I. Mémoires Inédit* de M, d’Andigné
LES CENT-Jorns.
médiate, mais il y eut cependant des bases posées '. Elles furent portées ensuite sur la rive droite, où M. d’Andigné formula à son tour des conditions : il demanda des garanties, déclara 4 qu’il resterait en armes jusqu’à ce qu’elles fussent données, réclama 300,000 francs pour acquitterles frais de guerre, mais ne trouva pas convenable de signer un armistice; il se contenta de faire savoir verbalement qu’il n’attaquerait pas s’il n’était pas attaqué, ce qui n’empècha pas qu’il y eut encore des engagements, parce qu’on était en présence. Les choses devaient demeurer dans cet état sur la rive droite de la Loire jusqu’aux événements décisifs.
1. Ce point d'histoire a soulevé de grandes discussion*. Tour à tour on a dit (pic c’élail In rive gauche qui avait traité la première, et <|ue c’était la rive droite qui avait accédé d'abord ail système de temporisation proposé par les négociateurs. Il semble que cotte question sc trouve tranchée par un fait et par un témoignage. I.e fait, c’est que les négociateurs se présentèrent sur la rive gauche avant de passer sur la rive droite. I.c témoignage , c’est celui du général I.ainarque , témoin naturellement impartial entre scs adversaires des deux rives. On lit ce qui suit dans la Défense qu'il Ht paraître lorsqu'il se vit compris dans l’ordonnance du 24 juillet 1815. (Voir cctle Défense, Bibliothèque «le la rue Richelieu, nn 3475.) « MM. de Flavigny, do Malartic et de l.a Béraudière. revinrent avec les luises de la pacilieation qui a été adoptée depuis ; je les autorisai à se rendre auprès de M. d’Andigné, qui, plus audacieux, et plus entreprenant que les autres, menaçait les environs d'Angers. Deux jours après ils partirent pour Paris, et un aide de camp du ministre m’apporta le 0 juin une approbation pure et simple de tous les articles. Je me hâtai de les envoyer à ceux qui les avaient proposés et demandés ; mais de nouveaux événement» avaient amené de nouvelles résolutions, et je fus obligé de passer à la hâte la Loire pour aller Joindre le général Travot, qui luttait depuis longtemps et toujours avec succès contre des forces inégales. Après la bataille, de La Roehe-Servière, je ils de nouvelles proposions, elle 24 juin, le général, M. de Sapineau, m'adressait la lettre suivante :
« Monsieur le général, j’ai l'honneur de vous prévenir qu'au reçu de votre lettre, j’ai réuni les généraux et les olBciers, qui ont accepté en majorité les bases du (raiié dont vous m’uvez donné connaissance, etc., etc.
• De Sapineau, général eu chef. »
Ainsi il y eut des bases arrêtées d’abord sur la rive gauche, puis sur la rive droite. Mais comme dans tous ces pourparlers il n’y avait rien de définitif, il n’y eut pas de solutions immédiates et les combats recommencèrent sur la rive gauche, tandis qu'il y avait aussi sur la rive droite de nouveaux engagements.