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Nous les trouverons plus tard et plus loin. 11 reste seulement à dire ici comment Napoléon , après avoir quitté l’Élysée pour la Malmaison, puis la Malmaison pour Rochefort, arriva dans cette ville et quitta la France.
11 partait trop tard pour que la fuite, toujours diflicile dans de pareilles circonstances, lui fût désormais possible. Depuis la bataille de Waterloo, les croisières anglaises, sous les ordres de l’amiral Keith, s’étaient établies en uie des eûtes de France et formaient, depuis Brest jusqu'à Bayonne, comme un immense filet, à la sortie de tous nos ports qui s’ouvrent sur l’Océan. A mesure que les armées coalisées s’avançaient sur notre territoire, les navires anglais se rapprochaient de notre littoral, et les mailles du filet se resserraient. Une autre ligne plus étendue formait un second cercle de surveillance dans là haute mer. « Partout où il y avait assez d’eau pour porter un navire, a dit plus tard Napoléon, on était sûr de voir flotter le pavillon britannique. » 11 était tellement à la connaissance des ennemis que Napoléon pensait à passer en Amérique, et cette tentative d’évasion était tellement dans l’ordre des probabilités logiques, que, plusieurs jours avant son départ de la Malmaison, les lords de l'amirauté avaient donné des instructions daus la prévision de son arrestation. « Les lords commissaires de l’amirauté, était-il dit dans ces instructions, ayant toute raison de penser que Napoléon Bonaparte médite de s’échapper avec sa famille, de France pour l’Amérique , vous ôtes requis par la présente d’exercer la surveillance la plus vigilante, et de soumettre aux investigations les plus sévères tout navire que vous pourrez rencontrer, et si vous ôtes assez heureux pour saisir Napoléon en personne, vous le transférerez, lui et sa famille, à bord du vaisseau que vous commandez, et, le tenant là sous une soigneuse garde, vous retournerez au port anglais le plus proche (àTorbay, de préférence à Plymouth), avec toute la promptitude possible, et à votre arrivée, vous ne