‹ Histoire de la RestaurationChapitre 294 sur 325 · I. Fleurv de C.hahoulon, tes Ceul-Jours, loine 11. page 2Î · texte numérisé non relu

I. Fleurv de C.hahoulon, tes Ceul-Jours, loine 11. page 2Î

MESSAGE DF. LA FAYETTE A I.'eMPEUKUH.

convaincu, s’était tu devant ces paroles indignées, reprit plus vivement ses instances : « Le temps se perd, disait-il, l’ennemi s’avance ; ne laissez ni à la Chambre, ni à la nation, un prétexte de vous accuser d’avoir empêché la paix. Le moment est venu de renouveler le sacrifice de 1814. » L’Empereur vaincu laissa échapper ce mot avec un mélange d’humeur et de découragement : « Je verrai. Mon intention n’a jamais été de refuser d’abdiquer. J’ai été soldat, je le redeviendrai. Mais je veux qu’on me laisse y songer en paix, dans l’intérêt de la France et de mon fils. Dites à ces Messieurs d’attendre. » Régnault, heureux d’avoir obtenu cette parole, courut tout haletant à la Chambre annoncer la nouvelle attendue de l’abdication prochaine et demander au président un sursis d’une heure pour l’Empereur. Il était temps qu’il arrivât. Là aussi il y avait des irritations à calmer, une impatience fiévreuse à satisfaire. Un député obscur, \l. Duchesne, venait d’émettre la proposition formelle « que l’empereur Napoléon fut invité, au nom du salut de la patrie, à déclarer immédiatement son abdication. » Le général Solignac avait proposé l’envoi d’une députation à l’Élysée « pour presser la décision déjà trop attendue. » Dieu voulait sans doute égaler l’excès de l’humiliation de l’ancien maître du monde à l’excès de son orgueil passé. Quand les paroles de Régnault eurent donné l’assurance qu’on n’aurait pas longtemps à attendre, La Fayette, impassible et froid, chargea ce ministre d’aller dire à son maître h qu'on lui donnait une heure pour abdiquer et qu’au bout de cette heure sa déchéance serait prononcée '. » La séance fut.

I . Nun-seuleuienl l a Faycllc a consigné ce Fait dan.» *c.» Mèiiiu ira. mai* on I .■ rtlrouve dans une le! Ire érrlle par lui à relie époque à la princesse d'Ilcnin r| reproduite dans «es Mtmnirrs : « Vous ave* lu la séance du 22 juin, lui érril-il . c'e»l moi qui chargeai un ministre d'Étal d'aller dire à l'Empereur que nous lui donnions une heure pour abdiquer, cl qu'au bout d'une heure sa déchéance serait prononcée. •

■ liiit. de la Rritaur. II. Vt

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