‹ Histoire de la RestaurationChapitre 266 sur 325 · WATERLOO : POSITION CRITIQUE OE WELLINGTON · texte numérisé non relu

WATERLOO : POSITION CRITIQUE OE WELLINGTON

généraux Picton, van Merlen, quartier-maître général de l’armée, Ompteda, Duplat, le colonel Delancey, étaient morts; le prince d’Orange, les généraux Cooke, Alten, Collaert, Kempt, Pack, Halkest, Adam, Dœnmberg et Bylandt, ainsi que tous les aides de camp du duc de Wellington, plus ou moins grièvement blessés. Les batteries de la première ligne étaient réduites au silence; les canonniers de la seconde avaient été plusieurs fois obligés de se réfugier dans les carrés. Le général Chassé, qui avait quitté sa position en avant de Braine-l’AUeud, en avant de Festrave et en face, venait d’arriver à temps avec sa division pour couvrir le Mont-Saint-Jean, base des opérations du duc de Wellington , menacé par les charges de notre cavalerie qui poussait ses pointes jusqu’aux environs de celte position. Du côté de l’armée française, les généraux L’héritier, Dnop, Blancard, Picquet, Colbert, Delort, Travers, Guvot, qui conduisaient la cavalerie, étaient tous blessés. Les généraux Milhaud, Raisset-d’Hurbalonteu plusieurs chevaux tués sous eux et ont leurs habits criblés de balles. Le maréchal Ney n’a pu trouver la mort qu’il a cent fois cherchée ; le courage de ce vnillantsoldat tient du désespoir; il y a de l’égarement dans ses pensées, sa parole et son geste. Seul, sans officiers d’état-major, tous sont morts ou blessés, il harangue, l’épée à la main, la cavalerie qui, fatiguée de ces charges successives, s’est enfin retirée à cent cinquante pas de la première ligne anglaise dont les boulets et les balles éclaircissent à chaque instant ses rangs déjà décimés : « Français, ne bougeons pas d’ici, s’écrie-t-il, c’est ici que sont les clefs de nos libertés. » A la lin, une lassitude inexprimable s’était emparée des deux armée:-. On gardait ses positions, on ne luttait plus pour vaincre. Le duc de Wellington attendait Blücher, l’armée française attendait la garde et l’Empereur; l’Empereur attendait Grouchy.

Grouchy ne devait point paraître, et le moment d’expliquer son absence est venu. 11 avait suivi lentement, avec précau-

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