‹ Histoire de la RestaurationChapitre 274 sur 325 · I.F.S CENT-JOLTIS · texte numérisé non relu

I.F.S CENT-JOLTIS

chent en vain aies arrêter. Le découragement entre dans Time de nos soldats, tandis que l’ardeur et la coufiance remplissent le cœur de l’ennemi. Au lieu de Grouchy, si souvent et si vainement annoncé, ils aperçoivent Zieten dont les troupes poussent devant elles les restes de la division Durutte. Derrière eux retentit le canon de Bulow et de Pirch. Nulle part le secours promis, partout l’ennemi. Leur espoir trompé se change en désespoir et en rage ; plus d’un soldat a jeté son fusil, plus d’un peloton s’est dispersé en criant à la trahison. L’Empereur cherche inutilement à arrêter ce torrent en faisant tenter aux cinq bataillons de la garde destinés à former sa seconde colonne d’attaque un retour offensif. L’effet tardif de cette faible colonne se brise sur les masses ennemies qui continuent à avancer. Une charge des débris de la grosse cavalerie de la garde conduite par le général Guyot ne réussit pas mieux. Les cavaliers et les chevaux succombent à l’épuisement d’une si longue lutte; après cette charge infructueuse, ils quittent le champ de bataille, et tout ce qui nous reste de cavalerie les suit. Une batterie d’artillerie légère de la garde impériale conduite par le colonel Duchand arrête pendant quelques minutes les masses qui nous pressent , mais elle est bientôt forcée de se retirer. Aucune digue ne peut plus contenir ce torrent.

L’Empereur, obligé de s’avouer que la bataille est perdue , donne le signal de la retraite. Les troupes la commencent d’abord en bon ordre, mais la cavalerie de Zieten, ayant brisé la résistance que lui opposait la division Durutte à Smohain, inonde la plaine par notre liane droit, et les difficultés du terrain augmentant de moment en moment, le premier corps se trouve bientôt dans une grande confusion. La division Durutte, ramenée au combat sur l’extrême droite par le maréchal Ney, qui s’écrie : « Camarades, je vais vous montrer comment meurt un maréchal de France, » est détruite et dispersée. Les autres divisions du premier corps ne forment bientôt qu’une

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