‹ Histoire de la RestaurationChapitre 144 sur 325 · DEBATS DU PARLEMENT ANGLAIS · texte numérisé non relu

DEBATS DU PARLEMENT ANGLAIS

toutes les autorités constituées du pays. 11 avait donc donné à l’Angleterre une cause légitime de guerre, et bientôt il y aurait à considérer si cette guerre, incontestablement juste en principe , était opportune et utile en fait aux intérêts de la tirande-Bretagne , et ce qu’il lui convenait de faire, avec la connaissance et le souvenir qu’elle avait du caractère et des actes de la personne placée actuellement à la tète du gouvernement français , de l'invasion de tant d’États indépendants, de l’impossibilité si souvent constatée de maintenir des relations de paix avec elle. Quant à présent, tout ce que le ministère demandait à la Chambre, c’était une réponse favorable au message du régent. »>

Il n’y eut pas à la Chambre des pairs d’opposition réelle au message. Le péril que faisait courir à l’Angleterre le retour de Napoléon en France était trop évident, et la nécessité d’augmenter les forces de terre et de mer, dans la prévision d’une collision si probable, trop impérieuse, pour que toute considération ne fléchit pas devant ce grand intérêt national, dans une assemblée à la fois si patriote et si intelligente.

Lord Castlereagh se plaça sur le même terrain dans la Chambre des communes. Seulement ses paroles se nuancèrent d’un reflet de son caractère plus inflexible, plus ardent et plus dur. Il n’admit pas le doute sur la question de savoir si le repos de l’Europe était remis en question par les derniers événements de France. La révolution qui venait d’avoir lieu dans ce pays n’était point une révolution nationale, c’était une révolution militaire. Cela menait droit au rétablissement du système militaire en France. Ce système ne pouvait s’établir et vivre que par la guerre, la guerre était dans les intérêts de l’armée et de son chef : l’Europe était donc à la veille de retomber dans cette situation redoutable d’où elle était récemment sortie par un effort désespéré. Tout en ne demandant que des mesures de précaution, comme lord Liverpool, lord Castlereagh

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