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LES COALISÉS REFUSENT DES PASSE-PORTS A NAPOLEON

cachée sous la forme du respect. Peu à peu le gouvernement provisoire, en rappelant sous des prétextes divers le peu d’officiers demeurés h la Malmaison près de Napoléon, agrandit le vide qu’avait fait autour de lui l’adversité. On était au 28 juin. Les passe-ports demandés plusieurs fois pour Napoléon au duc de Wellington n’arrivaient pas et ne devaient pas arriver. Il n’entrait pas dans l’intention des coalisés de laisser à l’Empereur une liberté qu’ils regardaient comme redoutable pour le repos du monde. Wellington, pressé sur ce point par le général Andréossv, un des nouveaux commissaires chargés de traiter d’un armistice, répondait le 28 même : « Quant à ce qui regarde le passe-port et le sauf-conduit demandés pour Napoléon Bonaparte afin de passer aux États-Unis d’Amérique , je dois prévenir Votre Excellence que je ne suis autorisé en aucune façon par mon gouvernement à donner une réponse quelconque cette demande '. »

Les premières déclarations de lord Stewart à Laon ne pouvaient avoir laissé de doute au gouvernement provisoire sur la résolution des coalisés, et ses vaines démarches semblent avoir été exclusivement destinées à couvrir sa responsabilité monde devant l’opinion. Le duc de Wellington, le plus modéré et le plus conciliant des deux chefs militaires qui approchaient de Paris à la tête d’une armée, repoussait par une fin de nonrecevoir absolue toute proposition qui tendait à assurer la liberté personnelle de Napoléon. Le plus fougueux des deux, Blticher, portant dans son âme ulcérée toutes les haines, avec les furieuses représailles de la Prusse si longtemps vaincue par nos armées, lacérée dans son territoire, insultée dans la personne de sa reine , humiliée dans celle de son roi par la politique impériale, nourrissait de plus sinistres pensées. Il n’est guère possible de douter que ce soit de lui qu’ait parlé le

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