasion. H tMll tout entier dans la chambre à coucher de M. de Talleyiwi:
imiir n*lii!«.iil U'iiislitiiiT, a>anl \oulu 80 rendra dan:» leur diocèfte et |iiil>li«iii>-iiii'iii k\\\\\< liMir iinHi'opnli*, a\aiim( provoqiu^ uno espèce d0 i iiiriH ili* l.( |Kiri du rlcr^i^ «M des iidi*l(*!«. Kn los voyant paraître à l'anlel, ri as htaiiU a\ait*iil ftd. Los .Hr'iiiiiiarisde.^ do Toiirnay et de Gand ii ilf ■!. i ta dinMlmii di' h'urs i»nir«*s«i»Mirs , parliripi^ à l'i» déwrdre.,. Napoléon d'iMdVriiin* daiK l<>s pnsi>ii:( iTHlal qindipiiM iiiiMiibroii des cliapilres del ri di* («aiid. ilr ilrpurlt^r Icii anhvs dans di\< ïd'Mdnaires éloignés, d*ai lui^iui* à l'o j.ird drs pi'or«*>s«*iir!t , il «piant aux ji'uniM téiuinariatea, de |\Mis rtMu ipd a\aii'iil plus dr iliv-huil aiH. di* Irs cnvnvf^r à MagdeboWf< un iv::MTr'nl. ^iii li' nKdir.pi'iN «Mait'Ml p.t^^ildos ilo la loi dc'conscriptiOB,! ni a\.ii<Mti -II' •lJ>|iMisrs l'Mi-piioiui.-lIciii. m pour devenir des luinittret ds < |i«N l'î non d»'x i.mriMn> ili- iitM:l»!i'*... l»i's piTsunn«*$ pieuses s'étanl pour r«MUinr «!''* ninpI.i^Mul!» . Na|H»lron |>our re cas défendit le tuent. •