‹ Histoire de la RestaurationChapitre 296 sur 325 · I. Mémoires de La Fayette, loiut* V, dernlïres · texte numérisé non relu

I. Mémoires de La Fayette, loiut* V, dernlïres

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mée, son armée en déroute se ralliait à Laon ; sans garde, la moitié de sa garde était couchée dans les champs funèbres de Waterloo et les faibles restes étaient encore aux frontières; sans moyen de défense enfin, comme sans volonté de se défendre, car il n’avait voulu ni livrer la Chambre, ni par contre-coup se livrer lui-mème aux faubourgs. C’est la difficulté, c’est le péril qui font la grandeur d’uneaction, et dans l'action que venait de faire la Chambre, il n’y avait eu ni difficulté ni péril. Le général La Fayette était convaincu sans doute que la députation dont il faisait partie était venue chercher la souveraineté à l’Élysée pour la transférer au Palais-Bourbon. C’était une erreur de plus. Les circonstances étaient telles, qu'il n'y avait de souveraineté ni pour un homme ni pour une assemblée. Tout était dominé par la souveraineté d’une situation. Napoléon la subissait le 22 juin ; quelques jours plus lard, la Chambre et M. de La Fayette allaient la subir.

Il y eut entre l’Fmpereur et la députation un échange de paroles : « Dites à la Chambre que je lui recommande mon fils, » tel fut le dernier mot. de Napoléon lorsqu’elle le quitta. L.mjuinais lui avait déjà «lit que la Chambre n’avait pas délibéré sur cette partie de sou message; il promit île lui transmettre les suprêmes paroles de l’Empereur.

Les faits suivaient en 1 81 f» précisément le même ordre qu’en 1811. Après la question de l’abdication personnelle de l’Empereur, venait La question de sa dynastie, la question de l’ avènement du roi de Borne avec une régence. Celle-ci devait être plus vivement débattue, par deux raisons qu’il n’est, pas inutile de dire. La première, c’est qu’après la bataille de Waterloo, les partisans de l’Empêreur eux-mêmes regardèrent sa cause comme désespérée et son maintien sur le trône comme impossible; ils se joignirent donc, pour la plupart, à ses adversaires pour éliminer de la situation cette combinaison impossible, et le dévouement ne différa guère de l’hostilité

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