I.HS CEXT-JÜLKS
balancer que le message des représentants rendait cette commission inutile. « Il s’agit, dit-il, dans ce message, non de mesures à discuter, mais de mesures prises. La Chambre des représentants nous devance, la Chambre des représentants nous entraîne ou nous laisse en route. Nous n’avons plus, à proprement parler, de résolutions à prendre; nous avons seulement une adhésion il déclarer. »
Tout en préférant l’Empire, Thibaudeau, le jugeant impossible, passait outre avec ce coup d’œil exercé par les événements qu’il avait traversés, et aussi avec cette facilité révo- lutiomiaire qui changeait sans smipule et sans regret de gouvernement, pourvu toutefois que ce changement ne le conduisît pas à la monarchie légitime, que ce conventionnel régicide, agité par des appréhensions tilles de ses souvenirs, déclarait impossible, eu élargissant sa situation exceptionnelle polir y faire tenir la France entière : « Je ne crains pa>, disaitil, que ni la Chambre, ni le gouvernement provisoire, ni personne veuille ramener l’état de choses oppressif, avilissant sous lequel nous avons gémi pendant une année. L’article ti7 de l’Acte additionnel est en pleine vigueur et fait loi pour les Chambres. » Vaines paroles qui prouvent que la haine et la crainte ont aussi leurs illusions, même chez les esprits pratiques ; mais ces illusions n’arrêtent ni le vœu des peuples , ni le cours inévitable des choses.
Le jeune et malheureux Labédoyère seul, avec l’impétuosité de son âge , son enthousiasme pour l’Empereur, et une ardeur naturelle dans la position désespérée où il s’était jeté, essaya d’arrêter, par quelques \ ives paroles, la Chambre sur la pente où elle était emportée. « L’acte suprême de la volonté de Napoléon ne saurait être scindé, s’écriait-il ; si on ne reconnaît pas son tils pour lequel il abdique, il n'a pus abdiqué. » Ces ardentes paroles expiraient au milieu du silence glacial de la Chambre. Puis on vit se lever Roissy d’Anglas