I . Lclters and Dispatclies of thc duke oj Wellington
LES CENT-JOinS.
duc de Wellington dans une lettre officielle et authentique du 28 juin, adressée a sir Charles Stewart, quoique les noms aient été supprimés lors de la publication de ces documents : « Le général1 est venu aujourd’hui pour négocier le passage de Napoléon en Amérique, dit le duc de Wellington, J'ai répondu que je n’étais en rien autorisé par mon gouvernement à faire une réponse à une demande de cette nature. Les Prussiens pensent que les jacobins veulent me livrer Bonaparte dans l’idée
que je lui donnerais la vie sauve; désire le tuer. Mais
je lui ai dit qu’il était de mon devoir de lui représenter avec insistance qu’on ne saurait disposer de sa personne que d’un commun accord. Je lui ai également dit qu’en qualité d’ami intime je lui conseillais de ne se mêler en rien d’une aussi vilaine affaire. J’ajoutai que lui et moi nous avions joué un trop beau rôle dans cette lutte pour condescendre à devenir des bourreaux, et que si les souverains se décidaient à faire mettre Bonaparte à mort, ils pouvaient choisir d’autres exécuteurs que nous 2. «
Ainsi le plus modéré des généraux de la coalition ne voulait pas accorder à Napoléon au delà de la vie sauve, et il avait besoin d’user de toute son iniluence sur son fougueux collègue pour le dissuader du dessein, qu’il ne cachait pas, de faire mettre à mort l’Empereur s’il tombait dans ses mains. On voit encore dans la meme correspondance que Bliicher mettait comme condition sine quà non à l’armistice que demandaient les négociateurs français, non-seulement son entrée à Paris, mais encore la remise dans ses mains de Vincennes, des places frontières, et enfin de la personne de Bonaparte. Le duc de Wellington écrivait en effet d’Orville, le 28 juin, au comte Bathurst : « Le maréchal Blücher a répondu verbale-
!. Andréos»).