I.KS f.KNT-JODHS
blait tomber de temps eu temps dans une prostration profonde. Les officiers de son état-major le virent plusieurs fois avec étonnement, lui dont le regard perçant était ordinairement toujours attaché sur le champ de bataille, et dont h; génie si actif suivait, devinait les péripéties de La lutte, tourner le dos à la terrible partie qui se déroulait sous ses yeux, comme s'il se laissait aller au cours de ses pensées dans lesquelles personne ne pouvait lire, en paraissant oublier que ces milliers d’hommes qui combattaient et mouraient avec tant de courage, attendaient de lui leur salut et la victoire. Le général Haxo fut obligé à plusieurs reprises de le réveiller de cette espèce de sommeil de lapensée pourlui indiquerdela maintes manœuvres de Wellington*. Le moteur manquait ainsi au mouvement qui s’alanguissait peu à peu faute de direction et aussi de secours, car cette héroïque cavalerie, placée à portée de fusil des lignes et des batteries anglaises, se fondait peu à peu sous une pluie de projectiles. Les pertes des deux côtés augmentaient de moment en moment. Du côté des Anglais, la division Dicton était réduite h quatre cents hommes; la division Alte.n était épuisée. Un grand nombre des carrés anglais avaient perdu les deux tiers de leurs hommes ; quelques-uns étaient détruits. Après la dernière charge de Ney, « l’infanterie, la cavalerie et l’artillerie anglaise avaient subi des pertes énormes, a dit un historien anglais. Des bataillons étaient devenus des poignées d’hommes et n’étaient plus commandés que par des capitaines ou des sous-officiers. Un grand nombre de canons sur toute l’étendue de la ligne avaientété démontés. Les brigades de cavalerie anglaise et. allemande, h l’exception de celles de Vivian et de Vandeleur, étaient réduites chacune à une force moindre que celle d’un régiment ordinaire. Les brigades de Somerset et de Ponsomby ne présentaient pas deux escadrons. » Les