CAMPAGNE DE
peu moins de 45,000 hommes et composée des premier et deuxième corps d’armée sur la rive droite de la Sambre , à Leers-Fosteau et à Solre-sur-Sambre son point extrême, le deuxième corps en tête. Le centre, de plus de 60,000 hommes et formé des troisième et sixième corps d'armée, de la garde impériale, des corps de réserve de cavalerie, sur Beaumont ; le troisième corps en première ligne à une lieue en avant et à droite de ce point ; les réserves de cavalerie plus à droite vers Walcourt. La droite, d’un peu plus de 15,000 hommes et formée du quatrième corps d’armée et d’une division de cuirassiers, était vers Philippeville; mais une partie de ses forces était encore en arrière. Le quartier général de l’Empereur était à Beaumont, petite ville située sur une éminence à l’entrée delà forêt des Ardennes; c’était, à cette époque, la limite extrême de nos frontières.
Le mouvement de concentration s’était opéré à l’insu de l’ennemi, auquel les quatre corps d’armée formés, le premier à Lille, le deuxième à Valenciennes, le quatrième à Metz, le sixième à Laon, avaient dérobé leur marche. On remarqua cependant, dès le début de la campagne, des désordres et des malentendus (jui accusaient peu d’entente et peu d’activité dans l’état-major général. Ainsi le maréchal Grouchy n’avait pas reçu, le 12 juin, l’ordre de se rendre sur l’extrême frontière qu’il aurait dû recevoir huit jours avant ; il fallut des marches forcées pour que sa cavalerie atteignit au jour marqué les points des rives de la Sambre sur lesquels devait s’effectuer le passage. Ces dispositions avaient été d’ailleurs prises avec tant de secret que l’armée française était campée à une lieue et demie des Prussiens, dont les grand’gardes n’étaient séparées des siennes que par quelques monticules boisés, sans que ceux-ci soupçonnassent son approche.
Les années ennemies, à portée de se mettre en ligne le 15 juin, étaient l’armée prussienne sous les ordres du feld-
LES CENT-JOIRS.
maréchal Blücher, et l’armée dite des Pays-Bas, sous les ordres du duc de Wellington.
L’armée prussienne comptait quatre corps d’armée, composés de cent trente-six bataillons d’infanterie, de cent trentecinq escadrons et de trente-neuf batteries, réunissant ensemble trois cent douze pièces. Son effectif total était d’environ 1 17,000 hommes. Le premier corps d'armée , commandé par le lieutenant général Zieten et s’élevant à 32,000 hommes, était aux alentours deCharleroi; le deuxième, commandé par le général Pirch et comptant 31,758 hommes, aux alentours de Namur ; le troisième, commandé par le lieutenant général Thielmann et comptant 24,000 hommes, aux environs de Ciuey ; le quatrième, commandé par le comte Bulow et comptant 31,000 hommes, aux environs de Liège \
L’armée anglo - hanovriennc s’élevait à environ 100,000 hommes, conduisant cent quatre-vingt-six bouches à feu et une batterie de fusées. L’aile gauche de cette armée, commandée par le prince d’Orange et s’élevant à 35,095 hommes traînant soixante-quatre bouches à feu , avait ses cantonnements entre Braine-le-Comte et Nivelles; ses points de ralliement étaient Enghien, Soignies, Braine-le-Comte et Nivelles. L’aile droite, commandée par lord Hill et comptant 27,798 hommes avec quarante bouches à feu, avait ses cantonnements aux environs d’Ath, et ses points de ralliement à Bruxelles, Ath, Hall et Gand. La cavalerie de lord Uxbridge, comptant avec son artillerie 12,319 hommes et conduisant trente pièces de canon, se trouvait près de Grammont. Une forte réserve, composée de la cinquième division britannique, des quatrième et cinquième brigades hanovriennes, des contingents de Brunswick et de Nassau et de l’artillerie de réserve, comptant 23,037 hommes et traînant cinquante-deux bouches à feu, était cantonnée autour
l . Ce sont le» HiilTres donnés par Wagner dan» la Campaynt 4,t 1815.