‹ Histoire de la RestaurationChapitre 235 sur 325 · I.IGNV : POSITION OF.S DEUX ARMEES · texte numérisé non relu

I.IGNV : POSITION OF.S DEUX ARMEES

de l’année prussienne en lui laissant la route ouverte vers Namur pour la séparer complètement de l’armée anglaise. Le sixième corps, commandé par le général Lobau , formant 9,373 baïonnettes et traînant trente-deux pièces de canon, dut venir se placer en réserve générale en avant de Fleurus; mais il n'arriva dans sa position qu’à une heure avancée dans la journée, vers six heures du soir. A Ligny, où l’Empereur était présent, cette remarque doit être présentée, comme aux Quatre-Bras où il n’était pas, les ordres arrivèrent tardivement aux différents corps ', qui ne furent en ligne que de deux heures à deux heures et demie de l’après-midi. Ces retards étaient tout à l’avantage des Prussiens, qui, revenus de leur surprise, avaient le temps de s’assurer dans leurs positions. La sixième division, on vient de le voir, n’arriva même à son poste de combat qu’à six heures; de telle sorte qu’elle ne put brûler une amorce.

L’Empereur attendit jusqu'à trois heures de l’après-midi pour donner le signal de l’attaque. 11 espérait laisser ainsi le temps au maréchal Ney d’exécuter le mouvement qu’il lui , avait prescrit par sa dépêche de deux heures, qui n’était arrivée au quartier général du maréchal qu’à trois heures. « La droite de Blücher était en l’air, » a-t-il écrit depuis. Cela était vrai. Mais de même que l’Empereur attendait Ney sur sa gauche, Blücher attendait Wellington, qui, croyant ne pas être attaqué, lui avait promis son concours, et espérait voir dé-

1 . » l.c quatrième corps, commandé par le général Gérard, qui avait bivouaqué en avant de Châtelet, et qui était sous les armes depuis l'aube du jour, ne reçut l'ordre de se porter en avant qu'à neuf heures et demie. » l.c général Gérard dit à ce sujet : « Dans la matinée du IC, le général Excelmans vint me voir à Châtelet ; il avait ses Iroupes campées près des miennes. L’un el l'autre nous avions été prévenus de nous tenir prêts à marcher à deux heures du matin. Je lui témoignai combien j’étais contrarié de ne pas avoir encore mon ordre de mouvement. J'ajoulai que j'augurais mal de ces relards. » [Quelque» Document « tur la bataille de Waterloo, par le général Gérard. Paris, 1829.)

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