WATERLOO : ATTAQUE DU CENTRE PAR NEY
sion de gauche (général Alix) le long de la chaussée de Charleroi à l’attaque de la Haie-Sainte, en la faisant appuyer par un régiment de cuirassiers détaché du quatrième corps de cavalerie. La troisième division (général Marconnet), ayant la seconde division (général Donzelot) pour réserve, marche fièrement, sans tirer un coup de fusil, sur la droite, pour aborder la ligne ennemie. La quatrième division (général Durutte) au lieu d’attaquer la ferme delaPapelote, comme dans le premier plan d’attaque, est ramenée par un quart de conversion à gauche sur la ligne de l’ennemi, en laissant la droite de l’armée française découverte et exposée aux charges de la cavalerie des généraux Vivian et Vandeleur. Ce mouvement s’effectue d’abord avec beaucoup d’ensemble et de précision. La division Alix, qui longe la chaussée, s’avance au milieu d’obstacles de tout genre sur un terrain semé de jardins et de haies, coupé de murs, et se fraye laborieusement une route vers la Haie-Sainte, en teignant de son sang le terrain qu’elle conquiert par des combats sans cesse renouvelés, car la résistance est aussi acharnée que l’attaque. La division Donzelot se maintient àla même hauteur. Le comte Drouet d’Erlon arrive presqu’au même moment, malgré le feu terrible qui décime ses colonnes, avec la division Marconnet; cette division, traversant le ravin, franchit la haie dont est bordée la route encaissée d’Ohain, et atteint le plateau en culbutant la division hollandaise du général Bylandt, qui a tenté de s’opposer à son passage. S’arrêtant à vingt mètres de la première ligne anglaise, elle reçoit son feu avec une fermeté invincible '. Cette troupe intrépide, qui jusque-là a franchi tous les obstacles sans tirer un coup de fusil, riposte à son tour, et la première ligne anglaise, placée sous les ordres du général Kempt, se trouve cruellement éclaircie et commence à plier. Dans ce moment, le général Piéton fait avancer la brigade