CONCENTRATION DES PRUSSIENS ET DES ANGLAIS
maître général, commencèrent immédiatement leur mouvement : « La brigade de cavalerie du général Dornberg et les hussards de Cumberland, était-il dit dans ces instructions, marcheront cette nuit surVilvorde et bivouaqueront près de cette ville. Le comte d’Uxbridge rassemblera la cavalerie cette nuit à Ninove. La première division d’infanterie se réunira cette nuit à Ath et sera prête à se mettre en mouvement au premier ordre. La troisième division se réunira cette nuit à Braine-le-Comte...,la quatrième à (ïrammont...; la cinquième division, le 81e régiment et la brigade hanovrienne de la sixième division seront prêts à quitter Bruxelles au premier avis. Le corps du duc de Brunswick se réunira cette nuit sur le chemin de Bruxelles à Vilvorde. Les troupes de Nassau se réuniront au point du jour sur le chemin de Louvain ; la brigade hanovrienne de la cinquième division se réunira cette nuit à liai.... ; le prince d’Orange réunira à Nivelles la seconde et la troisième division de l’armée des Pays-Bas, et, si ce point est attaqué ce soir, il dirigera la troisième division d’infanterie britannique sur Nivelles aussitôt qu’elle sera réunie. Ce mouvement ne devra avoir lieu que lorsqu’il sera certain (. quite certain ) que l’attaque de l’ennemi est dirigée contre la droite de l’armée prussienne et contre la gauche de l’armée britannique. Lord Hill ordonnera au prince Frédéric d’Orange d’occuper Oudenarde avec 500 hommes, etde réunir la première division de l’armée des Pays-Bas et la brigade indienne à Sotteghem,de manière à pouvoir se mettre en mouvement à la pointe du jour. 11 en sera de même pour les réserves d’artillerie. » Deux faits importants ressortent de ce mémorandum : le premier, c’est que les cantonnements anglais étaient moins disséminés qu’on ne l’a dit, puisqu’en donnant, entre huit et neuf heures du soir, le 15 juin, l’ordre de les rassembler, tous les corps pouvaient être en marche à la pointe du jour le 16 ; le second, c’est que le 16 juin, à la pointe du jour, il y avait
LKS CENT-JOURS.
déjà une force considérable à Nivelles, à moins de trois lieues des Quatre-Bras, puisque le prince d’Orange devait y avoir réuni la seconde et la troisième division de l’armée des Pays- Bas, et y porter au besoin la troisième division d'infanterie britannique. Dans l’ordre de marche que le duc de Wellington, instruit par de nouveaux courriers, expédia le 15 juin à dix heures du soir, ou lit ce qui suit : « La troisième division d’infanterie continuera son mouvement de Braine-le- Comte sur Nivelles, la première d’Enghien sur Braiue-le- Comte; la deuxième et la quatrième] division d’infanterie se mettront en mouvement d’Ath, deGrammont et d’Oudenarde, et continueront leur mouvement sur.Enghien. Tous ces mouvements s’effectueront avec la plus grande célérité '. » L’armée anglaise était donc tout entière en marche dans la nuit du 15 au IG juin. Le duc de Weimar, plus près des événements, avait, par son initiative propre, occupé , dès la journée du 15 juin, la position importante des Quatre-Bras. Le 16, à trois heures du matin, le général Perponcher, malgré les ordres donnés la veille au soir par le duc de Wellington, qui pressentait la concentration sur Nivelles, avait rejoint en toute hâte le duc de Weimar avec sa première brigade , bientôt suivie par la seconde. Un peu plus tard, le prince d’Orange s’était rendu de sa personne sur le môme point. Dans la matinée du 16 juin, Ney ne fit aucun effort sérieux pour les débusquer des Quatre-Bras ; il laissa inéme regagner au prince d’Orange une portion du terrain qu’il avait perdu *. 11 n’avait pas été rejoint
1. The Dispatches oj /ield-minslml thc duke oj Wellington, vol. XII, page VI' el suivante». Aller orders, 10 o'cloek.
2. Le duc de Wellington l'afllrme de la manitVe la plus formelle dan» «on rapport à lord llallitirsl sur le» journées des Quatre-Bras et de Waterloo. « Le prince d'Orangc, dit-il, renforça immédiatement cette brigade par une brigade de la même division sous le commandement du général Perponcher, et de bonne, heure, dans la matinée, reconquit le terrain qu'il avait perdu. » ( The Ditpatchct oj tlie duke of Wellington, tome XII.)