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boucher Bulow, qui, arrivant de iluunut par la voie romaine, aurait contourné Lagny et Saint-Amand.
A l’instant même où trois heures sonnaient à l'horloge du clocher de Saint-Arnaud, la bataille commençait. Le général Yandamme, auquel trois coups de canon tirés tout près de Fleurus donnèrent le signal attendu, dirigea une impétueuse attaque contre le village de Saint-Amand, dont la division Lefol s’empara à la baïonnette après un sanglant engagement. Mais celte division tenta inutilement de déboucher hors du village. Elle fût bientôt ramenée en arrière par les décharges des batteries de douze que Bliieher lit avancer. Le général prussien attachait un grand prix à reconquérir Saint-Amand ; c’était par là que le corps de Bulow, qu'il attendait de minute en minute, devait déboucher contre l’armée française. A deux reprises différentes il lit assaillir ce village par le général Pireh, commandant du deuxième corps, qui, par les ordres de Blûcher, dirigea sur ce point une nombreuse infanterie soutenue par le feu d’une artillerie puissante et par des charges de cavalerie. Ce fut en vain. La division Lefol surpassa, par l’opiniâtreté héroïque de la défense, l’héroïque acharnement des Prussiens, et les obligea à lâcher prise. Elle fut, il est vrai, efficacement soutenue par la division Girard , qui, établie eu face du hameau de la Haie , était parvenue par un vigoureux effort à s’emparer, vers trois heures et demie, de cette position, d'où elle prenait d’ccharpe toutes les colonnes d’attaque dirigées par Blücher sur Saint-Amand.
Ces combats sanglants, où des pertes sensibles avaient été éprouvées del’une et de l’autre part, s’étaient prolongés pendant plus d’uue heure. Le cimetière muré de Saint-Amand avait été surtout l’objet d’une lutte meurtrière, dans laquelle les Français étaient demeurés vainqueurs. Mais dans la dernière attaque, dirigée par les l'russieus contre le hameau de la Haie, le brave général Girard, qui avait déployé autant de talent que de vigueur,